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						<title>The undeclared war</title>
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						<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 21:39:09 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
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								<title>Les deux héroïnes assises sur un canapé devant un ordinateur</title>
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												<description><![CDATA[Un bon épisode un peu hors-série perdu entre cinq épisodes assez médiocres et bourrés de clichés, et une vision de l'informatique qu'aucun scénariste compétent ne peut utiliser depuis dix ans.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Peter Kos­min­sky,&nbsp;2022,&nbsp;*</p>
<p>Bêtasse est étu­di­ante en infor­ma­tique, mais elle décide de pren­dre un an pour un stage de longue durée au <span class="caps">GCHQ</span>, le quarti­er général des com­mu­ni­ca­tions du gou­verne­ment — la <span class="caps">DGSE</span> anglaise, en gros. Le jour même de son arrivée, une cyber­at­taque détru­it par­tielle­ment l’in­ter­net bri­tan­nique. Les meilleurs infor­mati­ciens du <span class="caps">GCHQ</span>, qu’on appellera Schtroumpf débile, Schtroumpf petit-chef et Schtroumpf con­con, se met­tent à décom­pil­er et analyser le mal­ware. Bêtasse fouille dans les chaînes aléa­toires ajoutées par les hack­ers pour blouser les antivirus, et ô sur­prise, elle trou­ve une deux­ième attaque cachée, pro­gram­mée pour quelques jours plus tard. Elle sauve ain­si le monde, enfin, la société bri­tan­nique, mais le Pre­mier min­istre est pas con­tent parce que du coup tous les spé­cial­istes du <span class="caps">GCHQ</span> passent pour des crétins — ce qu’au­cun d’en­tre eux n’avait vu venir, ce qui con­firme le diag­nos­tic plein de bon sens du Pre­mier ministre.</p>
<p>Après, flash-back, Bêtasse est à la fac d’in­for­ma­tique avec Rain Man, l’autiste typ­ique dont aucune série infor­ma­tique ne saurait se pass­er, et Vadim, étu­di­ant russe en échange sco­laire. Et ô sur­prise, quand Vadim retourne en Russie, il est placé dans une antenne du <span class="caps">FSB</span> chargée de foutre la merde au Roy­aume-Uni en util­isant Twit­ter, puis en dévelop­pant un mys­térieux malware…</p>
<figure id="attachment_13941" aria-describedby="caption-attachment-13941" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13941 size-full" title="La série a-t-elle été imaginée par Russia Today&nbsp;? Ça expliquerait des choses…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_presse.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Le &quot;reportage&quot; de Russia Global News sur les manifestations électorales" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_presse.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_presse.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13941" class="wp-caption-text">Je n’au­rais jamais cru devoir met­tre un équipement de guerre pour cou­vrir une élec­tion bri­tan­nique&nbsp;! Mais vu qu’on a énervé nous-mêmes les idiots utiles… — cap­ture de bande-annonce Peacock</figcaption></figure>
<p><em>The unde­clared war</em> a une grande qual­ité&nbsp;: elle met en lumière la guéguerre d’at­taques infor­ma­tiques et de manip­u­la­tion des opin­ions publiques que se mènent dif­férents pays, guéguerre dans laque­lle la Russie est dev­enue maîtresse. (Mais elle est pas seule, hein.) (D’ailleurs elle vient de rater la réélec­tion d’Or­ban. Je sais pas s’il faut féliciter les citoyens hon­grois pour leur libéra­tion de l’en­fu­mage russe ou les ser­vices d’in­flu­ence européens et état­suniens pour le suc­cès de leur manip­u­la­tion.) La mécanique “lancer une con­ner­ie, la faire repren­dre par des bots apparem­ment bri­tan­niques jusqu’à ce que des crétins utiles réelle­ment bri­tan­niques la repren­nent eux-mêmes” est par­faite­ment expliquée. La logique des chaînes d’in­flu­ence comme Rus­sia Today et Cnews est égale­ment bien mon­trée, quoiqu’en forçant un peu trop le&nbsp;trait.</p>
<p>Mais&nbsp;<em>The unde­clared war</em> souf­fre aus­si d’un énorme défaut, et je vais l’ar­tic­uler aus­si claire­ment que possible&nbsp;:</p>
<p style="text-align: center;"><strong>On. ne. peut. pas. faire. une série. d’es­pi­onnage. infor­ma­tique. comme si. <a href="https://cine.h26.me/2015/10/06/mr-robot/"><em>Mr Robot</em></a>. n’avait. jamais. existé.</strong></p>
<p>Voilà, c’est&nbsp;dit.</p>
<p>Bêtasse fouille dans des chaînes apparem­ment aléa­toires alors que son tuteur lui dit de pas per­dre son temps avec ça, c’est juste du rem­plis­sage pour dérouter les antivirus. Mais what the putain de fuck&nbsp;?! Mon <span class="caps">DUT</span> infor­ma­tique date de 2000 et je crois qu’à l’époque déjà, aucun de nos profs (qui n’é­taient pas for­cé­ment les meilleurs infor­mati­ciens de l’u­nivers, hein, c’é­taient des profs en <span class="caps">IUT</span>&nbsp;!) n’au­rait été assez con pour pas se dire que si on voulait plan­quer un bout de mal­ware, une chaîne apparem­ment aléa­toire qui cacherait un bout de code à déchiffr­er avant de l’exé­cuter serait un bon point de départ. On est à genre la dix­ième minute du pre­mier épisode et déjà, il est évi­dent que les scé­nar­istes n’ont jamais vu d’in­for­mati­cien de leur&nbsp;vie.</p>
<p>Et c’est que la pre­mière énorme con­ner­ie. La plus belle est dans les derniers épisodes&nbsp;: Bêtasse fait tourn­er le mal­ware dans une “sand­box”, celui-ci sem­ble refuser de fonc­tion­ner, mais en fait (ouais je spoile un rebondisse­ment majeur, mais en fait il est telle­ment annon­cé que vous l’au­rez sen­ti venir à moins de vous être endor­mi au deux­ième épisode), mais en fait donc dis­ais-je il a changé de fonc­tion et utilise l’adresse <span class="caps">MAC</span> de la machine virtuelle pour ratiss­er les don­nées du <span class="caps">GCHQ</span> et les envoy­er à ses maîtres. Si vous avez une vague notion d’in­for­ma­tique, nor­male­ment, vous venez de faire un facepalm telle­ment vio­lent qu’un match con­tre Klitschko vous aurait pas autant mar­qué. Parce que non, une machine virtuelle sand­boxée ne peut pas com­mu­ni­quer avec les ordi­na­teurs du monde réel, c’est le principe même d’une sandbox.</p>
<p>Imag­inez un peu que vous ayez un python dans un vivar­i­um, et que pour jus­ti­fi­er qu’il bouffe le per­son­nel du zoo, les scé­nar­istes dis­ent “bah on n’a qu’à dire qu’il avait la clef du vivar­i­um” au lieu de chercher une expli­ca­tion logique. On est exacte­ment à ce niveau de crédi­bil­ité&nbsp;: ils se sont même pas emmerdés à trou­ver un événe­ment improb­a­ble qui casserait une vit­re du vivar­i­um, ou à dire que le python avait un brin d’ADN de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Passe-muraille">M. Dutilleul</a>, non, il a la clef (et tant pis si là comme ça on voit pas bien com­ment un python pour­rait utilis­er une&nbsp;clef).</p>
<p>Et évidem­ment, on a plein de cap­tures d’écran de bouts de code, avec de l’assem­bleur <span class="caps">AMD64</span>, du Bash et des com­man­des Unix. Et… ça n’a aucun sens. Pour décrypter une chaîne, il suf­fit que le scé­nar­iste ait décidé qu’elle était chiffrée et que Rain Man tape “./decrypt”, sans a pri­ori con­naître l’al­go­rithme de chiffre­ment ni tester plein de pos­si­bil­ités. Pour blo­quer une adresse <span class="caps">IP</span>, il suf­fit de faire “echo jaipas­notéladresse­maisimag­inezquelleestlà &gt; /etc/hosts” (ce qui va juste écras­er le fichi­er d’hôtes local avec l’adresse en ques­tion, donc le ren­dre inutil­is­able et pouss­er l’or­di­na­teur à appel­er un serveur <span class="caps">DNS</span> même pour les requêtes sur local­host, mais ça n’empêchera absol­u­ment rien de con­tin­uer à com­mu­ni­quer directe­ment par l’adresse <span class="caps">IP</span>).</p>
<p>Les scé­nar­istes en ont telle­ment rien à foutre que quand un type dit à un autre qu’il faut faire Ctrl‑E pour lancer une com­mande, la cap­ture suiv­ante mon­tre le pro­gramme qui tourne dans un ter­mi­nal Unix (où c’est la bonne vieille touche Entrée qui valide la ligne de com­mande qu’on vient de taper, comme dans un ter­mi­nal Win­dows ou un ter­mi­nal macOS d’ailleurs).</p>
<p>Et bien enten­du, quand Bêtasse cherche un truc caché dans le code ou dans un ordi­na­teur, elle se pro­jette dans un univers virtuel plein de casse-tête métaphoriques, comme si un pro­gramme était une bib­lio­thèque et un pare-feu une porte verrouillée.</p>
<figure id="attachment_13939" aria-describedby="caption-attachment-13939" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13939 size-full" title="Le scénario a-t-il été écrit par le jardinier du producteur&nbsp;? Ça expliquerait des choses…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_jardinage.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Saara fouille dans une pelouse avec une espèce de truelle" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_jardinage.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_jardinage.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13939" class="wp-caption-text">La métaphore pour­rie par excel­lence&nbsp;: étudi­er le code d’un mal­ware, c’est faire des trous au hasard dans une pelouse. — pho­to Play­ground Entertainment</figcaption></figure>
<p>Ça pas­sait plus ou moins à l’époque de&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2017/10/31/wargames/"><em>WarGames</em></a>&nbsp;: per­son­ne ne con­nais­sait rien à l’in­for­ma­tique, les serveurs étaient beau­coup moins sécurisés qu’au­jour­d’hui, des développeurs dessi­naient de nou­velles inter­faces tous les jours ou presque, on pou­vait imag­in­er que, quelques années plus tard, trou­ver un truc dans un ordi­na­teur revi­enne à par­courir un labyrinthe. (Note en pas­sant&nbsp;: les péné­tra­tions infor­ma­tiques de <em>WarGames</em> étaient plus réal­istes et ses métaphores plus crédibles.)</p>
<p>Mais, comme je le dis­ais, de 2015 à 2019, <span class="caps">USA</span> Net­work a dif­fusé&nbsp;<em>Mr Robot</em>. Avec des attaques réal­istes, de vraies com­man­des Unix cor­recte­ment util­isées dans de vrais ter­minaux, de longs scans pour trou­ver un port ouvert sur lequel atta­quer, des essais suc­ces­sifs pour trou­ver une méth­ode qui arrive à provo­quer un dépasse­ment de mémoire et une exé­cu­tion de code sur une machine dont le sys­tème d’ex­ploita­tion est cen­sé l’empêcher, bref, des scé­nar­istes qui avaient des bases d’in­for­ma­tique ou qui ont demandé à des gens com­pé­tents. Et ça sans métaphore foireuse, avec un recours très lim­ité aux <em>dei ex machi­na</em> et exacte­ment zéro con­ner­ie mon­strueuse genre “on n’a qu’à dire que le python bah il avait des mains et le méchant lui a filé la clef” (alors qu’on voit pas com­ment le méchant aurait eu la clef et que de toute façon, il n’y a pas de ser­rure à l’in­térieur d’un vivar­i­um, hein, bande de branques).</p>
<p>On ne peut pas faire comme si ça n’é­tait pas arrivé. On ne peut pas faire comme si <em>Mr Robot</em> n’avait pas été écrit, réal­isé et dif­fusé. On ne peut plus pré­ten­dre que l’in­for­ma­tique est un truc mag­ique qu’au­cun téléspec­ta­teur ne con­naît. On ne peut plus faire une série d’es­pi­onnage infor­ma­tique en mul­ti­pli­ant les bouts de code sans queue ni tête et sans se ren­seign­er un min­i­mum sur ce qui peut être fait ou non et les principes de base du fonc­tion­nement des mal­wares et des ordinateurs.</p>
<p>Et c’est exacte­ment ce que fait <em>The unde­clared war</em>.</p>
<figure id="attachment_13942" aria-describedby="caption-attachment-13942" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13942 size-full" title="Le casting a peut-être été fait par un ordinateur sur la seule base des statistiques de population du Royaume-Uni. Ça expliquerait des choses…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_heroines.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Les deux héroïnes assises sur un canapé devant un ordinateur" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_heroines.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_heroines.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13942" class="wp-caption-text">Bon, on rem­plit le quo­ta de filles, le quo­ta de black et le quo­ta de musul­mans, tu crois que ça va se voir si on nous charge aus­si de rem­plir le quo­ta d’ho­mos&nbsp;? — pho­to Play­ground Entertainment</figcaption></figure>
<p>Par ailleurs, pour les non-geeks, les per­son­nages ont été écrits avec le même soin que les séquences infor­ma­tiques. Bêtasse et sa famille en par­ti­c­uli­er sont insup­port­a­bles&nbsp;: ils empi­lent les clichés éculés sur les rela­tions père-fille et la famille immi­grée — la fille qui cache à ses proches qu’elle tra­vaille pour le gou­verne­ment, le frère qui devient imam gen­til et paci­fiste… Tout ça crie telle­ment fort “t’as vu comme on n’est pas racistes hein&nbsp;?” que ça en devient sus­pect. Le prof gauchiste et cool qui vit avec Bêtasse est égale­ment une car­i­ca­ture de prof gauchiste et cool qui veut pas se laiss­er faire par le gou­verne­ment et qui veut don­ner du libre arbi­tre à ses élèves. Quant au vieux mis­an­thrope qui devient men­tor de l’héroïne et dis­paraît mys­térieuse­ment tout ça, c’est pas du tout un pon­cif déjà ancien quand Sean Con­nery jouait encore James&nbsp;Bond.</p>
<p>L’autre prob­lème des per­son­nages, c’est la direc­tion d’ac­teurs. On se demande vague­ment ce que des gens tal­entueux comme Simon Pegg et Mark Rylance vien­nent faire là, mais ça per­met d’avoir deux per­son­nages qu’on peut regarder sans être affligé par l’in­ter­pré­ta­tion. Les autres acteurs sont générale­ment en roue libre, par­fois très bons, par­fois cat­a­strophiques. En par­ti­c­uli­er, Han­nah Khalique-Brown est nick­el dans cer­taines scènes tech­niques ou énervées mais glob­ale­ment mau­vaise dès que son per­son­nage ressent des émo­tions fortes — et quand elle pleure à la fin, on a envie de lui deman­der d’ar­rêter de faire semblant.</p>
<figure id="attachment_13940" aria-describedby="caption-attachment-13940" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13940 size-full" title="Et si le directeur d'acteurs avait été pris au hasard dans une rencontre d'alcooliques anonymes&nbsp;? Ça expliquerait des choses…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_acteurs.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Andrew Rothney et Simon Pegg, l'air pensif" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_acteurs.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/the_undeclared_war_acteurs.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13940" class="wp-caption-text">— Ah, c’est ça le script&nbsp;? Ça va être dur de relancer ma car­rière…<br>— M’en par­le pas, j’ai envie de me remet­tre à boire.<br>- pho­to Play­ground Entertainment</figcaption></figure>
<p>Pour couron­ner le tout, ajou­tons une musique envahissante et lanci­nante qui envahit plein de scènes, et on a vite envie d’ar­rêter. J’ai d’ailleurs bien fail­li ne jamais lancer le deux­ième épisode.</p>
<p>Pour­tant, il y a tout de même, là-dedans, un truc vache­ment bien. Un truc que j’ai gardé pour la fin parce que je suis un mec&nbsp;sympa.</p>
<p>Le troisième épisode.</p>
<p>Celui-ci change totale­ment de point de vue. C’est un long flash-back qui suit Vadim (oui, lui j’ai gardé son nom, c’est le seul per­son­nage prin­ci­pal un peu con­stru­it) lors de son retour en Russie. Les tâch­es qu’on lui donne, la façon dont elles sont réal­isées, l’e­spèce de dou­blepen­sée des Russ­es (qui ne sont pas dupes de leur gou­verne­ment mais restent attachés à la Russie), et même sa rela­tion avec Mari­na sont plutôt bien faites. Les archi­tectes res­teront un peu dubi­tat­ifs devant cer­tains bâti­ments, mais la ten­ta­tive de filmer dans des endroits d’al­lure slave ou ex-sovié­tique est louable.</p>
<p>Mieux et même inat­ten­du, tout est tourné dans la bonne langue et même si mon russe est trop lim­ité pour juger accents et pronon­ci­a­tion, ça sonne naturel. C’est d’ailleurs de loin la par­tie la mieux inter­prétée de la série, comme si les acteurs s’é­taient dit “ah, enfin des dia­logues un peu crédi­bles”. Bon, il y a quand même quelques bons gros clichés, notam­ment la rela­tion entre Vadim et son père, mais l’ensem­ble est bien meilleur que les cinq autres épisodes.</p>
<p>À l’heure du bilan,&nbsp;<em>The unde­clared war</em> n’est pas vrai­ment mau­vaise. Elle tourne rel­a­tive­ment bien et on ne s’en­nuie guère, même si le sus­pense n’est générale­ment pas celui que les scé­nar­istes sem­blaient vis­er. Mais elle est trop inco­hérente, trop peu crédi­ble (mal­gré des prémiss­es rel­a­tive­ment réal­istes), écrite avec trop peu de con­nais­sances sur les sujets qu’elle traite, et ses per­son­nages don­nent une trop forte impres­sion de déjà-vu pour con­va­in­cre. C’est une de ces innom­brables séries tech­nothriller qui pul­lu­laient&nbsp; dans les années 90, sauf qu’elle est sor­tie en 2022, à une époque où les règles du tech­nothriller avaient été rad­i­cale­ment changées.</p>
<p>Chan­nel 4 a annon­cé une deux­ième sai­son, mais faudrait vrai­ment que j’aie rien à regarder pour me la&nbsp;faire.</p>
]]></content:encoded>
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					<item>
						<title>Seuls les anges ont des&#160;ailes</title>
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						<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 15:33:17 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Film]]></category>
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		<category><![CDATA[dépasse les espoirs]]></category>
		<category><![CDATA[mélo]]></category>
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		<category><![CDATA[aventures]]></category>

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								<title>Atterrissage du Travel Air 6000 sur un plateau montagneux</title>
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												<description><![CDATA[Un grand film d'aventures de 1939, qui a plutôt bien vieilli mais où les réflexes des scénaristes de l'époque sur le rôle des femmes restent durs à ignorer…]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[
<p>de Howard Hawks, 1939,&nbsp;****</p>
<p>Dans les années 30, une petite com­pag­nie aéri­enne tente de sur­vivre en Amérique du Sud, en ten­tant de trans­porter cour­ri­er et col­is à tra­vers une passe des Andes. L’alti­tude, les vents et le brouil­lard guet­tent les pilotes, dont l’e­spérance de vie est plutôt lim­itée. Les hasards des escales mènent Bon­nie, une artiste en quête de con­trat, au bar de l’aéro­drome. Elle y ren­con­tre Joe, qui s’écrase le jour même en ten­tant d’at­ter­rir dans le brouil­lard, et Geoff, qui lui plaît mal­gré son car­ac­tère dés­abusé et fatal­iste. Elle va donc rester là quelque temps, obser­vant la vie de ces pilotes qua­si sui­cidaires et de leur patron qui tire le dia­ble par la&nbsp;queue.</p>
<p><em>Seuls les anges ont des ailes</em> est con­sid­éré comme un des meilleurs films de Hawks. C’est en tout cas un bel hom­mage aux lignes aéro­postales d’Amérique du Sud, à leur organ­i­sa­tion par­fois auda­cieuse et à leurs pilotes qui ten­tent le tout pour le tout avec des appareils totale­ment inadap­tés aux con­di­tions. Sa vision de l’avi­a­tion est com­plexe&nbsp;: côté pile, c’est une activ­ité extrême­ment dan­gereuse et l’on se demande s’il est vrai­ment raisonnable de per­dre autant de vies et d’ar­gent pour faire gag­n­er quelques jours à des sacs de cour­ri­er&nbsp;; côté face, c’est un moyen de trans­port unique qui per­met d’emmener en quelques heures un blessé d’une mine per­due dans la mon­tagne à l’hôpi­tal qui lui sauvera la&nbsp;peau.</p>
<figure id="attachment_13931" aria-describedby="caption-attachment-13931" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13931 size-full" title="Henri Giraud n'a rien inventé en fait." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/seuls_les_anges_ont_des_ailes_atterrissage.jpg?resize=622%2C451&#038;ssl=1" alt="Atterrissage du Travel Air 6000 sur un plateau montagneux" width="622" height="451" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/seuls_les_anges_ont_des_ailes_atterrissage.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/seuls_les_anges_ont_des_ailes_atterrissage.jpg?resize=300%2C218&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13931" class="wp-caption-text">Quand tu te pos­es au milieu des brous­sailles, sur un haut-plateau qua­si­ment au pla­fond opéra­tionnel de ton avion, pour évac­uer un blessé… Et il fau­dra encore redé­coller&nbsp;! — cap­ture Colum­bia Pictures</figcaption></figure>
<p>Les scènes d’ac­tion sont bien menées, Colum­bia Pic­tures ayant mis les grands moyens&nbsp;: on a ain­si quelques vraies vues “air to air”, y com­pris pour un atter­ris­sage sur un plateau “andin” (situé en réal­ité dans les Rocheuses) filmé en patrouille depuis un autre avion. On n’a pas tout à fait le bud­get déli­rant des <a href="https://cine.h26.me/2016/04/08/les-anges-de-lenfers/"><em>Anges de l’en­fer</em></a>, mais Hawks a eu ce qu’il lui fal­lait pour créer des séquences épous­tou­flantes selon les stan­dards de l’époque. Même les scènes réal­isées à l’aide de maque­ttes sont très soignées. La qual­ité d’im­age est glob­ale­ment excel­lente pour un film de 1939, la direc­tion d’ac­teurs est cor­recte, le mon­tage souf­fre par­fois un peu sur les dia­logues mais il est encore tout à fait prenant dans l’action.</p>
<p>Le scé­nario lui-même offre un bilan plus mit­igé. Oui, il prof­ite d’une cer­taine pro­fondeur, ses héros ayant sys­té­ma­tique­ment des faces B et leur activ­ité elle-même étant remise en cause. Oui, il par­le claire­ment de choses qui touchent tous les avi­a­teurs, comme la dégra­da­tion des capac­ités (à une époque où il n’y avait pas de vraie médecine aéro­nau­tique et où les chefs pilotes devaient tir­er leurs pro­pres con­clu­sions). Oui, il a de vrais rôles féminins, Jean Arthur et Rita Hay­worth étant aus­si impor­tantes au cast­ing que Cary Grant et Richard Barthelmess.</p>
<figure id="attachment_13932" aria-describedby="caption-attachment-13932" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13932 size-full" title="Notez l'épanadiplose &quot;Bonnie tient une pièce&quot;." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/seuls_les_anges_ont_des_ailes_bar.jpg?resize=622%2C451&#038;ssl=1" alt="Bonnie paie la première tournée au bar de Barranca" width="622" height="451" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/seuls_les_anges_ont_des_ailes_bar.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/seuls_les_anges_ont_des_ailes_bar.jpg?resize=300%2C218&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13932" class="wp-caption-text">Com­ment, vous voulez me pay­er un verre&nbsp;? J’ai pas besoin d’hommes pour ça&nbsp;! — cap­ture Colum­bia Pictures</figcaption></figure>
<p>Mais d’un autre côté, il force par­fois un peu ses effets, avec des rebondisse­ments exces­sifs (on n’a pas besoin d’en­chaîn­er la météo, les con­dors et l’in­cendie) qui nuisent à la crédi­bil­ité. De plus, la rela­tion entre Bon­nie et Geoff est sou­vent arti­fi­cielle, et surtout on a l’im­pres­sion que les femmes n’ont pas vrai­ment d’autre util­ité que de met­tre en valeur leurs hommes. En théorie, Bon­nie a sa pro­pre vie et ses pro­pres objec­tifs&nbsp;: elle est musi­ci­enne, elle va de con­trat en con­trat et compte chercher du tra­vail au Pana­ma, et sur le plan per­son­nel, elle n’hésite pas à recadr­er les relous et à revendi­quer son indépen­dance. Mais en fait, passée l’in­tro­duc­tion, elle est surtout le con­tre­point de Geoff, des­tinée à met­tre en valeur son courage de héros et ses lâchetés d’homme et à déclencher le grand finale.</p>
<p>Reste un film d’aven­tures prenant, qui a rel­a­tive­ment bien vieil­li pour son époque et reste une belle représen­ta­tion de la fameuse ère héroïque des lignes aéropostales.</p>
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						<title>Pipistrel Velis, an&#160;1</title>
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						<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 16:45:08 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
		<category><![CDATA[aviation]]></category>

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								<title>Première photo du premier passage du Velis Electro loué par l&#039;aéroclub d&#039;Angoulême</title>
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												<description><![CDATA[Après un an en avion électrique, mes remarques sur le sujet. En résumé : le Velis Electro, c'est fun.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>En févri­er 2025, l’aéro­club d’An­goulême rece­vait un Pip­istrel <span class="caps">SW128</span>, alias Velis Elec­tro, loué par l’in­ter­mé­di­aire du Comité région­al aéro­nau­tique. Le but&nbsp;: faire décou­vrir l’avion, pre­mier appareil cer­ti­fié à motori­sa­tion élec­trique. Et mon­tr­er aux riverains mécon­tents que oui, on étudie des solu­tions pour faire moins de&nbsp;bruit.</p>
<p></p><figure id="attachment_13009" aria-describedby="caption-attachment-13009" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.facebook.com/franck.mee/posts/pfbid0wRGAaPh5aFJokfHK8SYfm4SaH9SQrwzydzjZ5YUXPjpGLdYEsQZHYzfGB8QxUukSl"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13009 size-full" title="Velis vertical&nbsp;: vvvvvvvvvvvvvvvv." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_verticales.jpg?resize=622%2C381&#038;ssl=1" alt="Première photo du premier passage du Velis Electro loué par l'aéroclub d'Angoulême" width="622" height="381" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_verticales.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_verticales.jpg?resize=300%2C184&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></a><figcaption id="caption-attachment-13009" class="wp-caption-text">2 févri­er 2025&nbsp;: à l’or­eille, un ven­ti­la­teur <span class="caps">USB</span> passe au-dessus de l’aéro­club d’An­goulême. À l’œil, c’est un&nbsp;avion.</figcaption></figure>
<p>J’avais déjà fait un vol d’ini­ti­a­tion de 22 min à l’aéro­club de Roy­an, en 2022. J’avais bien aimé, mais j’avais trou­vé l’avion très fin, peut-être trop pour la for­ma­tion ini­tiale&nbsp;: la vitesse vari­ait très vite au moin­dre change­ment d’assi­ette, et ça com­pli­quait les finales. Mais là, on l’avait pour six mois, donc j’al­lais avoir le temps de m’en faire une idée plus pré­cise — et en tant qu’<a href="https://blog.h26.me/2026/02/16/fia-an-1/">instruc­teur</a> au plan­ning un peu plus sou­ple que les gens qui gag­nent leur vie à horaires fix­es, j’al­lais aus­si devoir for­mer d’autres pilotes. Le temps de for­mer une instruc­trice de moins de 85 kg, puis de trou­ver des trous entre les nuages, et c’est il y a un an tout pile que j’ai moi-même com­mencé à vol­er sur F‑<span class="caps">HGBQ</span>.</p>
<p>Trois cent soix­ante-cinq jours plus tard, où en est-on&nbsp;?</p>
<p>Com­mençons avec un nom­bre&nbsp;: 38. C’est le nom­bre d’heures de vol que j’ai faites sur <span class="caps">BQ</span> en 2025. Et en 2026, mal­gré la météo pas meilleure ici que chez vous (je sais pas d’où vous me lisez mais <a href="https://www.francebleu.fr/infos/meteo/fevrier-a-ete-le-mois-le-plus-pluvieux-jamais-enregistre-par-meteo-france-1339244">je suis raisonnable­ment cer­tain que ça marche</a>), j’en suis à pas loin de 10 h. Le Velis est le type d’avion sur lequel j’ai le plus volé l’an passé, devant les Cess­na 150 (25 h) et 152 (23 h) qui sont pour­tant qua­tre à l’aéro­club et sont les bêtes de somme de l’instruction.</p>
<p>Deux­ième nom­bre&nbsp;: 4,5. C’est le nom­bre de pilotes que j’ai for­més à son pilotage (il y en a un qui avait com­mencé avec un col­lègue). Au total, 16 pilotes dont 14 de l’aéro­club d’An­goulême ont été “vari­antés” <span class="caps">SW128</span>((Administrativement, le pilotage d’un avion élec­trique de ce type est con­sid­éré comme une vari­ante de la qual­i­fi­ca­tion <span class="caps">SEP</span>, monomo­teur à hélice. On peut donc pas dire “qual­i­fiés”, puisque ce n’est pas une nou­velle qual­i­fi­ca­tion.)). Il y a aus­si eu je ne sais pas com­bi­en de vols de prise en main de l’ap­pareil par des pilotes angoumoisins ou envi­ron­nants, pour qui le comité région­al de la <span class="caps">FFA</span> spon­sorise une par­tie du vol. Et le Velis est devenu le prin­ci­pal avion util­isé pour les élèves du Brevet d’ini­ti­a­tion aéro­nau­tique, qui font nor­male­ment trois vols dans l’an­née (si la météo est d’accord…).</p>
<p></p><figure id="attachment_13010" aria-describedby="caption-attachment-13010" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13010 size-full" title="En revanche, les plexi sont pas d'une qualité ouf&nbsp;: au téléobjectif, les images sont souvent floues. Pas top pour la photo air to air." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_Fontenille.jpg?resize=622%2C414&#038;ssl=1" alt="Jacquille la grenouille survole Fontenille" width="622" height="414" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_Fontenille.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_Fontenille.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13010" class="wp-caption-text">Les grandes vit­res du Velis (et de toute la famille Virus) en font l’outil idéal pour les bap­têmes. Même une grenouille de 3 cm de haut peut regarder son village.</figcaption></figure>
<p>À ce stade, on com­mence à pou­voir dégager des ten­dances. La plus évi­dente&nbsp;: les gens qui volent dessus, en général, l’ap­pré­cient, par­fois beau­coup. La sim­plic­ité et la clarté du poste de pilotage, les check-lists réduites, le manche léger et le car­ac­tère joueur de l’ap­pareil plaisent. Les vit­res qui descen­dent jusqu’aux sièges sont aus­si idéales pour les pas­sagers pas trop grands&nbsp;: si vous aimez vos enfants, payez-leur un bap­tême en Velis plutôt qu’en Cess­na, ils ver­ront beau­coup mieux ce qu’ils survoleront.</p>
<p>Les per­son­nes de plus de 1,85 m sont par­fois gênées par le longeron, qui tra­verse le cock­pit juste devant leur front. La lim­ite du réglage des palon­niers est égale­ment un peu juste au-delà de cette taille. En dessous de 1,70 m, c’est la vis­i­bil­ité vers l’a­vant qui manque, du fait de l’assi­ette rel­a­tive­ment cabrée en croisière, mais les gens de cette taille achè­tent aus­si des coussins pour s’asseoir dans les Cess­na donc ce n’est pas un incon­vénient spé­ci­fique du&nbsp;Velis.</p>
<p>Le bruit attire tou­jours beau­coup de com­men­taires. En car­i­cat­u­rant, les pilotes de pla­neurs dis­ent des choses comme “ah, on entend l’hélice quand même, je m’at­tendais à plus calme”, tan­dis que les pilotes d’avions penchent vers “ouah on pour­rait retir­er les casques et encore s’en­ten­dre, c’est trop bien, c’est silen­cieux de ouf&nbsp;!” Pour ma part, je me con­tenterai de dire qu’en général, je n’ac­tive pas la réduc­tion du bruit en Velis, alors qu’au démar­rage d’un Cess­na, quand le moteur est encore au ralen­ti, je ne risque déjà pas de l’ou­bli­er et je me maud­is si j’ai pas chargé les piles du casque.</p>
<p></p><figure id="attachment_13011" aria-describedby="caption-attachment-13011" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13011 size-full" title="Notez le &quot;en face du seuil, coupez complètement les gaz&quot;. Le Velis peut quasiment toujours rejoindre la piste en vol plané, où qu'il soit dans le tour de piste." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_atterrissage.jpg?resize=622%2C210&#038;ssl=1" alt="Section &quot;Landing&quot; du manuel de vol du Velis" width="622" height="210" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_atterrissage.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_atterrissage.jpg?resize=300%2C101&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_atterrissage.jpg?resize=620%2C210&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13011" class="wp-caption-text">Vitesses de référence en approche et en finale. Con­traire­ment aux Cess­na, elles ne sont pas indica­tives. — doc­u­ment Pipistrel</figcaption></figure>
<p>Pour les pilotes qui vien­nent du Cess­na, le Velis impose une révi­sion des bases&nbsp;: il est gen­til, sain, mais pointu. Il exige qu’on tienne ses vitesses, en par­ti­c­uli­er en finale. La vitesse de référence en finale est de 60 kt avec les volets com­plète­ment sor­tis. Le nez un doigt trop bas, il accélère immé­di­ate­ment au-dessus de 65 et se met à sif­fler sa dés­ap­pro­ba­tion (la Vfe₂ est à 65 kt, et l’ex­trémité des flap­er­ons crée un sif­fle­ment car­ac­téris­tique pile à cette vitesse)&nbsp;; le nez un doigt trop haut, il ralen­tit douce­ment et quand il passe sous les 55 kt, vous voyez votre point d’aboutisse­ment revenir très vite vers vous et le vario s’ef­fon­dr­er, et si vous ne réagis­sez pas, vous allez pren­dre un bon coup de pied au cul quand les roues toucheront le sol. Tant qu’on n’a pas bien pris ses repères de vitesse (et de com­pen­sa­teur), il vaut mieux atter­rir avec les volets en posi­tion inter­mé­di­aire&nbsp;: la Vfe₁ est à 81 kt et la Vref à 65 kt, ce qui reste très raisonnable et laisse un peu plus de latitude.</p>
<p>Du fait des flap­er­ons qui courent sur toute l’en­ver­gure, il est aus­si très démon­stratif pour le lacet inverse. Au point qu’au pre­mier vol d’un nou­veau pilote, surtout s’il a déjà une expéri­ence de Cess­na (où le lacet inverse est virtuelle­ment inex­is­tant), je fais sys­té­ma­tique­ment une alter­nance manche à droite-manche à gauche sur 3–4 cm, sans touch­er aux pieds. Avec le bon rythme, le nez de l’avion part à droite quand on met le manche à gauche et inverse­ment, jusqu’à avoir facile­ment 10° d’oscil­la­tions sans forcer sur le manche. Ça mar­que un peu les esprits et ça rap­pelle le vieil adage&nbsp;: “du pied, du manche” pour se met­tre en virage (plutôt que l’in­verse). C’est d’au­tant plus impor­tant que con­traire­ment à Cess­na, Pip­istrel n’a pas cher­ché à alléger le palon­nier&nbsp;: celui du Velis est franche­ment lourd et néces­site d’ap­puy­er franche­ment, ce qui est d’au­tant plus remar­quable que le manche est extrême­ment léger et précis.</p>
<p>Du coup, je crois que “pense au pied” est la phrase que j’ai le plus pronon­cée en&nbsp;2025.</p>
<p>L’autre petite adap­ta­tion néces­saire, c’est l’ar­ron­di. Le Velis a moins d’in­er­tie et il est plus fin que les avions habituels. La con­ju­gai­son des deux fait qu’à peu près tout le monde (moi le pre­mier) a ten­dance à arrondir trop haut et rapi­de­ment en le décou­vrant. Et dans ce cas, il com­mence par remon­ter joyeuse­ment, puis ralen­tit pro­gres­sive­ment, et il se retrou­ve sus­pendu à 5 m du sol à moins de 55 kt, là où sa finesse se dégrade d’un coup. Un excel­lent moyen d’at­ter­rir “dur”.</p>
<p>Récipro­que­ment, quand je fais le pre­mier atter­ris­sage, les pilotes habitués aux Cess­na, Robin et con­sorts ont sou­vent une sec­onde de frayeur&nbsp;: ils ont l’im­pres­sion que je vais taper la piste avec la roue avant. Mais non, une petite trac­tion de rien du tout sur le manche, le Velis se cale en effet de sol quelques sec­on­des et touche tout en douceur sur le train prin­ci­pal. Du coup, je crois que “laisse descen­dre, laisse descen­dre, laisse descen­dre, voilà, là tu peux arrondir” est la deux­ième phrase que j’ai le plus pronon­cée en&nbsp;2025.</p>
<p>Notez que pour les élèves en for­ma­tion ini­tiale, ce n’est pas vrai­ment prob­lé­ma­tique. Ma pre­mière impres­sion, selon laque­lle le Velis était trop fin pour les débu­tants, a fait long feu&nbsp;: il est tout à fait gérable. En fait, quand on le trime bien et quand on n’ag­it pas sans rai­son sur la pro­fondeur, il se révèle très sta­ble et gen­til. C’est au point que j’ai déjà fait plusieurs min­utes de vol sans touch­er le manche, en le dirigeant juste au palon­nier (il a un bon roulis induit qui per­met de rester assez pro­pre sans action latérale), en le lais­sant garder spon­tané­ment ses 70 kt de croisière économique. Du coup, les élèves vont appren­dre sur un avion fin, ils vont être habitués à tenir leurs paramètres et à trimer aux petits oignons, et ils pour­ront après pass­er sur des avions plus clas­siques avec une cer­taine facil­ité — la tran­si­tion Velis → Cess­na est plus aisée que l’inverse.</p>
<p></p><figure id="attachment_13012" aria-describedby="caption-attachment-13012" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13012 size-full" title="Et encore, je visais 40 % au retour. J'aurais pu voler 3 min de plus, facile. Et s'il n'y avais pas eu une éolienne sur le trajet de la première pompe j'y serais encore…" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_endurance.jpg?resize=622%2C585&#038;ssl=1" alt="Trace SDVFR et extrait de carnet de vol pour le vol du 26 août, 51 min de moteur et encore 44 % de batterie" width="622" height="585" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_endurance.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_endurance.jpg?resize=300%2C282&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_endurance.jpg?resize=60%2C57&amp;ssl=1 60w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13012" class="wp-caption-text">Quand tu enroules les pom­pes pour te pos­er avec 44 % de bat­terie avec un temps de vol qui, un jour nor­mal, aurait été irréal­is­able sans finir en “may­day”…</figcaption></figure>
<p>On a par­lé de tra­vail au pied et d’ar­ron­di bas et pré­cis. Si vous avez déjà fait du pla­neur, ça vous rap­pelle sûre­ment quelque chose… De fait, les pilotes ayant une expéri­ence de pla­neur ont beau­coup moins de dif­fi­culté à pren­dre en main le&nbsp;Velis.</p>
<p>En fait, fon­da­men­tale­ment, le Velis Elec­tro est un moto­pla­neur Sinus. Vous prenez celui-ci, vous lui amputez les ailes d’un mètre, vous obtenez un Virus <span class="caps">ULM</span>, une machine très appré­ciée des gens qui veu­lent aller loin sans se ruin­er. Vous retirez encore un mètre et vous met­tez un moteur de 100 ch, vous avez un Virus <span class="caps">SW</span>, un avion cer­ti­fié en caté­gorie <span class="caps">LSA</span> qui est un des trucs les plus effi­caces du marché((Même pas 9 l/100 km à 200 km/h, et évidem­ment vous pou­vez aus­si choisir une croisière économique pour descen­dre à genre 6–7 l/100 km.)). Vous virez les aérofreins pour gag­n­er quelques kilos, vous met­tez un moteur élec­trique et 120 kg de bat­ter­ies, et vous avez un Velis Electro.</p>
<p>Et vu comme ça, on com­prend mieux son com­porte­ment. Et le Velis reste très joueur dans les ther­miques&nbsp;: en vol plané, il descend à env­i­ron 400 ft/min, soit 2 m/s, et des pom­pes de plus de 2 m/s, un beau jour de print­emps, ça se trou­ve facilement.</p>
<p>C’est au point qu’il peut com­pli­quer les exer­ci­ces de panne&nbsp;: lors de mon troisième vol, mon instruc­trice m’a fait le coup de la panne com­plète en vent tra­ver­si­er. Un coup d’œil der­rière, j’es­time l’an­gle de plan­er, je dis “ça passe pour la piste” et je lance un virage à gauche bien décidé. Je vise le seuil opposé en me dis­ant que je fini­rai par un L au niveau du milieu de piste — à Angoulême, on a encore 900 m au taxi­way cen­tral, c’est 600 m de plus que ce dont on a besoin en l’oc­cur­rence. Et là, je vois la piste com­mencer à descen­dre dans la vit­re de gauche, signe que je suis en train de me rap­procher trop vite et que je vais arriv­er trop haut. Je me mets par­al­lèle à la piste pour retourn­er chercher mon bon angle de plané, et là, la piste con­tin­ue à descen­dre (moins vite tout de même)&nbsp;: en fait, l’avion était car­ré­ment en train de mon­ter, avec une puis­sance de très exacte­ment 0 kW&nbsp;! Non seule­ment on a fini par un U au seuil opposé (donc une tra­jec­toire un bon kilo­mètre plus longue que prévu), mais j’ai dû faire une petite glissade((Descente en tra­vers, en util­isant le fuse­lage comme aérofrein.)) pour le con­va­in­cre de descendre.</p>
<p>Du coup, alors que l’avion a une autonomie d’un poil plus d’une heure au total (ce qui laisse 45 min réelle­ment util­is­ables si on veut pas se met­tre en dan­ger), le petit défi “vol économique” lancé par l’aéro­club a déjà vu une paire de vols autour d’une heure, mal­gré une réserve accrue pour se don­ner une marge sup­plé­men­taire et gér­er le traf­ic au besoin((Pour les curieux, le planch­er d’u­til­i­sa­tion au-delà duquel on est con­sid­éré comme en détresse est fixé à 15 % de bat­terie restante&nbsp;; le min­i­mum légal, qui laisse une marge de 10 min avant d’être en détresse, est à 30 %&nbsp;; pour le défi économique, on s’im­pose un atter­ris­sage à 40 %.)). Et avec le retour de la chaleur, il va sans doute y avoir de nou­veaux beaux scores.</p>
<p></p><figure id="attachment_13014" aria-describedby="caption-attachment-13014" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13014 size-full" title="En vrai ça passait, parce que l'élève est monté à 2000 ft, donc il a gaspillé 5 % au départ. Un top retour à 67 % nous aurait ramenés vers 40 % à Angoulême." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_navigation.jpg?resize=622%2C233&#038;ssl=1" alt="Trace d'un vol vers les lacs de Haute-Charente" width="622" height="233" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_navigation.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_navigation.jpg?resize=300%2C112&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Velis_navigation.jpg?resize=620%2C233&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13014" class="wp-caption-text">Vol de nav­i­ga­tion par vent d’ouest&nbsp;: on avait cal­culé un top retour à 70 % de bat­terie pour affron­ter le vent de face en ren­trant, et il a fal­lu tourn­er avant les lacs de Haute-Charente&nbsp;!</figcaption></figure>
<p>Ceci dit, il ne faut pas se leur­rer&nbsp;: même ain­si, l’au­tonomie reste le point noir du Velis. Pour com­pli­quer les choses, les chargeurs les plus proches sont hors de portée sans aide du vent&nbsp;: Poitiers, Roy­an… Le “vol de nav­i­ga­tion” néces­saire au cours de la for­ma­tion revient donc à Angoulême&nbsp;! En général, on fait le tour de la ville en sur­veil­lant la con­som­ma­tion ou on prend une des­ti­na­tion selon le sens du vent, afin d’oblig­er l’élève à cal­culer un top retour en pour­cent­age de bat­terie restante. Il suf­fi­rait d’un chargeur à St-Junien, Couhé ou Pons pour ren­dre les choses beau­coup plus intéressantes.</p>
<p>En revanche, ça ne pose aucun prob­lème pour les vols de décou­verte, puisqu’ils sont régle­men­taire­ment lim­ités à 30 min et 40 km d’éloigne­ment. Et là, je suis pas loin de dire que le Velis est <span class="caps">LE</span> meilleur avion de bap­tême que j’ai touché. Même les plus petits voient par­faite­ment ce qu’on leur mon­tre. Ça ne vibre pas, ça ne fait pas de bruit pour rien, ça évite les crises d’an­goiss­es quand tout sec­oue au démar­rage en atten­dant que les qua­tre cylin­dres d’un Lycoming trou­vent leur rythme. On s’en­tend à bord, même quand les minots n’ar­rivent pas à plac­er leur micro correctement.</p>
<p>Par ailleurs, vu que le chargeur envoie 20 kW et que l’avion en croisière con­somme 20 kW, après un bap­tême de 25 min, il faut moins de 30 min pour être prêt à repar­tir. Le temps de pass­er un coup de chif­fon sur les ailes, de rac­com­pa­g­n­er le pas­sager, d’ac­cueil­lir le suiv­ant, de lui présen­ter l’avion en faisant la vis­ite prévol, ça s’en­chaîne assez naturelle­ment sans grosse attente.</p>
<p>S’il exis­tait une ver­sion quadriplace pour embar­quer toute une famille, avec un chargeur un peu plus puis­sant pour ne pas ral­longer l’at­tente, le Cess­na 172 ferait beau­coup moins d’heures…</p>
<p>Bref, après un an d’u­til­i­sa­tion, je dois dire que le Velis Elec­tro est un petit avion sym­pa, con­va­in­cant, séduisant même. Il a quelques petits défauts, mais c’est une machine de bap­tême remar­quable et un jou­et extrême­ment amu­sant. Quand on aura deux heures d’en­durance avec un vrai réseau de chargeurs, les avions ther­miques pren­dront un sacré coup de vieux((Mais comme c’est pas demain la veille, on va quand même se con­cen­tr­er sur le rem­place­ment de l’essence dans les moteurs ther­miques. L’éthanol est encore plus anti­dé­to­nant que la <span class="caps">100LL</span>, ça sem­ble une superbe piste de travail.)).</p>
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						<title>Dust 2&#160;glory</title>
						<link>https://cine.h26.me/2026/04/03/dust-2-glory/</link>
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						<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 15:31:23 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[fréquentable]]></category>
		<category><![CDATA[espagnol]]></category>
		<category><![CDATA[anglais]]></category>
		<category><![CDATA[automobile]]></category>

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								<title>Bochito franchissant un passage de rochers au milieu des spectateurs</title>
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												<description><![CDATA[Belles images, belles histoires, mais une narration sans fil conducteur, remplie de présentations de gens qu'on ne reverra pas, ou peut-être, dans longtemps, on sait pas, on verra.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Dana Brown, 2017,&nbsp;***</p>
<p>18 novem­bre 2016. Dana Brown, réal­isa­teur de doc­u­men­taires sportifs,&nbsp;est assis à droite dans la Coc­cinelle d’Er­ic Solorzano. Ils sont à Ense­na­da, en Basse-Cal­i­fornie, où ils espèrent revenir en moins de 36 heures après avoir par­cou­ru pas loin de 1400 km, essen­tielle­ment sur des pistes défon­cées ou au milieu des dunes. Et pour s’as­sur­er que les pistes soient bien défon­cées, quelque 270 véhicules à deux ou qua­tre roues par­tent au cours de la journée, et la plu­part seront passés avant les pre­mières Coccinelle…</p>
<p></p><figure id="attachment_13921" aria-describedby="caption-attachment-13921" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13921 size-full" title="Et encore, là, c'est au départ, avant que les trophy trucks nous aient dépassés et labourent la piste…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/dust_2_glory_Brown.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Dana Brown dans la Coccinnelle lancée sur la piste" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/dust_2_glory_Brown.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/dust_2_glory_Brown.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13921" class="wp-caption-text">Et ben ça sec­oue, une Cox sur une piste en terre… — cap­ture du film&nbsp;<span class="caps">BCII</span></figcaption></figure>
<p>Voilà, c’est la séquence d’ou­ver­ture de&nbsp;<em>Dust 2 glo­ry</em>, suite d’un des pre­miers films de Dana Brown, <a href="https://cine.h26.me/2026/03/30/dust-to-glory/"><em>Dust to glo­ry</em></a>.</p>
<p>Une chose saute immé­di­ate­ment aux yeux&nbsp;: la qual­ité d’im­age est bien, bien meilleure. Il faut de temps en temps refaire les mêmes plans à dix ans d’in­ter­valle pour voir les pro­grès des caméras embar­quées… Et bien enten­du, il n’y a pas que les GoPro de Dana&nbsp;: même s’il s’est inté­gré dans un des véhicules de course, il a aus­si engagé toute une équipe de tour­nage, avec héli­cop­tères et matériel dédiés. Et ils n’ont pas cou­vert que la Baja 1000 et ses pré­parat­ifs, mais aus­si les trois autres cours­es de la série <span class="caps">SCORE</span>. On a donc des images rel­a­tive­ment var­iées, soignées, beau­coup plus pro­pres et “pro­fes­sion­nelles” que dans le pre­mier&nbsp;film.</p>
<p>En revanche,&nbsp;<em>Dust 2 glo­ry</em> souf­fre encore plus que son aîné de l’ab­sence d’un vrai fil con­duc­teur. Il mon­tre qua­tre cours­es, des dizaines de com­péti­teurs, il fait des va-et-vient entre por­traits, pré­parat­ifs et com­péti­tions, sans véri­ta­ble cohérence. On nous présente plein de gens pas­sion­nés par la Baja 1000, qui expliquent d’où vient leur pas­sion pour cette épreuve rel­a­tive­ment unique qui va fêter ses cinquante ans en 2017. Cer­tains dis­paraîtront défini­tive­ment sitôt présen­tés, d’autres seront à nou­veau évo­qués dix ou cinquante min­utes plus tard, seule une petite poignée seront réelle­ment suivis.</p>
<p>Évidem­ment, l’his­toire de Rob Hall, 78 ans, qui a cou­ru les quar­ante-huit pre­mières édi­tions et s’en­gage dans la 49e sur un Humvee, celle de War­rior Built, une écurie de vétérans dont un pilote se tue lors d’une des pre­mières cours­es de 2016 et dont le rem­plaçant pour la Baja 1000 est amputé de l’a­vant-bras gauche, celle de Lyn­don Jones, un débu­tant qui se lance là-dedans sans assis­tance ni stock de pièces, celle de Bochi­to, une Coc­cinelle dont le pilote sou­tient une struc­ture d’héberge­ment d’ur­gence pour les mères isolées, toutes ces his­toires sont intéres­santes et par­fois touchantes. Mais au fil des allers-retours et des innom­brables inter­views, on ne sait plus qui est qui ni pourquoi on nous par­le d’Un­tel ou de Telautre. Cette con­fu­sion générale nuit à la com­préhen­sion et perd vite le spectateur…</p>
<p></p><figure id="attachment_13922" aria-describedby="caption-attachment-13922" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13922 size-full" title="Fun fact&nbsp;: ça passe mieux dans le sable que pas mal de buggies puissants et de trophy trucks, rapport au poids plume…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/dust_2_glory_Bochito.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Bochito franchissant un passage de rochers au milieu des spectateurs" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/dust_2_glory_Bochito.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/04/dust_2_glory_Bochito.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13922" class="wp-caption-text">Les bonnes vieilles Coc­cinelle, sym­bol­es du Mex­ique en général et de la Baja 1000 en par­ti­c­uli­er. — cap­ture du film&nbsp;<span class="caps">BCII</span></figcaption></figure>
<p>C’est d’au­tant plus dom­mage qu’outre les images de qual­ité et cer­taines his­toires intéres­santes, le mon­tage est plutôt bien ryth­mé et le film abor­de effi­cace­ment à peu près tous les aspects de la course, des pré­parat­ifs au podi­um d’ar­rivée (même bien après sa fer­me­ture offi­cielle) en pas­sant par toute la moitié nord de la Basse-Cal­i­fornie. Il suf­fi­rait sans doute d’un peu d’éla­gage et d’une réor­gan­i­sa­tion du plan pour en faire un très bon doc­u­men­taire, au lieu de ce fourre-tout joli et intéres­sant mais moins bien rangé que ma cuisine.</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
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						<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 09:20:44 +0000</pubDate>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<title>Canon AE-1 et FD 50mm f/1.8</title>
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												<description><![CDATA[Mais qu'avait-il donc de nouveau ? Il ne faisait rien que ses aînés ne sussent faire. Il n'était pas plus robuste, pas plus sportif, certainement pas plus polyvalent.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Mais qu’avait-il donc de nou­veau&nbsp;? Il ne fai­sait rien que ses aînés ne sussent faire. Il n’é­tait pas plus robuste, pas plus sportif, cer­taine­ment pas plus poly­va­lent. Il n’é­tait pas non plus plus léger. Mais ses entrailles étaient entière­ment nou­velles, et Papa avait choisi les organes les plus frais qu’il pou­vait trou­ver. Le nou­veau-né était beau­coup plus mod­erne qu’on le pen­sait à pre­mière vue&nbsp;: il avait des puces, une grande pre­mière, et si son cos­tume mon­trait une coupe tra­di­tion­nelle, le tis­su était abor­d­able et adapt­able. Il put ain­si offrir pour moins cher ce que ses prédécesseurs fai­saient pay­er au prix fort. Papa prof­i­ta égale­ment de son habil­lage retail­l­able pour lui offrir une belle série de faux jumeaux, mul­ti­pli­ant les économies d’échelle pour s’im­pos­er auprès du grand public.</p>
<p></p><figure id="attachment_13002" aria-describedby="caption-attachment-13002" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13002 size-full" title="Sur le plan fonctionnel, il n'apportait rien par rapport au EF de 1973. L'obturateur était même moins bon (synchro plus lente et pose longue plus courte). Mais il était moins cher et Canon a pu le faire évoluer spectaculairement (jusqu'à l'aide à la mise au point du AL-1) sans grosse retouche mécanique." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Canon_AE-1_Charles_Lanteigne.jpg?resize=622%2C493&#038;ssl=1" alt="Canon AE-1 et FD 50mm f/1.8" width="622" height="493" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Canon_AE-1_Charles_Lanteigne.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Canon_AE-1_Charles_Lanteigne.jpg?resize=300%2C238&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13002" class="wp-caption-text">Con­trôle élec­tron­ique par micro­processeur et coque en <span class="caps">ABS</span>, les secrets du suc­cès. — pho­to Charles Lanteigne, <span class="caps">CC-BY-SA</span></figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire, Canon <span class="caps">AE</span>‑1.</p>
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						<title>Dust to&#160;glory</title>
						<link>https://cine.h26.me/2026/03/30/dust-to-glory/</link>
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						<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:44:07 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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								<title>Un pick-up émerge de la poussière dans Dust to glory</title>
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												<description><![CDATA[Un documentaire très ordinaire sur une course assez extraordinaire.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Dana Brown, 2005,&nbsp;***</p>
<p>Dans l’u­nivers du sport, il y a des épreuves qui sor­tent du lot. Des trucs où on se dit qu’il faut une case en moins pour par­ticiper. La Diag­o­nale des Fous, les 24 heures du Mans (ou pire la Tar­ga Flo­rio de la grande époque), le <a href="https://cine.h26.me/2019/10/07/road/">Tourist Tro­phy</a>…</p>
<p>La Baja 1000 est moins con­nue, du moins en Europe. C’est une course tout-ter­rain qui, comme son nom l’indique, se déroule en Basse-Cal­i­fornie. La ver­sion la plus pure, qui tra­verse la pénin­sule du nord au sud, alterne avec la ver­sion boucle can­ton­née sur la par­tie nord. Dans tous les cas, vous pou­vez y par­ticiper avec à peu près n’im­porte quel véhicule, pour peu qu’il utilise un moteur et des roues (encore que si vous leur pro­posez de con­courir sur mono­cy­cle motorisé, je suis pas sûr qu’ils vous refusent). C’est donc une des rares cours­es où vous pou­vez réelle­ment pren­dre con­science de la dif­férence de per­for­mances entre un pro­to­type 4 roues motri­ces style Dakar, un bug­gy deux roues motri­ces doté d’une sus­pen­sion ahuris­sante, une moto d’en­duro spé­ciale­ment pré­parée et… une Coc­cinelle de&nbsp;série.</p>
<p>Spoil­er&nbsp;: pour se lancer là-dedans avec une Cox, faut avoir beau­coup de temps et d’én­ergie à perdre.&nbsp;</p>
<figure id="attachment_13915" aria-describedby="caption-attachment-13915" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13915 size-full" title="Oui, les Coccinelle passent aussi là. Et elles y passent après que les buggies ont creusé des tranchées." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/dust_to_glory.jpg?resize=622%2C351&#038;ssl=1" alt="Un pick-up émerge de la poussière dans Dust to glory" width="622" height="351" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/dust_to_glory.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/dust_to_glory.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13915" class="wp-caption-text">Pensez à bien vous hydrater. — cap­ture de bande-annonce <span class="caps">IFC</span>&nbsp;Films</figcaption></figure>
<p>Et donc, en 2003, Dana Brown a suivi la Baja 1000, avec des caméras embar­quées, des héli­cop­tères, des équipes de reportage, etc. Il a aus­si inter­viewé des par­tic­i­pants et d’an­ciens par­tic­i­pants, de célébrités mon­di­ales comme Mario Andret­ti ou nationales comme Rob­by Gor­don à d’il­lus­tres incon­nus — vous avez, ces gens qui galèrent encore au milieu de la pénin­sule quand les gloires sont couchées depuis des heures.</p>
<p>Le résul­tat est un doc­u­men­taire clas­sique, pas mau­vais, mais pas ent­hou­si­as­mant. Les inter­views sont assez ordi­naires, le mon­tage aus­si, l’al­ter­nance entre scènes de course et à‑côtés est bien gérée, l’op­po­si­tion entre dif­férentes class­es de motos et de voitures est claire­ment présen­tée, bref, on ne s’en­nuie pas et c’est intéres­sant, mais il n’y a pas non plus de moment vrai­ment mar­quant. Si le film répète à l’en­vi que la Baja 1000 est une course hors-normes, il ne le mon­tre finale­ment guère et il lui manque le truc en plus qui resterait dans les mémoires, comme les vues embar­quées folles de <em><span class="caps">TT</span>: clos­er to the edge</em>.</p>
]]></content:encoded>
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					<item>
						<title>Démocratie et représentativité : les terreurs du personnel politique</title>
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						<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:56:04 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
						<dc:creator></dc:creator>

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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[Coups de sang]]></category>
		<category><![CDATA[Prise de courge]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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								<title>Bulletin imaginaire panachant et rayant des noms sur deux listes</title>
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												<description><![CDATA[2026, c'est la première élection municipale par liste, sans panachage ni rayure. Une enculade à deux niveaux dont je ne peux croire qu'elle soit une simple maladresse.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Quand j’é­tais minot, on m’a par­fois dit&nbsp;: “tu goûtes d’abord, ensuite tu pour­ras dire que c’est pas bon”. Donc, mal­gré quelques trucs qui m’in­quié­taient pas mal((Genre en lisant la recette j’ai lu “chou-fleur, chou rave, chou de brux­elles”.)), j’ai goûté le nou­veau sys­tème élec­toral mis en place pour les dernières munic­i­pales. Et main­tenant que j’ai goûté, je peux le dire&nbsp;: c’est de la merde. Ce sys­tème a claire­ment pour effet direct de tuer la démoc­ra­tie et la représen­ta­tiv­ité, et c’é­tait telle­ment prévis­i­ble que je n’ar­rive pas à croire que ce soit involon­taire ou accidentel.</p>
<h2>Le pouvoir du peuple face aux listes figées</h2>
<p>Com­mençons par le sys­tème de listes.</p>
<p>Une pré­ci­sion essen­tielle&nbsp;: Fonte­nille, où j’habite, compte moins de mille habi­tants. Ce qui veut dire que, jusqu’à l’an passé (on a eu une élec­tion par­tielle en 2024 et ça mar­chait encore comme ça), on pou­vait ray­er des&nbsp;noms.</p>
<p>Ça avait un effet absol­u­ment génial&nbsp;: on don­nait son avis sur chaque can­di­dat, indi­vidu­elle­ment. Enfin presque, parce qu’on était lim­ité à 11 noms, mais quand on avait, dis­ons, vingt can­di­dats, le bul­letin dis­ait&nbsp;: “ces onze-là sont mieux que ces neuf-là”. C’é­tait encore plus pré­cis quand un électeur ne rem­plis­sait pas tous les sièges&nbsp;: le bul­letin pou­vait dire “ces huit-là, oui, c’est douze là, qu’ils ail­lent se faire voir”. C’é­tait un peu fas­ti­dieux à compter, mais ça assur­ait que les con­seillers munic­i­paux soient choi­sis par les électeurs.</p>
<p>Or, que les électeurs choi­sis­sent leurs représen­tants, c’est le fonde­ment même de la démoc­ra­tie représentative.</p>
<p>(La seule amélio­ra­tion pos­si­ble, en fait, ç’au­rait été un sys­tème où on aurait voté indépen­dam­ment pour tous les can­di­dats, par exem­ple avec des cas­es à cocher “oui”, “boaf”, “non” et “va mourir” en face de chaque nom. C’est ce qu’on appelle “juge­ment majori­taire”, ça per­met d’éviter qu’<a href="https://blog.h26.me/2017/03/20/la-victoire-du-tweed/">un par­ti impose ses can­di­dats</a> con­tre l’avis du peu­ple, et ça devrait être la règle pour toute élec­tion, mais ça le sera sans doute jamais. Passons.)</p>
<p>Ça avait un autre intérêt&nbsp;: dans beau­coup de com­munes, il n’y avait qu’une liste, avec bien plus de noms que de sièges à pour­voir. Ça lim­i­tait les affron­te­ments stériles et la créa­tion de camps irré­c­on­cil­i­ables, dans des bleds où tout le monde se con­naît et où les rancœurs per­son­nelles peu­vent déjà pren­dre beau­coup trop d’importance.</p>
<p>Voici donc qu’on nous a appliqué le sys­tème prévu pour les grandes villes, où le nom­bre de sièges à pour­voir et de can­di­dats poten­tiels rendait le décompte indi­vidu­el impossible.</p>
<p>(Notez d’ailleurs qu’on a aujour­d’hui des out­ils qui per­me­t­traient de faire un décompte indi­vidu­el même à Paris, avec par exem­ple une lec­ture optique de chaque bul­letin et un décompte automa­tisé, affichés sur grand écran pour que tous les citoyens présents au dépouille­ment puis­sent super­vis­er l’opéra­tion. C’est donc pré­cisé­ment quand on pou­vait enfin amélior­er la démoc­ra­tie des grandes villes qu’on a au con­traire décidé d’am­put­er celle des petites communes.)</p>
<p>Imag­i­nons une sit­u­a­tion totale­ment hypothé­tique et qui ne se pro­duit absol­u­ment jamais dans les vil­lages&nbsp;: Jean-Pierre et Jean-Jacques ne peu­vent pas se saquer et s’af­fron­tent en per­ma­nence. Ils déci­dent donc tous deux de se présenter.</p>
<p></p><figure id="attachment_12989" aria-describedby="caption-attachment-12989" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12989 size-full" title="En fait, y'avait pas de conseil de 9 sièges à l'époque. Mais on pouvait présenter des listes incomplètes, donc une de 9 noms était possible pour les communes de 100 à 999 habitants." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Bulletin_valide.jpg?resize=622%2C370&#038;ssl=1" alt="Bulletin imaginaire panachant et rayant des noms sur deux listes" width="622" height="370" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Bulletin_valide.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Bulletin_valide.jpg?resize=300%2C178&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12989" class="wp-caption-text">Jusqu’à l’an­née dernière, ce bul­letin était valide pour les élec­tions munic­i­pales dans une com­mune de moins de 1000 habitants.</figcaption></figure>
<p>Jadis, ils n’é­taient que deux noms sur une liste (ou sur deux listes, mais on pou­vait panach­er plusieurs listes donc ça reve­nait au même). Les électeurs pou­vaient choisir l’un, l’autre, les deux (pour assur­er une bonne ambiance au con­seil) ou aucun (ils nous font chi­er les deux Jean-Machin avec leur guéguerre de cour d’école).</p>
<p>Aujour­d’hui, ils vont tous les deux mon­ter une liste. Avec leurs potes et leur famille, for­cé­ment, plutôt qu’avec les citoyens intéressés par le fonc­tion­nement de la com­mune (qui sont générale­ment ceux que leur querelle fatigue le plus). Ça favorise inévitable­ment la prop­a­ga­tion de leur antag­o­nisme dans l’ensem­ble de la com­mune, la créa­tion de clans, le dégoût des gens réelle­ment intéressés par l’in­térêt com­mun, et donc une dynamique pro­fondé­ment destructrice.</p>
<p>Si vous voulez pren­dre un exem­ple con­cret, cherchez “Fonte­nille” sur&nbsp;<em>La Char­ente Libre</em> et lisez les com­men­taires sur les arti­cles des six derniers mois, c’est édi­fi­ant sur com­ment ce scrutin de listes figées, sans panachage ni rayure, a creusé les cli­vages et divisé la com­mune. Et pour­tant, une des listes avait été élue par une asso­ci­a­tion dans le but exprès d’éviter les guéguer­res et de favoris­er la présen­ta­tion de gens intéressés par l’in­térêt commun.</p>
<p>Donc ce scrutin de listes figées empêche le peu­ple de choisir ses représen­tants (ce qui est tout de même la rai­son d’être d’une élec­tion) et ça favorise les antag­o­nismes. Applaud­is­sons chaleureuse­ment les débiles qui ont pon­du ce système.</p>
<p>Mais vous savez quoi&nbsp;? C’est même pas le&nbsp;pire.</p>
<h2>La vraie enculade&nbsp;: l’attribution des sièges</h2>
<p>Désolé, j’ai mis un gros mot en inter­titre, mais j’ai regardé les syn­onymes et j’en trou­ve aucun qui soit poli tout en respec­tant l’ac­cep­tion&nbsp;visée.</p>
<p>Jusque là, vous vous dites “okay, c’est bien pour­ri, mais on peut au moins attribuer les sièges à la pro­por­tion­nelle pour oblig­er les listes à col­la­bor­er et faire retomber les tensions”.</p>
<p>Ça tombe bien, y’a mar­qué “pro­por­tion­nel” dans la descrip­tion du mode de scrutin.</p>
<p>Spoil­er&nbsp;: c’est comme quand il y a mar­qué “abor­d­able” dans la descrip­tion d’une voiture élec­trique, “fort poten­tiel” dans une annonce immo­bil­ière ou “aucun min­istre mis en exa­m­en” dans les promess­es d’un can­di­dat à la prési­dence de la République.</p>
<p>Reprenons notre exem­ple con­cret, il est&nbsp;<strong>extrême­ment</strong> par­lant. À Fonte­nille, une liste a obtenu 54 % des voix, l’autre 46 % (j’ar­rondis un poil). C’est donc très logique­ment de la pre­mière a… 82 % des sièges au con­seil municipal&nbsp;!</p>
<p>Alors je vais pas men­tir, ça nous arrange (déc­la­ra­tion de con­flit d’in­térêts&nbsp;: j’é­tais sur cette liste). Mais quand même, c’est quoi cette encu­lade&nbsp;? À quel moment on se dit que c’est démoc­ra­tique quand des gens qui a pri­ori représen­tent près d’un électeur sur deux se retrou­vent réduits à même pas un cinquième du con­seil “représen­tatif”&nbsp;?</p>
<p></p><figure id="attachment_12990" aria-describedby="caption-attachment-12990" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12990 size-full" title="Comme disait Chevènement&nbsp;: &quot;les mots ont un sens&quot;. Ici, ils disent &quot;la place de ce type est en asile psy, pas à l'Assemblée&quot;." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Sieges.jpg?resize=622%2C371&#038;ssl=1" alt="Cas théorique d'une commune de 499 habitants avec 100% de participation et deux listes à une voix d'écart&nbsp;: 50,1 % des voix donnent 81,8 % des sièges" width="622" height="371" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Sieges.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Sieges.jpg?resize=300%2C179&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12990" class="wp-caption-text">Voilà ce que l’au­teur de la réforme de 2025 appelle “scrutin proportionnel”.</figcaption></figure>
<p>En fait, en lisant les petites lignes, même en cas d’é­gal­ité par­faite, on aurait eu cette répar­ti­tion des sièges, parce qu’on aurait fini par départager les listes selon… l’âge moyen des can­di­dats (avec un avan­tage aux plus vieux, et après on reproche aux jeunes d’avoir l’im­pres­sion que le sys­tème élec­toral est fait pour les museler).</p>
<p>50–50 → 82–18. Ça c’est de la représen­ta­tiv­ité,&nbsp;coco&nbsp;!</p>
<p>Parce que dans la descrip­tion du mode de scrutin, l’élé­ment impor­tant, c’est pas “pro­por­tion­nel”, c’est “prime majori­taire”. Quoi qu’il arrive, quelle que soit la sit­u­a­tion, la liste arrivée en tête (ou juste la plus vieille) reçoit la majorité absolue des sièges. Et même, s’il n’y a que deux listes, elle reçoit&nbsp;<strong>au moins</strong> 75 % des sièges.</p>
<p>Les gens qui ont conçu ce sys­tème dis­ent claire­ment un truc&nbsp;: ils n’ont rien à foutre que les élus représen­tent ou non les électeurs, ils détes­tent la démoc­ra­tie, et ils détes­tent la discussion.</p>
<p>Ils veu­lent avoir une majorité absolue libre de faire toutes les merdes qu’elle veut pen­dant la total­ité de son man­dat et une oppo­si­tion bien casée dans sa niche, libre de gueuler aus­si fort qu’elle veut en bras­sant du vent. L’a­van­tage, c’est que ce sont deux rôles très sim­ples que n’im­porte quel débile peut tenir (la preuve, Yaël Braun-Pivet est super à l’aise comme prési­dente de l’Assem­blée et Jean-Luc Mélen­chon est comme un pois­son dans l’eau comme gueu­lard inutile).</p>
<p>Mais en vrai, les gens qui s’in­téressent à la démoc­ra­tie veu­lent une représen­ta­tion, pas une dic­tature élec­tive. Sondage après sondage, on nous dit que la pop­u­la­tion est déçue des dis­cours stériles, du manque de représen­ta­tiv­ité et de l’ab­sence de dis­cus­sion dans les con­seils représen­tat­ifs, du munic­i­pal au nation­al, et que ça nour­rit l’ab­sten­tion, le ressen­ti­ment et même l’a­gres­siv­ité vis-à-vis des&nbsp;élus.</p>
<p>Et quand, en 2025, on fait évoluer un sys­tème qui juste­ment oblig­eait des représen­tants élus indi­vidu­elle­ment à tra­vailler ensem­ble, on le mod­i­fie de telle sorte que plus per­son­ne, dans aucun con­seil munic­i­pal, n’au­ra jamais besoin de discuter&nbsp;?!!!</p>
<h2>Le vrai but&nbsp;: détruire les petites communes&nbsp;?</h2>
<p>J’ai aucune preuve, mais je suis con­va­in­cu que c’est le&nbsp;cas.</p>
<p>Le vrai but de cette réforme, c’est de cass­er la sat­is­fac­tion générale­ment assez élevée des gens vis-à-vis du con­seil munic­i­pal des petites com­munes, en oblig­eant à vot­er des listes com­plètes et donc à élire des têtes de liste comme Jean-Pierre et Jean-Jacques qui saoulent tout le monde, et en trans­for­mant des con­seils qui fonc­tion­naient tant bien que mal à coups de dia­logue en mini-dic­tatures de Jean-Pierre ou Jean-Jacques.</p>
<p>C’est aus­si de max­imiser les chances que la cam­pagne crée ou creuse des frac­tures irré­c­on­cil­i­ables au sein des vil­lages, afin de frag­menter la sol­i­dar­ité des habi­tants. Ça per­met ain­si d’ac­célér­er le mou­ve­ment lancé en pri­vant les­dites com­munes d’un cer­tain nom­bre de respon­s­abil­ités au prof­it d’in­ter­com­mu­nal­ités divers­es et par­fois obscures&nbsp;: par exem­ple, elles n’ont plus la main sur le ramas­sage des ordures, mais quand les poubelles puent en atten­dant le camion bimen­su­el, c’est la pop­u­lar­ité des con­seillers munic­i­paux qui mor­fle, et ce sont eux qui se font agresser.</p>
<p>Le but final, c’est que ces com­munes, à un moment ou à un autre, soient telle­ment dégoûtées, tant chez les électeurs que chez les élus, qu’elles n’aient plus assez de can­di­dats pour faire une&nbsp;liste.</p>
<p>Et là, hop, on fusionne avec la grosse com­mune la plus proche, et le prob­lème est&nbsp;réglé.</p>
<p>Évidem­ment, ça crée d’autres prob­lèmes (je vous ren­voie à <a href="https://blog.h26.me/2017/03/16/5000-habitants/">cet autre arti­cle</a>, qui date un peu mais marche encore), mais ça, le politi­cien s’en fout&nbsp;: il a réduit le nom­bre de com­munes, il a “fait des économies”, il a surtout “sim­pli­fié la vie poli­tique” en creu­sant le fos­sé entre les électeurs et les élus et en assur­ant à la majorité de ne pas avoir de comptes à ren­dre et à l’op­po­si­tion d’avoir un rôle facile. Et la facil­ité, en poli­tique, c’est telle­ment plus impor­tant que le dia­logue, la représen­ta­tion, la réflex­ion sur l’in­térêt commun…</p>
<p>(À Fonte­nille, on a quand même réus­si à con­tourn­er l’ob­sta­cle avec une liste asso­cia­tive, qui a con­stru­it son pro­gramme au fil de con­sul­ta­tions des habi­tants et des asso­ci­a­tions, puis organ­isé une assem­blée publique pour élire la liste afin de sor­tir Jean-Pierre et Jean-Jacques de l’équa­tion. On n’a plus qu’à con­tin­uer sur cette&nbsp;voie…)</p>
]]></content:encoded>
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						<title>Un moustachu qui meurt, c’est une très grosse bibliothèque qui&#160;brûle</title>
						<link>https://blog.h26.me/2026/03/24/un-moustachu-qui-meurt-cest-une-tres-grosse-bibliotheque-qui-brule/</link>
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						<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 07:50:44 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>

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								<title>Deux cases : Jeremiah et Kurdy s&#039;engueulent, puis un plan posé et impressionniste sur un checkpoint à l&#039;aube</title>
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												<description><![CDATA[Hermann, auteur et dessinateur majeur, mort après avoir publié pas loin de 130 albums — sans compter les collectifs et les compilations d'histoires courtes. Dont peut-être pas 130 chefs-d'œuvre, mais un bon paquet quand même.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Her­mann est donc mort avant-hier.</p>
<p>Pour les dis­traits du fond, Her­mann, c’é­tait un des très grands noms de la <span class="caps">BD</span>. Il s’est fait con­naître avec le très sage et très tintinocom­pat­i­ble&nbsp;<em>Bernard Prince</em>, sur des scé­nar­ios de Greg. Mais c’est loin d’être son œuvre majeure.</p>
<p>Greg s’est en effet rapi­de­ment ren­du compte que son dessi­na­teur, tra­vailleur et réguli­er comme un métronome, pou­vait gér­er une vraie série au long cours en par­al­lèle, même et surtout en changeant com­plète­ment d’u­nivers. Ce fut <em>Comanche</em>, fresque west­ern dont on peine à réalis­er, quand on la lit 55 ans plus tard, qu’elle est arrivée avant&nbsp;<a href="https://blog.h26.me/2011/07/14/buddy-longway/"><em>Bud­dy Long­way</em></a>, avant&nbsp;<em>Jonathan Cart­land</em>, avant toutes ces séries dont les per­son­nages évolu­aient et vieil­lis­saient d’al­bum en album et qu’on avait trou­vées si mod­ernes dans les années 70.</p>
<p><em>Comanche</em>, dont l’éponyme est une femme, jeune, autonome, qui gère un ranch, dresse des chevaux et mate des hommes.&nbsp;<em>Comanche</em>, dont le “héros”, Red Dust, est un rouquin ombrageux qui joue des poings et des six-coups et qui, dès le qua­trième album, abat de sang-froid un ban­dit à sa mer­ci, parce que, en gros, ce genre de type, ils changent pas, il faut les arrêter une bonne fois pour toutes. <em>Comanche</em>, qui traite de l’évo­lu­tion du Far West à la fin du 19e siè­cle, lorsque l’élec­tric­ité, le télé­graphe et l’eau courante com­men­cent à appa­raître jusqu’au fond du Wyoming.&nbsp;<em>Comanche</em>, qui tourne dis­crète­ment autour du choix de société qui s’im­pose à tous&nbsp;: adopter ce nou­veau mode de vie plus soigné en respec­tant la loi com­mune, ou con­tin­uer à régler ses comptes à la façon tra­di­tion­nelle et être inévitable­ment relégué de plus en plus loin ou finir ses jours au péni­tenci­er&nbsp;? <em>Comanche</em>, portée par un dessin aus­si anti-tin­ti­nesque que son scé­nario, réal­iste et con­trasté, aus­si lumineux et limpi­de dans les grands espaces qu’op­pres­sant et fouil­lé dans les scènes de tension.</p>
<p></p><figure id="attachment_12981" aria-describedby="caption-attachment-12981" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12981 size-full" title="Oui, Blueberry avait ouvert la voie. Mais c'était Pilote, pas Tintin. Et puis Gir a mis longtemps à trouver ses marques&nbsp;; Hermann a été nickel dès la première case." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Comanche.jpg?resize=622%2C277&#038;ssl=1" alt="Dernière rencontre entre Dobbs et Red Dust, dans Comanche vol. 4&nbsp;: Le ciel est rouge sur Laramie" width="622" height="277" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Comanche.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Comanche.jpg?resize=300%2C134&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Comanche.jpg?resize=620%2C277&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12981" class="wp-caption-text">On est loin, très loin de la ligne claire, au dessin comme au scé­nario. — textes de Greg, images de Hermann</figcaption></figure>
<p>Mais même si un cer­tain nom­bre d’au­teurs aimeraient avoir un seul album du niveau de <em>Comanche</em>, ce n’est pas l’œu­vre majeure d’Hermann.</p>
<p>Parce que dix ans tout juste après son lance­ment, Her­mann con­va­inc Fleu­rus de lui faire con­fi­ance à 100 %, sans scé­nar­iste. Il se lance donc en solo avec&nbsp;<a href="https://blog.h26.me/2010/04/04/jeremiah/"><em>Jere­mi­ah</em></a>. Et évidem­ment, rien à voir avec ce qu’il a fait aupar­a­vant&nbsp;: c’est du post-apoc­a­lyp­tique noir, sou­vent sin­istre, où il faut beau­coup en chi­er pour allumer une lueur d’e­spoir. Le héros éponyme est con comme un manche, par­don, je voulais dire, c’est un brave garçon qui ne con­naît pas grand-chose à la vie et pense que les gens sont gen­tils — mais heureuse­ment, il prend rapi­de­ment un peu de plomb dans la cervelle, et il est bien aidé par un cro­chet du gauche red­outable. Son acolyte, endur­ci dès son plus jeune âge, est cynique, coureur de jupons, alcoolique, égoïste, teigneux à faire pass­er Red Dust pour un gen­til paci­fiste, et éton­nam­ment attachant dans sa com­plex­ité finale­ment très humaine. Ils se détes­tent et se cog­nent dessus autant qu’ils s’ai­ment et se sauvent la mise, dans un univers sale et mal­sain où fleuris­sent les cre­vures — gourous, dic­ta­teurs, deal­ers, voleurs, tueurs racistes, vio­leurs d’en­fants ou d’adultes, braves chefs d’en­tre­prise indus­tri­al­isant l’esclavage…</p>
<p>Et côté dessin, l’évo­lu­tion est pro­gres­sive vers ce que faute de mieux j’ap­pellerais une sorte d’im­pres­sion­nisme réal­iste, avec des tach­es de couleurs en guise de tex­tures et d’om­bres, soulig­nant habile­ment les para­dox­es de son univers.</p>
<p></p><figure id="attachment_12984" aria-describedby="caption-attachment-12984" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12984 size-full" title="Bon, l'humour est souvent très noir et la poésie garde un AK à la main, mais c'est beau." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Jeremiah.jpg?resize=622%2C274&#038;ssl=1" alt="Deux cases&nbsp;: Jeremiah et Kurdy s'engueulent, puis un plan posé et impressionniste sur un checkpoint à l'aube" width="622" height="274" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Jeremiah.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Jeremiah.jpg?resize=300%2C132&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Jeremiah.jpg?resize=620%2C274&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12984" class="wp-caption-text">J’ai beau­coup par­lé du côté dur et cynique, mais Jere­mi­ah est aus­si bour­ré d’hu­mour et de poésie. — scé­nario et dessins Hermann</figcaption></figure>
<p>Il faut l’avouer, <em>Jere­mi­ah</em> est par­fois iné­gal&nbsp;: chaque his­toire est indépen­dante, avec des thèmes extrême­ment var­iés. Cer­taines sont tout sim­ple­ment moins réussies que d’autres, l’am­biance est par­fois plus ou moins sai­sis­sante. Mais dans l’ensem­ble, les vingt à vingt-cinq pre­miers vol­umes (qui se déroulent dans un vrai univers post-apoc­a­lyp­tique&nbsp;: toutes les struc­tures se sont effon­drées, lais­sant quelques groupes humains épars ten­ter de sur­vivre) sont très prenants, jusqu’à par­fois être flip­pants ou éprou­vants pour le lecteur. Quand les villes réap­pa­rais­sent et se réor­gan­isent, je trou­ve que l’am­biance de la série y perd un peu, mais les his­toires de ces têtes de mules (et là je ne par­le pas d’Es­ra) restent assez prenantes.</p>
<p>Et avec&nbsp;<em>Jere­mi­ah</em>, Her­mann peut dire qu’il est un des rares auteurs de <span class="caps">BD</span> européens à avoir inspiré <a href="https://cine.h26.me/2011/08/07/jeremiah-2/">une série télé améri­caine</a> — très dif­férente mais tout à fait potable.</p>
<p>Mais Her­mann n’a pas fait que&nbsp;ça.</p>
<p>Parce qu’après avoir refilé Prince à Dany et Comanche à Rouge, ça n’est pas une petite aven­ture annuelle de Jere­mi­ah qui allait combler l’emploi du temps de ce stakhanoviste du pinceau. Her­mann lance donc un sec­ond pro­jet solo,&nbsp;<em>Les tours de Bois-Mau­ry</em>, changeant à nou­veau com­plète­ment d’en­vi­ron­nement pour pass­er à un Moyen Âge cen­tral trou­ble. Comme aucun dieu n’est infail­li­ble, je vais dire hon­nête­ment que c’est sa seule série que j’ai lue et à laque­lle je n’ai vrai­ment pas accroché, voilà. Mais beau­coup de cri­tiques et d’au­teurs de <span class="caps">BD</span> lui vouent un véri­ta­ble culte, donc ça doit avoir des qualités.</p>
<p>Et puis, bon, faut bien s’oc­cu­per, hein. Alors, entre un&nbsp;<em>Jere­mi­ah</em> et un&nbsp;<em>Les tours de Bois-Mau­ry</em>, Her­mann a mul­ti­plié les albums uniques. Avec, à son habi­tude (vous com­mencez à con­naître l’oiseau), des ambiances et des sujets très variés.</p>
<p>Ça m’a valu une énorme baffe&nbsp;:&nbsp;<em>Sara­je­vo-Tan­go</em>, son pre­mier album en couleurs directes, sor­ti en 1995. Si vous avez de vagues con­nais­sances de l’his­toire du con­ti­nent, l’as­so­ci­a­tion de “Sara­je­vo” et de “1995” doit vous rap­pel­er des trucs… Pour­tant, c’est un polar. Mais évidem­ment, c’est aus­si une <span class="caps">BD</span> de guerre sur le siège de la ville. Et surtout, Her­mann utilise son fil rouge polici­er et son cadre de guerre civile pour faire un petit brûlot poli­tique, qu’on pour­rait résumer ain­si&nbsp;: “Mais putain de bor­del de Dieu, vous bran­lez quoi, à&nbsp;l’ONU&nbsp;?”</p>
<p></p><figure id="attachment_12982" aria-describedby="caption-attachment-12982" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12982 size-full" title="N'empêche, ça fait autant de balles qui finissent pas dans des gosses bosniaques." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Sarajevo-Tango.jpg?resize=622%2C277&#038;ssl=1" alt="Des miliciens serbes font éclater un Gros Doigt Grondeur de l'ONU au-dessus de Sarajevo." width="622" height="277" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Sarajevo-Tango.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Sarajevo-Tango.jpg?resize=300%2C134&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/03/Sarajevo-Tango.jpg?resize=620%2C277&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12982" class="wp-caption-text">Bien sûr que l’ONU est utile&nbsp;: elle envoie plein de Gros Doigts Gron­deurs pour rap­pel­er que le droit inter­na­tion­al doit être respec­té. Et ça fait vache­ment peur aux mili­ciens serbes. — scé­nario et dessins Hermann</figcaption></figure>
<p>J’avais quinze ans quand j’ai lu ça et com­ment dire… J’ai encore aujour­d’hui l’im­pres­sion d’avoir plus appris sur le rôle du Con­seil de Sécu­rité en un album qu’en trente ans passés à dépi­auter la presse tous les matins. Et évidem­ment, je repense très, très sou­vent à cet album, chaque fois que je vois une autorité quel­conque envoy­er un <a href="https://blog.h26.me/2015/02/13/gros-doigt-grondeur/">Gros Doigt Gron­deur</a> à une entité qui fait de la merde dangereuse.</p>
<p>Mais c’est pas tout ce que Her­mann a fait.&nbsp;Au total, je viens de compter, il a pub­lié pas loin de 130 albums, sans compter les his­toires cour­tes, col­lec­tifs et recueils divers. Pour un dessi­na­teur belge qui a égale­ment scé­nar­isé lui-même quelque chose comme la moitié de ses œuvres, ça doit pas être loin d’un record. Et quand on regarde le niveau moyen des scé­nar­ios et des planch­es, ça devient ahuris­sant. Il y a des vieil­lards, quand ils meurent, c’est une énorme bib­lio­thèque qui&nbsp;brûle.</p>
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						<title>Nimitz, retour vers l’enfer</title>
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						<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 19:08:46 +0000</pubDate>
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								<title>Lasky, Owens et Yelland regardent les photos du vol de reconnaissance</title>
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												<description><![CDATA[Un film secondaire aux aspects techniques réussis, étonnamment moderne par certains aspects, qui souffre surtout d'une fin bâclée.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Don Tay­lor,&nbsp;1980,&nbsp;****</p>
<p>Y’a des fois, au détour d’une con­ver­sa­tion, vous vous deman­dez ce que ça valait, ce truc que vous adoriez quand vous étiez ado. Et vous vous refaites <em>Nimitz, retour vers l’en­fer</em>, un des pre­miers films à mon­tr­er le Tom­cat sous tous les angles — six ans avant&nbsp;<em>Top gun</em>.</p>
<p>La bonne nou­velle, c’est que ça a plutôt bien vieil­li. Mené sur un tem­po ada­gio, le mon­tage prof­ite d’un rythme maîtrisé et entraî­nant à défaut d’être ébou­rif­fant. Les acteurs font leur boulot avec bonne volon­té, Dou­glas est aus­si con­va­in­cant que d’habi­tude, Ross très naturelle dans son personnage.</p>
<p></p><figure id="attachment_13902" aria-describedby="caption-attachment-13902" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13902 size-full" title="Et comptez pas sur mon abruti de sénateur, c'est moi qui vais être la seule de mon époque à comprendre ce qu'il se passe." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_Laurel.jpg?resize=622%2C336&#038;ssl=1" alt="Laurel sur le Nimitz en tenue Navy" width="622" height="336" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_Laurel.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_Laurel.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13902" class="wp-caption-text">Oui je sais, je suis la demoi­selle en détresse. Enfin, en détresse… Déjà, toi, tu vas chercher mon chien, toi, tu me débar­rass­es de ce Japon­ais, et pis toi tu vas me dire ce que tu sais et on va faire for­tune. — pho­to The Bry­na Company</figcaption></figure>
<p>À ce sujet, Lau­rel détonne un peu dans le paysage des films de guerre de l’époque&nbsp;: elle est autonome, ambitieuse, assume ses choix, ne crie pas et ne chouine pas pour rien, bref, comme elle le dit à pro­pos du pla­fond de verre des femmes en poli­tique dans les années 1940, “Si mon physique fait qu’ils entrou­vrent la porte, Dieu les pro­tège quand je serai entrée&nbsp;!” Évidem­ment, le test de Bechdel est loin, vu que c’est lit­térale­ment la seule femme qu’on voit de tout le film, mais elle a un vrai rôle qui dépasse de loin le sim­ple faire-val­oir — et elle pousse jusqu’à se moquer de ceux qui la pren­nent pour une déco­ra­tion du bureau du sénateur.</p>
<p>L’autre bonne nou­velle, c’est que même les scènes aéri­ennes ont rel­a­tive­ment bien vieil­li. Okay, c’est pas&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2007/10/09/les-chevaliers-du-ciel/"><em>Les cheva­liers du ciel</em></a> ou <a href="https://cine.h26.me/2026/03/03/athos-au-coeur-de-la-patrouille-de-france/"><em>Athos</em></a>, mais c’est beau­coup mieux que <em>Top gun</em>. La Navy a joué le jeu à fond en met­tant le Nimitz et une cinquan­taine de marins à la dis­po­si­tion de la réal­i­sa­tion et en envoy­ant des Tom­cat simuler des com­bats avec des T‑6 (maquil­lés en Zéro, évidem­ment), en patrouille lâche avec des aéronefs de prise de vue. Du coup, on a de vraies plans air-to-air, avec de vrais avions, com­plétées par des images tournées pour <em>Tora&nbsp;! Tora&nbsp;! Tora&nbsp;!</em> (qui avait un bud­get beau­coup plus élevé et a fourni aux pro­duc­tions améri­caines plein de rush­es à utilis­er pen­dant des décennies).</p>
<p></p><figure id="attachment_13900" aria-describedby="caption-attachment-13900" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13900 size-full" title="Si vous avez compris toute la légende de cette photo, je sais pas si je dois vous féliciter ou avoir pitié, mais bienvenue dans mon asile." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_Tomcat_virage.jpg?resize=622%2C335&#038;ssl=1" alt="Un Tomcat en virage serré, un filet de condensation en bout d'aile" width="622" height="335" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_Tomcat_virage.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_Tomcat_virage.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13900" class="wp-caption-text">Fans du gros matou de Grum­man, notez la con­fig­u­ra­tion assez rare&nbsp;: flèche réduite et ailettes d’apex par­tielle­ment déployées. Si celles-ci étaient avant tout des­tinées à recen­tr­er la por­tance à flèche max­i­male pour les virages en haut super­son­ique, elles pou­vaient aus­si sor­tir en sub­sonique à des flèch­es assez faibles afin de com­pléter becs et volets. Ici, l’avion est cen­tré avant (les points de Phoenix arrière sont vides), ce qui doit logique­ment les ren­dre encore plus utiles. — cap­ture de film The Bry­na Company</figcaption></figure>
<p>Ça a évidem­ment un petit côté clip de recrute­ment de la Navy, ain­si que pub pour Grum­man&nbsp;: his­torique­ment très présent sur les porte-avions améri­cains, le con­struc­teur prof­ite non seule­ment d’une superbe présen­ta­tion du Tom­cat (sa star du moment), mais aus­si du Hawk­eye, de l’In­trud­er et du Prowler, qui mon­trent tous ce qu’ils savent faire. Le Cor­sair <span class="caps">II</span> est le seul avion non-Grum­man à avoir un vrai rôle, et il fait une moins bonne pub pour son fab­ri­cant&nbsp;: il a une panne de crosse qui impose un appon­tage dans la bar­rière&nbsp;!((En fait, il devait juste faire de la fig­u­ra­tion comme les Viking, Cru­sad­er et autres Sky­war­rior qui décorent les arrière-plans, mais un vrai acci­dent s’est pro­duit pen­dant le tour­nage sur le Nimitz, l’équipe a filmé l’événe­ment et la réal­i­sa­tion a décidé de l’in­té­gr­er au film.)) Cela n’empêche que la volon­té de réal­isme est réelle, le film prenant soin de mon­tr­er (sans vrai­ment l’ex­pli­quer il est vrai) la dif­férence de domaine de vol entre les appareils&nbsp;: on voit les Tom­cat faire des ciseaux pour rester der­rière les Zéro sur les plans avant le com­bat, et durant celui-ci, ils font des pass­es per­me­t­tent de prof­iter de leur puis­sance et de leur vitesse sans chercher à rester placés en posi­tion de tir (ce dont ils seraient incapables).</p>
<p>Il en va de même pour le fonc­tion­nement de la passerelle, qui “sonne” juste, et en fait l’ensem­ble de la vie à bord du navire. C’est plutôt un bon film mil­i­taire, avec juste une poignée de bizarreries, sou­vent néces­saires pour que le scé­nario avance. En par­ti­c­uli­er, on a du mal à croire qu’un pilote japon­ais puisse aus­si facile­ment désarmer ses gardes, piquer un <span class="caps">M16</span> et pren­dre une otage avant de se faire plomber.</p>
<p></p><figure id="attachment_13903" aria-describedby="caption-attachment-13903" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13903 size-full" title="Allô Valérian&nbsp;? J'ai une question de droit temporel&nbsp;: si on défonce une flotte japonaise parce qu'on sait qu'elle va attaquer avant qu'elle attaque, et que du coup elle peut plus attaquer, c'est de la légitime attaque ou du paradoxe insoluble&nbsp;?" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_equipe.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Lasky, Owens et Yelland regardent les photos du vol de reconnaissance" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_equipe.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Nimitz_equipe.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13903" class="wp-caption-text">Cap­tain, on a un prob­lème&nbsp;: vu la posi­tion des bâti­ments, on est le 7 décem­bre. <span class="caps">CE</span> 7 décem­bre. — pho­to The Bry­na Company</figcaption></figure>
<p>En revanche, <em>Nimitz, retour vers l’en­fer</em> a une grosse faib­lesse scé­nar­is­tique&nbsp;: on a l’im­pres­sion que les auteurs ont pris peur devant l’au­dace de leur idée (pour les dis­traits du fond&nbsp;: ça aurait don­né quoi si le Nimitz, avec sa puis­sance de tir et ses out­ils de recon­nais­sance mod­ernes, s’é­tait trou­vé en posi­tion d’in­ter­cepter la flotte japon­aise le 7 décem­bre 1941 à l’aube&nbsp;?). Et comme un cheval qui prend peur, ils ont refusé l’ob­sta­cle à la dernière sec­onde. Après avoir soigneuse­ment pré­paré le ter­rain, après avoir évo­qué les aspects juridiques et les para­dox­es tem­porels en jeu, après avoir mis tout le navire en état d’alerte, bon, on peut quand même pas chang­er l’His­toire, ça nous oblig­erait à écrire une heure d’uchronie pour mon­tr­er les con­séquences… Allez hop, retour à la maison.</p>
<p>Il n’y a d’ailleurs aucune expli­ca­tion au voy­age tem­porel, ce que j’avais trou­vé assez osé quand j’é­tais ado, je veux dire, c’é­tait tout le fonde­ment du film qui était juste là, comme ça, sans orig­ine&nbsp;! Soit dit en pas­sant, con­traire­ment à ce que racon­tent beau­coup de cri­tiques, <em>Nimitz, retour vers l’en­fer</em> n’est du coup pas un film de sci­ence-fic­tion&nbsp;: pour autant qu’on sache, c’est un orage che­lou et c’est tout, donc ça coche la case “fan­tas­tique” mais pas “<span class="caps">SF</span>”((Dans la novéli­sa­tion de Mar­tin Caidin, il y a un embry­on d’ex­pli­ca­tion qui jus­ti­fie le label “<span class="caps">SF</span>”, mais absol­u­ment rien dans le film.)). En revoy­ant le film trente ans plus tard, c’est plutôt un des élé­ments lais­sés en sus­pens d’une fin bâclée pour laque­lle les scé­nar­istes n’avaient sans doute pas d’idée convaincante.</p>
<p>Reste donc un film éton­nant, franche­ment réus­si sur le plan tech­nique (surtout quand on pense à son bud­get rel­a­tive­ment mod­este), d’une moder­nité inat­ten­due par cer­tains aspects (surtout quand on pense qu’il se déroule entre 1980 et 1941), mais dont la fin tombe comme un cheveu sur la soupe — ou plutôt comme un bon repas sans fro­mage ni dessert.</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
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						<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 17:00:31 +0000</pubDate>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
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								<title>Extrait du STC n°ST01870LA, accordé à 10 Tanker par la FAA le17 mars 2006</title>
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												<description><![CDATA[C’est peu dire que sa nais­sance a fait lever des sour­cils. Ses par­ents étaient fous, ils allaient se tuer, le bébé était trop gros, trop lourd, il ne passerait jamais… Ou bien, il allait être trop gour­mand, coûter trop cher, faire per­dre énor­mé­ment de temps et d’ar­gent à tout le monde. Ou encore, il devrait [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>C’est peu dire que sa nais­sance a fait lever des sour­cils. Ses par­ents étaient fous, ils allaient se tuer, le bébé était trop gros, trop lourd, il ne passerait jamais… Ou bien, il allait être trop gour­mand, coûter trop cher, faire per­dre énor­mé­ment de temps et d’ar­gent à tout le monde. Ou encore, il devrait rester trop haut et n’ar­riverait qu’à faire un aérosol déco­ratif mais inutile. Il a d’ailleurs fal­lu qu’un séna­teur agacé de le voir traîn­er à la garderie sec­oue quelques puces pour qu’on l’au­torise enfin à mon­tr­er ce qu’il savait faire dans le vrai monde. Il s’est mon­tré bon élève, appliqué, tra­vailleur, au point d’avoir rapi­de­ment des frères cadets encore plus lourds. Et s’il est actuelle­ment blo­qué à la mai­son suite à l’ac­ci­dent d’un loin­tain cousin, il reste le meilleur exem­ple de vrai suc­cès de sa catégorie.</p>
<p></p><figure id="attachment_12961" aria-describedby="caption-attachment-12961" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://drs.faa.gov/browse/excelExternalWindow/A04B602670A54A69862571E3005B1818.0001"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12961 size-full" title="Idéalement, du retardant, mais ça marche aussi à l'eau." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/10_Tanker_STC.jpg?resize=622%2C180&#038;ssl=1" alt="Extrait du STC n°ST01870LA, accordé à 10 Tanker par la FAA le17 mars 2006" width="622" height="180" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/10_Tanker_STC.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/10_Tanker_STC.jpg?resize=300%2C87&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/10_Tanker_STC.jpg?resize=620%2C180&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></a><figcaption id="caption-attachment-12961" class="wp-caption-text">Le 17 mars 2006, le <span class="caps">DC-10</span> deve­nait offi­cielle­ment un bom­bardier de liq­uides. — <a href="https://drs.faa.gov/browse/excelExternalWindow/A04B602670A54A69862571E3005B1818.0001">doc­u­ment&nbsp;<span class="caps">FAA</span></a></figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire, <span class="caps">STC</span> n°<span class="caps">ST01870LA</span> per­me­t­tant “l’in­stal­la­tion d’un réser­voir externe pour la dis­per­sion aéri­enne de liq­uides” sur un McDon­nell-Dou­glas&nbsp;<span class="caps">DC-10</span>.</p>
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						<title>Thunder in Paradise (première demi-heure)</title>
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						<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 21:33:41 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
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								<title>Hulk Hogan, Chris Lemmon, Robin Weisman et un bout de Thunder</title>
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												<description><![CDATA[Parfois, on tombe sur un truc qui éveille une pointe de curiosité : une série télé avec Hulk Hogan et un bateau hi-tech. Et parfois, la curiosité est cruellement punie.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>bouil­lon improb­a­ble de Michael Berk, Dou­glas Schwartz et Gre­go­ry Bonann, 1993–1994</p>
<p>Le saviez-vous&nbsp;? Au début des années 90, Hulk Hogan a imag­iné faire une car­rière d’ac­teur. Après quelques rôles dans des films mineurs, il a copro­duit sa pro­pre série télé, où il inter­prète un ancien <span class="caps">SEAL</span> qui affronte les méchants avec son meilleur pote bricoleur et son bateau bour­ré d’armes et de tech­nolo­gies nou­velles, le Thunder.</p>
<p>Avec une telle orig­ine, en général, on obtient une série très iné­gale, qui mélange de bonnes idées et des échecs cuisants. Ce n’est pas le cas ici&nbsp;:&nbsp;<em>Thun­der in Par­adise</em> est d’une qual­ité remar­quable­ment constante.</p>
<p>Du moins, pour la demi-heure que j’en ai vue avant de jeter l’éponge.</p>
<p></p><figure id="attachment_13889" aria-describedby="caption-attachment-13889" style="width: 544px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13889 size-full" title="Autre fun fact&nbsp;: son jeu est au mieux médiocre et je suis pas du tout étonné que sa carrière se soit grosso modo arrêtée là." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Thunder_in_Paradise.jpg?resize=544%2C400&#038;ssl=1" alt="Hulk Hogan, Chris Lemmon, Robin Weisman et un bout de Thunder" width="544" height="400" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Thunder_in_Paradise.jpg?w=544&amp;ssl=1 544w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Thunder_in_Paradise.jpg?resize=300%2C221&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Thunder_in_Paradise.jpg?resize=220%2C162&amp;ssl=1 220w" sizes="auto, (max-width: 544px) 100vw, 544px"><figcaption id="caption-attachment-13889" class="wp-caption-text">Fun fact&nbsp;: Robin Weis­man, neuf ans, est de loin la meilleure actrice de tout le cast­ing sur la pre­mière demi-heure. — pho­to Tri­mark Pictures</figcaption></figure>
<p>Le scé­nario est infect, les dia­logues sont à chi­er, le mon­tage est pour­ri, la prise de vue est ger­bante, la prise de son est dégueu­lasse, le mix­age est igno­ble (notam­ment grâce à une musique d’ac­tion totale­ment naze), les acces­soires puent le car­ton-pâte à trois kilo­mètres, la direc­tion d’ac­teurs est aux frais­es (bien aidée par un cast­ing incom­pé­tent et des per­son­nages incon­sis­tants), les effets spé­ci­aux sont vérolés, l’an­ti­com­mu­nisme est pri­maire, la pro­pa­gande est omniprésente, le rythme est som­nifère, même la tra­duc­tion est nauséabonde((En “français”, le titre est devenu… <em>Caraïbes off­shore</em>.)). Bref, c’est immonde d’un bout à l’autre, quel que soit l’an­gle sous lequel on le&nbsp;prend.</p>
<p>Je dis sou­vent que les nanars, c’est ma grande pas­sion, mais là, je m’avoue vain­cu. J’ai tenu une demi-heure, dont vingt-cinq min­utes dans un état d’hébé­tude fascinée, comme on regarde un énorme caram­bo­lage sur l’au­toroute sans arriv­er à décrocher. Heureuse­ment, j’ai fini par arriv­er à appuy­er sur “stop”. Cinq min­utes de plus et je devais me laver les yeux à la Jav­el pour m’en remettre.</p>
]]></content:encoded>
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						<title>The Stringer : un photographe pour l’histoire</title>
						<link>https://cine.h26.me/2026/03/14/the-stringer-un-photographe-pour-lhistoire/</link>
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						<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 21:57:31 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Film]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[vietnamien]]></category>

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								<title>Nguyễn Thành Nghệ photographie les enfants qui viennent de passer</title>
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												<description><![CDATA[Quand, après avoir vu un documentaire, tu passes une journée à recouper ses affirmations et celles de ses adversaires pour écrire ta critique, tu sais qu'il a raté quelque chose…]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[
<p>de Bao Nguyen, 2025,&nbsp;**</p>
<p>Les événe­ments his­toriques sont sou­vent prop­ices aux rumeurs divers­es et var­iées. Les œuvres artis­tiques majeures égale­ment. Alors, quand une pho­to mar­que l’His­toire, il est peu sur­prenant qu’elle nour­risse les soupçons. L’ex­em­ple emblé­ma­tique, c’est la&nbsp;<em>Mort d’un sol­dat répub­li­cain</em> de Capa, qui aurait été posée, ou prise ailleurs, ou prise par Ger­da Taro, ou peut-être même prise par Capa à la volée sur le front comme il l’a dit, on n’en sait&nbsp;rien.</p>
<figure id="attachment_13878" aria-describedby="caption-attachment-13878" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13878 size-full" title="Et la preuve du contraire sera très difficile à apporter, même s'il est tentant de la réattribuer…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_photo.jpg?resize=622%2C511&#038;ssl=1" alt="Négatif inversé de La terreur de la guerre, photo au cœur du film" width="622" height="511" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_photo.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_photo.jpg?resize=300%2C246&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13878" class="wp-caption-text">En ouver­ture du dossier Asso­ci­at­ed Press, ce scan inver­sé du négatif de <em>La ter­reur de la guerre</em>, une pho­to qui a mar­qué l’His­toire. — pho­to Nick Út (jusqu’à preuve du con­traire) pour&nbsp;<span class="caps">AP</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;<em>The Stringer</em> s’in­téresse à une autre pho­to célèbre, peut-être plus encore (surtout aux États-Unis)&nbsp;: <em>La ter­reur de la guerre</em>, plus con­nue chez nous sous le surnom&nbsp;<em>La petite fille au napalm</em>. Sa théorie&nbsp;: elle n’a pas été prise par Nick Ut((Huỳnh Công Út, surnom­mé Nick dès les années 60, a été nat­u­ral­isé améri­cain et signe ses travaux sans accentuer son prénom.)), crédité à l’époque par Asso­ci­at­ed Press, mais par un pigiste et chauf­feur, Nguyễn Thành Nghệ. Horst Faas, directeur du bureau d’AP à Saï­gon, aurait décidé de l’at­tribuer à Ut pour dif­férentes raisons, allant du pres­tige de l’a­gence à la cul­pa­bil­ité d’avoir mis­sion­né Huỳnh Thanh Mỹ, frère aîné de Nick Ut, le jour de sa&nbsp;mort.</p>
<p>Depuis la sor­tie du film, <span class="caps">AP</span> a pub­lié <a href="https://apnews.com/project/terror-of-war/">un énorme dossier</a> (plutôt solide au demeu­rant) pour nier ses affir­ma­tions, Ut a porté plainte pour diffama­tion, World Press Pho­to a sus­pendu le crédit de la pho­to, ça a énor­mé­ment fait par­ler beau­coup de monde, et ceux qui savent, et bien… Soit ils sont morts, soit ils la fer­ment, soit ils sont Ut et Nghệ eux-mêmes.</p>
<p>Donc, le&nbsp;film.</p>
<p>Com­mençons par un truc clair&nbsp;: c’est un doc­u­men­taire ori­en­té avec une nar­ra­tion à l’améri­caine. Ça veut dire, d’une part, une prise de recul absol­u­ment min­ime, la reprise sans cri­tique des pro­pos des inter­viewés, un sur­vol sys­té­ma­tique de toute théorie alter­na­tive&nbsp;; et d’autre part, des inter­views inter­minables où on répète en boucle les mêmes choses, des cen­taines de plans coupes mol­las­sons sur la famille, une mise en scène des enquê­teurs franche­ment forcée.</p>
<figure id="attachment_13882" aria-describedby="caption-attachment-13882" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13882 size-full" title="Personne ne nie qu'il ait été bien placé. Il ne fait guère de doute que, de là où il était, il a dû faire des photos extrêmement similaires. Mais a-t-il fait celle-ci&nbsp;? Le film l'affirme sans le prouver." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_Nguyen_Than_Nghe_age.jpg?resize=622%2C327&#038;ssl=1" alt="Nguyễn Thành Nghệ âgé, de profil à contre-jour" width="622" height="327" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_Nguyen_Than_Nghe_age.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_Nguyen_Than_Nghe_age.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13882" class="wp-caption-text">Nghệ racon­te son his­toire, ses enfants la racon­tent tour à tour, ils sont tous très très émus, okay… Ça prou­ve quoi&nbsp;? — cap­ture de bande-annonce Netflix</figcaption></figure>
<p><em>The Stringer</em> fait qua­si­ment 1 h 40, mais hon­nête­ment, il serait beau­coup plus intéres­sant au for­mat 52 min­utes (ou même 30 min). J’ai pas chronométré, mais j’ai l’im­pres­sion qu’un tiers du film tourne autour de la famille de Nghệ, ses enfants qui se sou­vi­en­nent avoir vu la pho­to sur le fri­go, ses proches qui se sou­vi­en­nent qu’il dis­ait avoir pris cette pho­to, tout ça. Si on a une once d’e­sprit cri­tique, on se ren­dra aisé­ment compte que ça n’ap­porte absol­u­ment rien à la ques­tion&nbsp;: que des gens qui n’é­taient pas là soient con­va­in­cus que leur père ou leur ami est hon­nête, c’est juste du bruit — ça détourne du sujet et ça joue sur la corde sen­si­ble. Et je ne par­le même pas du rem­plis­sage sur la jour­nal­iste viet­nami­enne qui recherche les traces de Nghệ, qui reprend les recettes de Michael Moore et Élise Lucet mais sans le sus­pense ni l’im­mer­sion. Quant au très long témoignage de Carl Robin­son, faut vrai­ment avoir passé dix min­utes aux toi­lettes sans met­tre en pause pour ne pas se dire “Non mais c’est bon on a com­pris qu’il se sent coupable, on peut pass­er à la&nbsp;suite&nbsp;?”</p>
<p>En somme, il ne manque que les coupures pubs et la grosse voix off “Gary trou­vera-t-il la preuve qui chang­era le cours de l’hu­man­ité&nbsp;?” pour en faire un vrai docu télévi­suel améri­cain façon <a href="https://cine.h26.me/2022/11/06/ice-airport-alaska/"><em>Ice Air­port Alas­ka</em></a>.</p>
<p>Il y a aus­si des pas­sages spec­tac­u­laire­ment mal­hon­nêtes, comme ceux qui remet­tent en cause la par­tic­i­pa­tion de Nick Ut au sauve­tage de Phan Thị Kim Phúc en se bas­ant sur… un témoignage d’un gars d’AP qui dit en gros “quand l’a­gence cher­chait où elle était, Nick n’a pas bougé” et un témoignage d’époque de la mère de Kim Phúc qui dit que son frère a mené sa fille à l’hôpital.</p>
<p>Le pre­mier n’ap­porte évidem­ment rien&nbsp;: toute l’a­gence savait où avait eu lieu l’at­taque, Kim Phúc avait été prise en charge à l’hôpi­tal le plus proche, elle a été assez facile à retrou­ver. Par ailleurs, toute l’a­gence savait aus­si que Nick Ut avait con­tin­ué à “tra­vailler la scène” pen­dant qu’on emme­nait Kim Phúc à l’hôpi­tal&nbsp;: il n’a jamais pré­ten­du l’avoir accom­pa­g­née jusqu’à son&nbsp;lit.</p>
<p>Quant au deux­ième témoignage, que les auteurs présen­tent comme la preuve que la famille de la vic­time savait que Ut n’é­tait pas là, il n’ap­porte pas plus de cer­ti­tude. Selon la ver­sion courante des événe­ments, elle a été emportée dans le four­gon des jour­nal­istes avec plusieurs d’en­tre eux et d’autres civils. Per­son­ne n’a jamais dit que son oncle ne l’avait pas accom­pa­g­née, et ça n’ex­clut pas qu’Ut ait fait par­tie de ceux qui l’avaient instal­lée dans le véhicule. Le film est en revanche muet sur les témoignages de Kim Phúc, qui a dit plusieurs fois que son oncle lui avait dit qu’Ut l’avait aidée&nbsp;: il est tout à fait plau­si­ble qu’ils l’aient tous les deux emmenée.</p>
<p>Sur cette séquence, Bao Nguyen (réal­isa­teur) et Gary Knight (prin­ci­pal auteur du doc­u­men­taire) ont une présen­ta­tion grossière­ment mal­hon­nête des choses. En fait, ils sem­blent se plac­er dans le rôle d’un pro­cureur qui, out­re le sujet jugé, s’at­tache à démon­ter l’im­age d’un accusé dans l’e­sprit du jury, plutôt que dans celui d’un doc­u­men­tariste qui cherche à recon­stituer les faits. Autre séquence franche­ment prob­lé­ma­tique&nbsp;: celle où Gary Knight donne ren­dez-vous à Nick Ut à la ter­rasse d’un hôtel et où celui-ci ne vient pas. C’est de toute évi­dence une recon­sti­tu­tion, ça pue l’in­ven­tion, et c’est le seul truc qui pré­tend mon­tr­er que les auteurs de <em>The Stringer</em> auraient été hon­nêtes et auraient don­né à Ut l’oc­ca­sion de don­ner libre­ment sa ver­sion des faits. Franche­ment, Col­in Pow­ell était plus crédi­ble quand il expli­quait avoir la preuve que Sad­dam avait des armes de destruc­tion massive.</p>
<figure id="attachment_13879" aria-describedby="caption-attachment-13879" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13879 size-full" title="En même temps, quand t'es Américain, tu vois &quot;cris d'alarme&quot; et &quot;enfants&quot;, tu te dis que ça va avec la photo d'enfants qui crient. &#x1f608;" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_enfants.jpg?resize=622%2C328&#038;ssl=1" alt="Titre &quot;Cri d'alarmer pour les enfants des grandes villes&quot; dans un journal français, le titre lié à la photo étant en fait plus à droite" width="622" height="328" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_enfants.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_enfants.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13879" class="wp-caption-text">Symp­tôme du soin apporté à la véri­fi­ca­tion des faits&nbsp;: le mon­teur et/ou le réal­isa­teur ont choisi de cen­tr­er l’im­age sur un titre qui n’a rien à voir avec la pho­to – celle-ci se rap­por­tait au texte situé à droite, et en par­tie coupé. — cap­ture de film Netflix</figcaption></figure>
<p>Donc à ce stade, c’est assez nul, et je ne com­prends pas com­ment la cri­tique peut être aus­si enthousiaste.</p>
<p>Mais il y a aus­si des vrais morceaux de doc­u­men­taire, qui ren­dent le film franche­ment intéres­sant par moments.</p>
<p>Il fait ain­si décou­vrir au grand pub­lic cette réal­ité con­nue des pho­tographes de ter­rain&nbsp;: sou­vent, on est douze à faire grosso modo la même pho­to, et même entre pho­tographes, il est dif­fi­cile de savoir exacte­ment qui a pris quelle image.</p>
<p>Il détaille aus­si le fonc­tion­nement des agences de presse et des pub­li­ca­tions, qui ont tout intérêt à met­tre en avant leur per­son­nel plutôt que les pigistes et indépen­dants, quitte à tor­dre un peu la réal­ité çà et là. Parce que pour l’im­age de l’a­gence, “on a embauché ce petit jeune il y a cinq ans, on l’a for­mé, on lui a don­né sa chance et aujour­d’hui il a un Pulitzer et un World Press”, ça fait mieux que “y’a qua­tre gus qui nous ont ramené des pho­tos, on les a dévelop­pées, on serait passés à côté de celle-là si le directeur du bureau l’avait pas choisie lui-même, on a filé vingt balles au type qui avait apporté le négatif et voilà qu’on a un Pulitzer et un Word Press qui nous tombent dessus”. C’est un secret de polichinelle chez les reporters&nbsp;: des pho­tos pris­es par un accom­pa­g­na­teur et créditées du jour­nal­iste qui lui avait prêté son appareil ou des inter­views déblo­quées et menées par un <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/fixeur">fixeur</a> ou un <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/localier">localier</a> et signées par l’en­voyé spé­cial qui suiv­ait le mou­ve­ment, c’est très courant.<sup><a href="#footnote_1_13855" id="identifier_1_13855" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Du reste, ce système arrange parfois tout le monde&nbsp;: les locaux n'ont pas forcément intérêt à ce que leur nom apparaisse, ce qui les désignerait comme collabos ou ennemis pour le camp d'en face alors qu'ils ont juste fait leur boulot et pris l'argent là où il était. Ce qui n'empêche que réattribuer leurs œuvres sans leur accord garde souvent un bon relent raciste et colonial.">1</a></sup></p>
<p>Enfin, la recon­sti­tu­tion de la scène, qu’on attend hélas une heure, est très minu­tieuse, intéres­sante et éclairante. On ne remerciera jamais assez, d’ailleurs, l’équipe d’ITN, dont le <a href="https://youtu.be/suy8cwO6i4o?si=h9xZzEhdgguV3wHo">film d’ac­tu­al­ité</a> (qui à l’époque mon­trait surtout l’er­reur dra­ma­tique des Skyraider sud-viet­namiens) a per­mis de plac­er assez pré­cisé­ment les dif­férents inter­venants. Et c’est le point plutôt con­va­in­cant du film, qui sou­tient (enfin&nbsp;!) les témoignages d’un demi-siè­cle après les faits. Parce qu’à la lumière de celui-ci, une chose sem­ble cer­taine&nbsp;: il y a un bug dans les crédits de l’a­gence <span class="caps">AP</span> ce jour-là. Ut aurait pu pren­dre <em>La ter­reur de la guerre</em> (ça peut sem­bler éton­nant vu sa posi­tion quand il appa­raît sur le film d’ITN, mais on ne con­naît pas le délai écoulé, il dit avoir reculé rapi­de­ment pour pren­dre une image avec une longue focale, et surtout j’ai vu des pho­tographes par­courir des dis­tances sur­prenantes à des vitesses stupé­fi­antes parce qu’ils entrevoy­aient une vue à saisir), mais alors il n’au­rait pas pu pren­dre d’autres pho­tos qui lui sont attribuées, plus bas sur la route. Nghệ sem­ble beau­coup mieux placé, mais pas idéale­ment non plus (mais encore une fois, c’é­tait un pho­tore­porter&nbsp;: il peut avoir fait quelques dizaines de mètres en quelques sec­on­des tout en pho­tographi­ant comme un forcené).</p>
<figure id="attachment_13881" aria-describedby="caption-attachment-13881" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13881 size-full" title="Notez la taille du pentaprisme, c'est pas un Nikon F." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_Nguyen_Than_Nghe.jpg?resize=622%2C327&#038;ssl=1" alt="Nguyễn Thành Nghệ photographie les enfants qui viennent de passer" width="622" height="327" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_Nguyen_Than_Nghe.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/The_Stringer_Nguyen_Than_Nghe.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13881" class="wp-caption-text">Cette image est le seul vrai indice solide qui fait dire à <em>The Stringer</em> que c’est Nghệ qui a pris “la” pho­to. — cap­ture de bande-annonce Netflix</figcaption></figure>
<p>Petit aparté pour ceux qui s’in­téressent vrai­ment à la ques­tion de l’at­tri­bu­tion de <em>La ter­reur de la guerre</em>&nbsp;: en vrai, l’élé­ment le plus par­lant est sans doute une des con­clu­sions de l’en­quête d’AP, qui dit qu’en exam­i­nant le négatif, l’ap­pareil pho­to le plus plau­si­ble est un Pen­tax. Ut a longtemps dit qu’il avait pho­tographié avec un Leica et qu’il avait des Leica et des Nikon. On le voit d’ailleurs sur le film d’ITN por­tant un télémétrique et un reflex à gros prisme. Depuis, il dit qu’il empor­tait aus­si le Pen­tax de son feu frère, et qu’il pou­vait l’avoir util­isé ce jour-là. Nghệ, lui, ne sem­ble avoir qu’un appareil (logique, c’est un indépen­dant et il était là comme chauf­feur à la base), c’est claire­ment un reflex et son pen­taprisme ressem­ble pas mal à un Pen­tax (moins proémi­nent que les pen­taprismes amovi­bles des Nikon de l’époque). Mais chose rigolote, dans les archives de <span class="caps">NBC</span> News, <span class="caps">AP</span> a égale­ment trou­vé un troisième can­di­dat&nbsp;: Huỳnh Công Phúc, pho­tographe mil­i­taire, placé pile au bon endroit à peu près au bon moment, et qui lui aus­si pro­po­sait par­fois ses pel­licules à l’a­gence <span class="caps">AP</span> de Saï­gon. Ça mon­tre bien que savoir qui était où ce jour-là est mis­sion impos­si­ble… Fin de l’a­parté, revenons au&nbsp;film.</p>
<p>Il y a un truc absol­u­ment cer­tain en revanche, un truc très impor­tant que <em>The Stringer</em> oublie totale­ment, dont le dossier <span class="caps">AP</span> n’a que faire, que tout le monde oublie sys­té­ma­tique­ment&nbsp;: c’est le jour­nal­iste d’ITN Christo­pher Wain qui a eu le bon réflexe de vider sa bouteille sur l’é­paule et le dos de Kim Phúc. C’est égale­ment lui qui a remué les autorités locales pour l’emporter dans un ser­vice spé­cial­isé alors qu’elle sem­blait con­damnée dans l’hôpi­tal local. Bref, c’est lui le vrai héros du jour, il a claire­ment sauvé ce qui restait de la peau de Kim Phúc, et la ques­tion de qui a pris une pho­to sur les dizaines pris­es à ce moment-là est un peu sec­ondaire à côté de&nbsp;ça.</p>
<p>Au final, entre recon­sti­tu­tion soignée quoique ori­en­tée et biais de sélec­tion évi­dent, il est dif­fi­cile de se faire un avis sur la ques­tion cen­trale du film. Celui-ci reste intéres­sant pour qui s’in­téresse aux con­di­tions de tra­vail des pho­tographes à l’époque, à la poli­tique des agences, au traite­ment médi­a­tique de la guerre du Viet­nam ou au devenir des réfugiés. Mais il est assez mol­las­son, les effets de nar­ra­tion sur des séquences inutiles et lar­moy­antes nuisent franche­ment à l’in­térêt du spec­ta­teur, et son hon­nêteté reste franche­ment douteuse.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_1_13855" class="footnote">Du reste, ce sys­tème arrange par­fois tout le monde&nbsp;: les locaux n’ont pas for­cé­ment intérêt à ce que leur nom appa­raisse, ce qui les désign­erait comme col­la­bos ou enne­mis pour le camp d’en face alors qu’ils ont juste fait leur boulot et pris l’ar­gent là où il était. Ce qui n’empêche que réat­tribuer leurs œuvres sans leur accord garde sou­vent un bon relent raciste et colo­nial.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_1_13855" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li></ol>]]></content:encoded>
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						<title>Piranha 2  : les tueurs volants</title>
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						<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 17:27:32 +0000</pubDate>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Film]]></category>
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								<title>Des piranhas survolent un cadavre</title>
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												<description><![CDATA[C'est mauvais ? Un peu, oui. Mais y'a aussi quelques trucs relativement réussis et dans l'ensemble, ça ne mérite pas toutes les insultes que ça a pu recevoir.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de James Cameron, 1981,&nbsp;**</p>
<p>En 1978, Joe Dante fai­sait un relatif car­ton au box-office avec une série B faite de bric et de broc pour un bud­get ridicule&nbsp;:&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2026/02/22/piranha/"><em>Piran­ha</em></a>. Comme le veut la règle tacite du ciné­ma, si un film marche, on lui fait une suite, de préférence <a href="https://cine.h26.me/2014/12/26/747-en-peril/">plus facile et plus racoleuse</a>, vu que faire une suite creusée, ça demande du boulot, et le spec­ta­teur est déjà sup­posé­ment prêt à venir, alors pourquoi se cass­er la&nbsp;tête&nbsp;?</p>
<p>Donc, les pro­duc­teurs trou­vent un script bâclé à base de “et si quelqu’un créait des pira­nhas volants&nbsp;?”, embauchent un réal­isa­teur mécon­nu, mon­tent un bud­get, et puis le mec qui apporte le bud­get s’engueule avec le réal­isa­teur et le vire, et le type chargé des effets spé­ci­aux se retrou­ve propul­sé réalisateur.</p>
<p></p><figure id="attachment_13859" aria-describedby="caption-attachment-13859" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13859 size-full" title="Franchement, le reste du film a largement été oublié." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_Cameron.jpg?resize=622%2C330&#038;ssl=1" alt="Capture du générique indiquant &quot;directed by JAMES CAMERON&quot;" width="622" height="330" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_Cameron.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_Cameron.jpg?resize=300%2C159&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13859" class="wp-caption-text">Le détail du film qui fait encore causer plus de quar­ante ans après. — image Colum­bia Pictures</figcaption></figure>
<p>Or, le type chargé des effets spé­ci­aux, un petit jeune qui s’é­tait fait remar­quer des spé­cial­istes avec un court-métrage quelques années plus tôt, s’ap­pelait James Cameron. Il y a depuis un petit débat chez les coupeurs de cheveux en qua­tre&nbsp;: <em>Piran­ha 2&nbsp;: les tueurs volants</em> est-il le pre­mier long-métrage de James Cameron&nbsp;? L’in­téressé dit que non, il n’avait pas la lib­erté créa­tive pour vrai­ment en faire son film, d’ailleurs ça serait cool si on pou­vait retir­er son nom de l’af­fiche, son pre­mier film c’est&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2019/11/04/terminator/"><em>Ter­mi­na­tor</em></a>, tout&nbsp;ça.</p>
<p>Mais c’est plus com­pliqué que ça. Certes, les pro­duc­teurs sont inter­venus très active­ment sur le tour­nage. Certes, James n’a pas pu super­vis­er le mon­tage.&nbsp;Mais.</p>
<p>Mais, avec un pote nom­mé Charles Eglee((Ce qui me fait penser que j’ai oublié de faire un bil­let sur <em>Dark Angel</em>.)), James a réécrit de gros morceaux du script.</p>
<p>Mais cer­tains détails du film, tant côté scé­nario que côté réal­i­sa­tion, por­tent indé­ni­able­ment sa&nbsp;patte.</p>
<p>Par exem­ple, le script ini­tial prévoy­ait qu’un per­son­nage du pre­mier opus revi­enne se venger après avoir créé les pira­nhas volants. Mais dans le film, c’est une équipe privée bossant pour l’ar­mée qui a géné­tique­ment “opti­misé” les bes­ti­aux pour créer une arme idéale, et qui a per­du bête­ment des échan­til­lons en pleine nature. Toute ressem­blance avec les entre­pris­es et les mil­i­taires d’<a href="https://cine.h26.me/2012/06/07/aliens-special-edition/"><em>Aliens</em></a> ou <a href="https://cine.h26.me/2009/12/16/avatar/"><em>Avatar</em></a>&nbsp;serait for­tu­ite. Autre exem­ple, y’a un pas­sage où des plongeurs explorent une épave. Alors c’est logique quand on par­le de pira­nhas, mais la réal­i­sa­tion de ce pas­sage, entre silence relatif, angoisse et claus­tro­pho­bie, anticipe furieuse­ment des séquences d’<em>Abyss</em>((Tiens, celui-là aus­si mérit­erait un billet…)).</p>
<p></p><figure id="attachment_13862" aria-describedby="caption-attachment-13862" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13862 size-full" title="Alien est sorti deux ans plus tôt, et Anne ressemble un peu à Ripley. Mais Anne a aussi ses spécificités, qu'on retrouvera parfois dans l'évolution de Ripley dans Aliens." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_heroine.jpg?resize=622%2C339&#038;ssl=1" alt="Anne, prévue comme un second, éclipse les héros masculins" width="622" height="339" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_heroine.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_heroine.jpg?resize=300%2C164&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13862" class="wp-caption-text">Okay, je vais pas tarder à être une héroïne, mais là je suis juste une femme et j’ai le droit de vivre ma vie sans me deman­der si ça plaît à mon ex. Si ça vous plaît pas, retournez lire <em>Oui-Oui</em> et lâchez-moi. — pho­to Colum­bia Pictures</figcaption></figure>
<p>Et puis, on a un vrai pre­mier rôle féminin, une moni­trice de plongée ordi­naire dont un élève se fait bouf­fer. Elle est autonome, c’est claire­ment elle qui a dégagé son ex pour vivre sa vie (et pas pour rejoin­dre un autre mec), elle va chercher des infos quand la police veut pas en don­ner, elle est badass et héroïque à la fin, bref, c’est la ver­sion bêta de Sarah Connor.</p>
<p>Donc très franche­ment, quoi qu’en dise James,&nbsp;<em>Piran­ha 2&nbsp;: les tueurs volants</em> s’in­scrit assez bien dans sa fil­mo­gra­phie et peut vrai­ment être con­sid­éré comme une œuvre de jeunesse, mal­gré les inter­férences de la pro­duc­tion et un scé­nario pas totale­ment de&nbsp;lui.</p>
<p>Alors donc, est-ce que ce film mérite tout le mal qu’on en dit&nbsp;? Après tout, il est sou­vent cité comme un des pires films du monde, l’échec au box-office a été aus­si spec­tac­u­laire que la réus­site du pre­mier opus, et il a une moyenne de 3,8/10 sur&nbsp;IMDb.</p>
<p>Et bien, pour faire sim­ple&nbsp;: non.</p>
<p></p><figure id="attachment_13860" aria-describedby="caption-attachment-13860" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13860 size-full" title="Curieusement, celle-là, on la retrouve pas dans les films suivants de Cameron." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_cascade.jpg?resize=622%2C336&#038;ssl=1" alt="Chris et Allison s'embrassent dans une cascade" width="622" height="336" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_cascade.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_cascade.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13860" class="wp-caption-text">Franche­ment, cette scène n’ex­iste que pour mon­tr­er des seins sous un haut trans­par­ent. — pho­to Colum­bia Pictures</figcaption></figure>
<p>Évidem­ment, le scé­nario repose sur mille recettes con­nues et mal­gré les apports de Cameron et Eglee, la trame générale reste franche­ment mau­vaise. Évidem­ment, la cohérence n’est pas sa qual­ité prin­ci­pale. Évidem­ment, il y a un côté “ciné­ma d’ex­ploita­tion” autour du per­son­nage d’Al­li­son. Évidem­ment, les pira­nhas ressem­blent à des dorades plas­ti­fiées sur lesquelles on aurait col­lé des nageoires d’ex­o­cet et des pièges à loups en guise de&nbsp;dents.</p>
<p>Et évidem­ment, les gens meurent comme prévu au moment prévu, ce qui est d’au­tant plus dom­mage que Joe Dante avait pris soin de retourn­er pas mal de scènes en faisant sur­gir le dan­ger d’où on ne l’at­tendait pas.</p>
<p>Mais ça tourne pas si mal. L’af­fron­te­ment entre lanceurs d’alerte et autorités, entre quidams pru­dents et entre­pre­neurs “le busi­ness avant tout”, fonc­tionne bien. Le ridicule de groupes touris­ti­co-hôte­liers qui s’ap­pro­prient les cul­tures locales pour en faire un spec­ta­cle low cost est claire­ment mis en avant. L’héroïne couche avec qui elle veut quand elle veut sans que ça soit déshon­o­rant — au con­traire, l’ex qui le lui reproche est claire­ment ridi­culisé pour ça. Quant à celui qui se prend pour un héros, il vit rapi­de­ment ce que vivent vrai­ment les gens qui se pren­nent pour des héros dans la vraie&nbsp;vie.</p>
<p></p><figure id="attachment_13861" aria-describedby="caption-attachment-13861" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13861 size-full" title="Mais ça reste a priori le meilleur film de piranhas volants de l'histoire du cinéma." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_tueurs_volants.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Des piranhas survolent un cadavre" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_tueurs_volants.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Piranhas_2_tueurs_volants.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13861" class="wp-caption-text">Sérieuse­ment, le cœur du film, c’est ça&nbsp;: des croise­ments de pira­nhas et d’ex­o­cets en car­ton-pâte. — pho­to Colum­bia Pictures</figcaption></figure>
<p>Bref,&nbsp;<em>Piran­ha 2&nbsp;: les tueurs volants</em> a sans doute souf­fert d’une part d’un point de départ absol­u­ment ridicule (des pira­nhas volants, on peut pas dire qu’on n’est pas prévenu) et d’autre part d’être la suite d’une série B assumée mais éton­nam­ment réussie.&nbsp; Par com­para­i­son, il a donc été très déce­vant. Mais il n’est au fond pas pire que beau­coup de télé­films améri­cains et pro­pose même quelques aspects intéres­sants quand on le voit une quar­an­taine d’an­nées plus tard, en le replaçant dans l’his­toire du ciné­ma d’hor­reur et dans la fil­mo­gra­phie de Cameron.</p>
<p>Et donc, j’ai répon­du à la ques­tion que je posais <a href="https://cine.h26.me/2026/01/07/avatar-de-feu-et-de-cendres/">y’a quelques semaines</a>&nbsp;: la pire daube pon­due par Cameron est bien&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2024/01/01/avatar-2-la-voie-de-leau/"><em>Avatar 2&nbsp;: la voie de l’eau</em></a>.</p>
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						<title>Athos — au cœur de la patrouille de France</title>
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						<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 22:39:12 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[aviation]]></category>
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								<title>Les huit Alphajet en patrouille serrée, fumigènes tricolores</title>
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												<description><![CDATA[Chef-d'œuvre graphique, avec des images que ouahou, documentaire évidemment orienté avec des bons et des mauvais côtés, et un point noir que je vous laisse découvrir. Mais Télérama a détesté, donc vous pouvez y aller sans hésiter.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Math­ieu Giom­bi­ni,&nbsp;2026,&nbsp;***</p>
<p>La pre­mière fois où j’ai vu la patrouille acro­ba­tique de France (<span class="caps">PAF</span> pour les jar­gonneux du cru, plus con­nue du grand pub­lic sous le rac­cour­ci “patrouille de France”), c’é­tait à Hyères en 2010. J’avais trou­vé ça joli mais un peu long et monot­o­ne, cer­taine­ment pas aus­si impres­sion­nant que la démo des Hor­net de la <span class="caps">VFA-105</span>, pas aus­si remar­quable que celle du Har­ri­er de la 9e escadrille, ou pour rester Français pas aus­si dynamique que celle du Rafale Solo Dis­play, pas aus­si pointu que celle des Super Étendard((Qui restent les seuls avions que j’ai vus présen­ter un rav­i­taille­ment en vol avec une perche réelle­ment au fond du panier, à genre 100 m de hau­teur dans les tur­bu­lences d’une belle journée de juin en bord de mer, ces types sont dingues.)) ni aus­si élé­gant que celle du Cor­sair. D’autres spec­ta­teurs m’avaient dit des trucs du style “mouais, c’est pas ouf, la présen­ta­tion de la Guy­ot”, com­men­taires évidem­ment jus­ti­fiés par des con­sid­éra­tions pure­ment tech­niques et absol­u­ment pas par le fait que c’é­tait la pre­mière fois que la per­son­ne qui com­mandait la patrouille n’avait pas de chro­mo­some&nbsp;Y.</p>
<p></p><figure id="attachment_13838" aria-describedby="caption-attachment-13838" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13838 size-full" title="C'était pour un test du Sony α850 et du 70-400 mm pour Focus Numérique. Si un seul élément de cette phrase vous parle, désolé de vous le dire&nbsp;: vous êtes vieux." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/PAF_Hyeres_20100613.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Premier passage de la PAF au meeting de Hyères 2010" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/PAF_Hyeres_20100613.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/PAF_Hyeres_20100613.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13838" class="wp-caption-text">Ma pre­mière pho­to de la <span class="caps">PAF</span> en vol avec les fumigènes tri­col­ores, le 13 juin 2010 à Hyères (cen­te­naire de l’Aéro­nau­tique navale). — pho­to Franck Mée</figcaption></figure>
<p>Les années suiv­antes, j’ai beau­coup revu la <span class="caps">PAF</span>. Et il y a eu des années plus dynamiques, d’autres plus molles, des présen­ta­tions par beau temps, des présen­ta­tions par mau­vais temps, une présen­ta­tion adap­tée aux mon­tagnes envi­ron­nantes, et franche­ment, j’ai vite pris le pli&nbsp;: la démo de la <span class="caps">PAF</span>, c’est le bon moment pour chang­er la bat­terie de l’ap­pareil pho­to, aller au stand de sand­wichs ou de burg­ers le plus proche (il est désert à ce moment-là), fil­er à la librairie saluer les potes qui dédi­ca­cent… Ça n’avait rien à voir avec Guy­ot ou son dou­blon de chro­mo­somes X&nbsp;: la “for­mule <span class="caps">PAF</span>”, avec son indéboulonnable “ruban” où on passe patiem­ment en revue les trente-douze for­ma­tions incon­tourn­ables que le pub­lic attend, suivi pour ceux qui sont encore éveil­lés d’une phase plus var­iée mais elle aus­si minée de fig­ures incon­tourn­ables qui pour cer­taines deman­dent une longue mise en place (on fait pas un cœur à 6 ou 8 avions comme ça hop au débot­té), bah c’est tou­jours un peu la même&nbsp;chose.</p>
<p>Cette intro­duc­tion un peu longue pour dire que je suis pas un fan absolu de la <span class="caps">PAF</span>, qui fait la présen­ta­tion la moins intéres­sante de toutes les armées français­es. J’échange sans hésiter une démo par­al­lèle de l’EVAA((Équipe de voltige de l’Ar­mée de l’Air.)) con­tre dix démos de la <span class="caps">PAF</span>. De plus, dès qu’il est ques­tion de celle-ci, j’ai dans la tête un petit car­ton de Loto des con­ner­ies qu’on entend à chaque com­men­taire, genre “le sum­mum du pilotage”, “les meilleurs pilotes du monde”, “des tra­jec­toires mil­limétrées”, “le som­met de la voltige aéri­enne”, “quelques cen­timètres les uns des autres”, et je passe le temps en cochant men­tale­ment les cas­es et en cri­ant “quine” ou “car­ton plein” in&nbsp;petto.</p>
<p>Donc je par­tais pas “ven­du” pour le film, même si des cama­rades (notam­ment pho­tographes) m’ont dit qu’il était sublime.</p>
<p>Com­mençons donc par là&nbsp;: est-ce que c’est&nbsp;beau&nbsp;?</p>
<p></p><figure id="attachment_13835" aria-describedby="caption-attachment-13835" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13835 size-full" title="Because I was inverted." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_camera_embarquee.jpg?resize=622%2C328&#038;ssl=1" alt="Caméra embarquée montrant le leader en gros plan, en vol dos au-dessus de la mer" width="622" height="328" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_camera_embarquee.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_camera_embarquee.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13835" class="wp-caption-text">Même les vues embar­quées ont une qual­ité d’im­age et un étalon­nage qu’on avait pas il y a quinze ans sans une caméra 35 mm. — pho­to Pathé&nbsp;Live</figcaption></figure>
<p>Oui.</p>
<p>Math­ieu Giom­bi­ni a fait un boulot mag­nifique. Les pris­es de vue au sol sont tout à fait hon­nêtes, avec des détails éton­nants (faites gaffe à la forme des reflets dans les yeux des pilotes lors des inter­views face caméra). Et dès que ça vole, c’est ahuris­sant. Vous vous sou­venez de la claque que vous avez prise en voy­ant les images des&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2007/10/09/les-chevaliers-du-ciel/"><em>Cheva­liers du ciel</em></a>&nbsp;? Bah là, on est au même niveau de beauté, sauf que c’est un doc­u­men­taire. Pour un plan où les plus mani­aques noteront une mise au point per­fectible, il y en a dix où même les pires pinailleurs res­teront sur le cul. On a énor­mé­ment d’im­ages “air to air”, déjà inhab­ituelles quand on mon­tre des for­ma­tions en pleine séance de voltige, mais en plus avec une qual­ité remar­quable. Qu’on soit devant le mont Ven­toux ou à Solen­zara, dans un aéronef d’ac­com­pa­g­ne­ment ou dans les Alpha­jet eux-mêmes, toutes les images sont vrai­ment réussies. Giom­bi­ni a aus­si saupoudré son doc­u­men­taire de clins d’œil à cer­tains films de fic­tion aéro­nau­tique très appré­ciés des ama­teurs (notam­ment un vieux Tony Scott oublié), ce qui est tou­jours bienvenu.</p>
<p>J’ai juste un petit regret, et vrai­ment là c’est pour gag­n­er mes galons de maréchal dans l’ar­mée des pinailleurs&nbsp;: il y a une paire de plans coupes mal mon­tés, où on a des gros plans d’avions volets sor­tis alors qu’ils sont en lisse dans les plans précé­dent et suiv­ant. C’est pas très grave, j’imag­ine que ces gros plans ont dû être réal­isés depuis un appareil rel­a­tive­ment lent (je mets une pièce sur le Bron­co mon­tilien, plate-forme préférée d’un bon paquet de pho­tographes) et que du coup les Alpha­jet avaient sor­ti les volets pour éviter que les moignons qui leur ser­vent d’ailes décrochent, et je pense qu’on est douze en France à pou­voir être gênés par un détail de ce niveau.</p>
<p>Mais un doc­u­men­taire, ce n’est pas que des images, aus­si belles soient-elles — sinon, ça s’ap­pelle un dia­po­ra­ma. Dans un doc­u­men­taire, on présente, on explique, on narre. Et c’est claire­ment là que le bilan est plus mitigé.</p>
<p></p><figure id="attachment_13834" aria-describedby="caption-attachment-13834" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13834 size-full" title="En anglais, ça s'appelle littéralement &quot;maître/maîtresse du chargement&quot; (loadmaster), ça dit bien à quel point c'est essentiel." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_loadmaster.jpg?resize=622%2C328&#038;ssl=1" alt="La responsable du chargement de l'A400M qui accompagne la PAF" width="622" height="328" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_loadmaster.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_loadmaster.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13834" class="wp-caption-text">Y’a des métiers qui con­sis­tent à bouger des palettes toute la journée pour assur­er à la fois le bon équili­bre d’un <span class="caps">A400M</span> et la disponi­bil­ité de tout ce dont quelqu’un pour­rait avoir besoin pour faire vol­er les Alpha­jet. — pho­to Pathé&nbsp;Live</figcaption></figure>
<p>Le bon côté, c’est que Giom­bi­ni s’est vrai­ment attaché aux humains. Pilotes, pétafs, logis­ti­ciens, on voit bien toute la foule en com­bi­nai­son verte mobil­isée pour que les neuf habil­lés d’azur fassent des ronds dans le ciel. Le film est cen­tré sur les pilotes de la <span class="caps">PAF</span>, mais présente aus­si leur entourage et notam­ment leurs rela­tions avec leurs mécanos. Il détaille aus­si tout le proces­sus qui per­met d’in­té­gr­er les nou­veaux venus (la <span class="caps">PAF</span> est une des rares patrouilles acro­ba­tiques dont le per­son­nel tourne tous les ans, par tiers), de pré­par­er un pro­gramme en répé­tant des fig­ures, puis en les assem­blant, ain­si que les étapes mar­quantes du par­cours, qui dure env­i­ron six mois quand tout va&nbsp;bien.</p>
<p>L’autre bon côté, c’est qu’il par­le aus­si de ce qui se passe quand tout ne va pas bien. On évoque à plusieurs repris­es les con­séquences psy­chologiques, phys­i­ologiques et tech­niques de la col­li­sion du 25 mars 2025, qui a coûté trois cra­vates à Martin-Baker((Premier fab­ri­cant de sièges éjecta­bles au monde, il offre <a href="https://martin-baker.com/tie-club/">une cra­vate</a>, un diplôme et quelques good­ies à chaque pilote sor­ti vivant d’un avion en perdi­tion sur un de ses sièges. On a passé les 7800 cra­vates.)). Soit dit en pas­sant, j’avais regardé des dizaines de vidéos sous à peu près tous les angles, mais le film présente sans doute les images les plus claires que j’ai vues. Les per­son­nes con­cernées (c’est-à-dire tout le monde, de l’ob­ser­va­teur du point cen­tral au respon­s­able de la base de Salon en pas­sant par les éjec­tés et leurs équip­iers) expliquent com­ment ils l’ont vécu, sou­vent à la façon habituelle des avi­a­teurs&nbsp;: on com­mence par le déroulé des faits, et ensuite seule­ment on passe au ressen­ti — de la peur d’avoir per­du des potes à l’in­com­préhen­sion de ce qui vient d’ar­riv­er en pas­sant par la néces­sité de se recon­cen­tr­er pour se pos­er sans casse supplémentaire.</p>
<p>On évoque aus­si des points aux­quels on ne pense pas spon­tané­ment, comme l’ef­fet psy­chologique de “cass­er le rythme” quand, lit­térale­ment du jour au lende­main, on reste tous au sol le temps d’é­carter l’hy­pothèse d’un prob­lème tech­nique qui pour­rait se repro­duire. On voit enfin, quelques semaines après la reprise des vols, le choc que cela fait quand un pilote inter­rompt une répéti­tion après un inci­dent sans grav­ité. Il le dit en plaisan­tant, mais quand le leader lâche “quand j’ai enten­du ‘on arrête’, j’ai jeté un œil en bas à droite pour voir s’il y avait des flammes”, on sent que ça l’a vrai­ment marqué.</p>
<p></p><figure id="attachment_13836" aria-describedby="caption-attachment-13836" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13836 size-full" title="Et pis de base, je suis pas le mec le plus expansif de la planète." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_leader.jpg?resize=622%2C328&#038;ssl=1" alt="Le leader passe devant son avion, le visage fermé" width="622" height="328" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_leader.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_leader.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13836" class="wp-caption-text">C’est pas que je sois ten­du, c’est que j’ai ramené une patrouille de six y’a pas longtemps et j’aimerais que ce soit pas le dernier sou­venir de la <span class="caps">PAF</span>. — pho­to Pathé&nbsp;Live</figcaption></figure>
<p>En revanche, on peut regret­ter le manque d’ex­pli­ca­tions sur cer­tains trucs. Juste après l’ac­ci­dent, on nous dit que les Athos 2 et 8 se sont per­cutés. Mais comme à aucun moment on n’a expliqué les posi­tions dans la for­ma­tion, le spec­ta­teur qui n’est pas expert de la <span class="caps">PAF</span> n’a aucune idée de ce que ça veut dire. Bien sûr, on a eu l’im­age, mais si on n’a pas l’habi­tude de suiv­re des avions en patrouille, on ne voit pas ce qu’il se passe au pre­mier coup d’œil. C’est d’au­tant plus dom­mage qu’à côté de ça, cer­tains trucs sont très bien expliqués&nbsp;: je pense que même sans rien y con­naître, on com­pren­dra par­faite­ment pourquoi le pilote d’Athos 8 a été beau­coup plus sérieuse­ment blessé que les deux autres éjectés.</p>
<p>Et puis, évidem­ment, il faut être con­scient qu’<em>Athos — au cœur de la patrouille de France</em> n’est pas un doc­u­men­taire neu­tre. Il a été réal­isé avec le con­cours exprès de l’Ar­mée de l’Air et de l’E­space, et la moin­dre vir­gule a été validée par son ser­vice de com­mu­ni­ca­tion. Quand les pilotes expliquent qu’ils ont con­tac­té les anciens pour échang­er sur l’ac­ci­dent avec des gens qui avaient déjà vécu ça, on ne vous présen­tera évidem­ment pas les acci­dents précé­dents. Quand le leader craint la fin de la <span class="caps">PAF</span>, on n’ex­pli­quera pas que c’est un vrai sujet, les Alpha­jet étant en fin de vie et l’AAE n’ayant aucun appareil sus­cep­ti­ble de le rem­plac­er. La <span class="caps">PAF</span> est une arme de pro­pa­gande&nbsp;; c’est même la prin­ci­pale arme de pro­pa­gande de l’ar­mée française, ex æquo avec le 14 juil­let (qu’elle ouvre tra­di­tion­nelle­ment). Un film réal­isé sur elle, avec elle, pour elle a évidem­ment lui aus­si un côté pro­pa­gan­diste. Répé­tons-le&nbsp;: ceci n’est pas un reproche, c’est nor­mal et naturel, c’est un effet inévitable du con­texte dans lequel cette œuvre a été réal­isée. On ne peut pas en même temps louer la beauté des images et cri­ti­quer l’aspect pub­lic­i­taire du film&nbsp;: ce sont deux faces de la même pièce. C’est du fait de la par­tic­i­pa­tion de l’AAE que ces séquences sub­limes ont été pos­si­bles, c’est du fait de la par­tic­i­pa­tion de l’AAE qu’on évite les sujets qui fâchent. Il faut juste, en tant que spec­ta­teur, en être con­scient et penser à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrouille_de_France#Accidents">ce que le doc­u­men­taire ne dit pas</a>.</p>
<p></p><figure id="attachment_13837" aria-describedby="caption-attachment-13837" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13837 size-full" title="Note aux commentateurs&nbsp;: non, y'a pas &quot;trois à quatre mètres entre deux avions&quot;, y'a trois à quatre mètres entre *les trajectoires* des *saumons* (extrémités d'ailes). C'est déjà extrêmement impressionnant de tenir une patrouille aussi serrée, inutile d'en rajouter." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_patrouille.jpg?resize=622%2C328&#038;ssl=1" alt="Les huit Alphajet en patrouille serrée, fumigènes tricolores" width="622" height="328" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_patrouille.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_patrouille.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13837" class="wp-caption-text">Oui, c’est bleu-blanc-rouge, évidem­ment, c’est le principe. — pho­to Pathé&nbsp;Live</figcaption></figure>
<p>En fait, si quelque chose est sur­prenant dans ce domaine, c’est pas que le film ressem­ble à un out­il de pro­pa­gande, c’est que l’AAE ait per­mis à ses employés de par­ler aus­si longue­ment et aus­si franche­ment de l’im­pact de l’accident.</p>
<p>J’en prof­ite pour une bonne pique à l’é­gard du col­lègue de <em>Téléra­ma</em>, <a href="https://www.telerama.fr/cinema/athos-au-c-ur-de-la-patrouille-de-france-de-mathieu-giombini-notre-critique_cri-7042993.php">qui écrit</a>&nbsp;: “Quant aux raisons de la col­li­sion acci­den­telle de deux Alpha Jet lors d’un entraîne­ment&nbsp;: secret défense.”</p>
<p>Il n’y a aucun secret défense là-dedans. Le <span class="caps">BEA</span>‑É((Bureau enquêtes acci­dents pour la sécu­rité de l’aéro­nau­tique d’É­tat, chargé notam­ment des événe­ments con­cer­nant les aéronefs mil­i­taires.)) a pub­lié des rap­ports sur des sujets beau­coup plus sen­si­bles que ça, et ça fait au moins trente ans qu’il n’y a plus un seul élé­ment de l’Al­pha­jet sous secret défense. Mais une enquête sur un acci­dent “sim­ple”, ça prend un an((Actuellement, un seul rap­port sur les <a href="https://www.defense.gouv.fr/bea-e/rapports-denquete/rapports-denquete-securite-2025">acci­dents d’aéronefs d’É­tat de 2025</a> a été pub­lié, ça a pris six mois pour le rédi­ger et le valid­er alors que c’est l’in­ci­dent le plus sim­ple imag­in­able&nbsp;: le pilote a appuyé sur le bou­ton à côté de la com­mande qu’il visait. Et c’est pas spé­ci­fique au <span class="caps">BEA</span>‑É&nbsp;: le <span class="caps">BEA</span> “tout court”, dédié à l’avi­a­tion civile, a pub­lié aujour­d’hui même le <a href="https://bea.aero/les-enquetes/evenements-notifies/detail/accident-survenu-au-piper-pa18-immatricule-f-bayp-le-21-01-2025-aux-allues-73/">rap­port d’un abor­dage</a> avion-para­pente sur­venu le 21 jan­vi­er 2025. Grosso modo un an, c’est tout sim­ple­ment le délai incom­press­ible pour traiter un événe­ment pas trop com­pliqué.)), et là, il y a huit avions impliqués, deux détru­its, des dégâts au sol, de vraies ques­tions rel­a­tives à la survie des occu­pants, des choses qui pour­raient se pro­duire avec n’im­porte quels appareils, donc énor­mé­ment de paramètres à analyser et à décor­ti­quer. Per­son­ne, vrai­ment per­son­ne qui ait une vague idée de ce qu’est un avion n’at­tend l’analyse de cet acci­dent avant la fin de l’an­née, et per­son­ne ne serait vrai­ment sur­pris qu’il faille atten­dre 2027. Faut rien y con­naître et man­quer sin­gulière­ment de curiosité (<span class="caps">LE</span> péché mor­tel pour un jour­nal­iste) pour imag­in­er que les caus­es de cet acci­dent soient, à l’heure actuelle, con­nues et plan­quées par l’armée.</p>
<p></p><figure id="attachment_13849" aria-describedby="caption-attachment-13849" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13849 size-full" title="On n'est pas encore dans la case &quot;12 à 15 mois&quot;. Et vu la complexité du dossier, je vous mets un billet que celui-ci finira à &quot;15 mois et plus&quot;." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/BEA-E_delai_production_rapports.png?resize=310%2C267&#038;ssl=1" alt="Délais de production des rapports d'enquête publiés par le BEA-É en 2025" width="310" height="267" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/BEA-E_delai_production_rapports.png?w=310&amp;ssl=1 310w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/BEA-E_delai_production_rapports.png?resize=300%2C258&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 310px) 100vw, 310px"><figcaption id="caption-attachment-13849" class="wp-caption-text">Hasard du cal­en­dri­er, le lende­main de la rédac­tion de cet arti­cle, le <span class="caps">BEA</span>‑É pub­li­ait son <a href="https://www.defense.gouv.fr/bea-e/actualites/bilan-dactivite-lannee-2025-du-bea-e">rap­port d’ac­tiv­ité 2025</a>, avec ce petit sché­ma très par­lant sur la durée moyenne d’une enquête… — sché­ma <span class="caps">BEA</span>‑É</figcaption></figure>
<p>J’en étais là con­cer­nant cette cri­tique avant de voir le film, mais une séquence de celui-ci a aggravé les choses&nbsp;: le leader explique posé­ment qu’im­mé­di­ate­ment après l’ac­ci­dent, il y a trois enquêtes qui démar­rent, celle de la gen­darmerie des trans­ports aériens, celle du <span class="caps">BEA</span>‑É et celle de l’ar­mée. Il faut vrai­ment pas avoir deux neu­rones (ou avoir une mau­vaise foi en béton armé) pour ne pas com­pren­dre que si on n’en par­le pas plus, c’est que ces enquêtes sont tou­jours en cours lorsque le film sort de la salle de montage.</p>
<p>Bien, fin de la par­en­thèse sur ce pau­vre téléramiste, revenons à&nbsp;<em>Athos</em>.</p>
<p>J’ai com­mencé par les bons points, j’ai par­lé des points qui m’ont lais­sé un sen­ti­ment mit­igé, il est temps de par­ler du vrai point noir, celui qui m’a gâché cer­taines séquences&nbsp;: cette. putain. de. musique.</p>
<p>Sérieuse­ment, y’a <span class="caps">TOUT</span> <span class="caps">LE</span> <span class="caps">TEMPS</span> du bruit. Y’a pas une sec­onde pour se repos­er les oreilles, la musique est aus­si forte que les dia­logues, elle envahit toutes les scènes de vol où il n’y a pas de voix off, ça empêche vrai­ment d’en prof­iter. C’est insup­port­able. J’e­spère que sur le Blu-Ray et en <span class="caps">VOD</span>, il y aura une piste audio sans musique, ça per­me­t­trait au film gag­n­er directe­ment une étoile.</p>
<p></p><figure id="attachment_13839" aria-describedby="caption-attachment-13839" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13839 size-full" title="Si vous entendez la cloche juste en voyant l'image, félicitations, vous avez été contaminé." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_coucher_de_soleil.jpg?resize=622%2C328&#038;ssl=1" alt="Un Alphajet à contre-jour au soleil couchant" width="622" height="328" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_coucher_de_soleil.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/03/Athos_coucher_de_soleil.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13839" class="wp-caption-text">Y’a quand même quelques plans où le bruit extradiégé­tique est jus­ti­fié, comme cette vue piquée à Tony Scott. — pho­to Pathé&nbsp;Live</figcaption></figure>
<p>À l’heure du bilan, j’avoue être un peu déçu. Oui, les images sont mag­nifiques, oui, cer­taines séquences sont de véri­ta­bles prouess­es de prise de vue, oui, on com­prend bien qui sont ces pilotes, leur men­tal­ité et leurs objec­tifs, oui, le proces­sus qui mène la <span class="caps">PAF</span> d’un com­man­de­ment à un autre en inté­grant de nou­veaux pilotes, en les for­mant et en recréant un pro­gramme chaque année est par­faite­ment mon­tré, oui, les con­séquences d’un acci­dent grave sont présen­tées sans détour. Mais cer­taines expli­ca­tions man­quent pour mieux com­pren­dre quelques détails, les inter­views sont (sans sur­prise) très cadrées, et l’ensem­ble ne cherche jamais à s’élever au-dessus de son statut naturel de clip de recrute­ment. Et, surtout, une musique aus­si sub­tile que le coup de pied au cul d’un Mar­tin-Bak­er Mk 10 pour­rit les plus belles séquences. On passe donc un bon moment, on en prend plein les yeux, ça doit être encore plus beau sur un vrai grand écran (même s’il y a bien pire que la salle 6 du <span class="caps">CGR</span> d’An­goulême), mais il faut penser aux boules Quiès.</p>
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						<title>National Lampoon’s animal house</title>
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						<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 18:51:26 +0000</pubDate>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Film]]></category>
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		<category><![CDATA[esprit 68]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>

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								<title>Des membres de la fraternité Delta jouent au poker en fumant et en buvant</title>
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												<description><![CDATA[Une comédie lourde pleine de gags dont le seul but semble être de choquer les Nancy Reagan, heureusement vaguement sauvée par une dernière demi-heure plus réussie.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[
<p>de John Lan­dis,&nbsp;1978,&nbsp;**</p>
<p>Les fra­ter­nités. Ces “maisons” des uni­ver­sités améri­caines, où les étu­di­ants se regroupent et par­fois habitent par affinités idéologiques afin d’éviter d’être trop mélangés aux autres, de réseauter en vue de la suite et de faire la fête. Leur exis­tence est la néga­tion même du principe d’é­d­u­ca­tion méri­to­cra­tique, mais une part non nég­lige­able de la vie uni­ver­si­taire améri­caine tourne autour des “frats” — alors que chez nous, la ségré­ga­tion se fait plutôt par étab­lisse­ment, genre <span class="caps">HEC</span>, poly­tech­nique et autres usines à min­istres consanguins.</p>
<p>Donc, on est au début des années 60, et à l’u­ni­ver­sité Faber, deux fra­ter­nités voisines ont des valeurs bien dif­férentes&nbsp;: chez ΩθΠ (oui, les fra­ter­nités ont presque tou­jours des noms de let­tres grec­ques, c’est pres­tigieux, intel­lo et vide de sens donc ça leur cor­re­spond bien), les jeunes sont pro­pres, la dis­ci­pline et l’or­dre règ­nent, les étu­di­ants de pre­mière année obéis­sent aux plus anciens&nbsp;; chez <span class="caps">ΔΤΧ</span>, c’est le bor­del, ça picole tous les soirs en mélangeant les années, per­son­ne n’é­coute per­son­ne, bref, c’est l’an­i­ma­lerie (d’où le titre) où on stocke les rebuts de la fac. Le doyen cherche logique­ment un pré­texte pour se débar­rass­er de celle-ci en virant ses étu­di­ants de ses cours et en l’é­jec­tant de son campus.</p>
<figure id="attachment_13821" aria-describedby="caption-attachment-13821" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13821 size-full" title="Le petit paradoxe, c'est que l'ambiance est très &quot;post-68&quot;, alors que l'histoire est censée se dérouler sous Kennedy." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_delta.jpg?resize=622%2C337&#038;ssl=1" alt="Des membres de la fraternité Delta jouent au poker en fumant et en buvant" width="622" height="337" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_delta.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_delta.jpg?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13821" class="wp-caption-text">Com­ment ça c’est le bor­del&nbsp;? Bah on n’est pas des fachos qui imposent aux pre­mière année de pass­er leurs soirées à net­toy­er… — pho­to Uni­ver­sal Pictures</figcaption></figure>
<p><em>Ani­mal house</em> fait par­tie des films incon­tourn­ables de la cul­ture ciné­matographique améri­caine. Tourné à l’ar­rache, il a divisé la cri­tique entre ceux qui louaient son esprit déjan­té qui respecte rien et ceux qui regret­taient sa lour­deur et sa facil­ité. Il a en revanche ravi les foules d’a­dos et de jeunes adultes au point de rap­porter env­i­ron 40 fois son bud­get. Sans sur­prise, la recette a fait école et il est con­sid­éré comme un des fon­da­teurs d’un genre, la farce grasse, qu’on retrou­ve avec le même genre de pub­lic dans la série des <em>Amer­i­can pie</em> et dans d’autres par­o­dies avec les <em>Y a‑t-il un pilote/un flic</em>,&nbsp;<em>Police Acad­e­my</em> et com­pag­nie. Chez nous, Michael Youn est un héri­ti­er direct de cet esprit.</p>
<p>Alors, vu presque cinquante ans plus tard, ça donne&nbsp;quoi&nbsp;?</p>
<p>Bah hon­nête­ment&nbsp;: ça a sale­ment vieil­li. Le meilleur gag, c’est la tra­duc­tion “française” de l’af­fiche, qui a renom­mé le film “Amer­i­can col­lege”, ce qui non seule­ment n’est pas français mais est en plus un énorme con­tre­sens puisque ça ne se passe pas du tout à l’u­ni­ver­sité, mais sur le cam­pus autour de celle-ci.</p>
<figure id="attachment_13822" aria-describedby="caption-attachment-13822" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13822 size-full" title="Et pour le gag relou sur son âge (mais l'actrice avait 19 ans, les auteurs sont pas fous)." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_Clorette.jpg?resize=622%2C341&#038;ssl=1" alt="Clorette dans le caddie dans lequel Pinto la ramène" width="622" height="341" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_Clorette.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_Clorette.jpg?resize=300%2C164&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13822" class="wp-caption-text">Qu’est-ce que je fous là&nbsp;? Ah oui, je sers à mon­tr­er que les scé­nar­istes osent sous-enten­dre que les ados bour­geois­es préfèrent s’en­voy­er en l’air avec des cra­dos qu’at­ten­dre un mariage con­ven­able dans leur bonne famille rangée. — pho­to Uni­ver­sal Pictures</figcaption></figure>
<p>Le rythme est brouil­lon, l’his­toire est un fatras aus­si bor­délique que ses per­son­nages, les gags sont lourds et gra­tu­its, on est loin non seule­ment des stan­dards actuels, mais aus­si de précurseurs comme&nbsp;<em>M*A*S*H</em> (qui, avec un peu le même esprit “on respecte rien”, avait tout de même un scé­nario). Tout est car­i­cat­ur­al et pesant, à com­mencer par les rebondisse­ments sur les per­son­nages ren­con­trés en route, comme la cais­sière. Le seul intérêt, c’est de voir Belushi et Bacon dans leurs qua­si pre­miers rôles et de prof­iter de quelques répliques cinglantes, hélas éparses.</p>
<figure id="attachment_13823" aria-describedby="caption-attachment-13823" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13823 size-full" title="Et oui, ce genre de véhicule aménagé n'importe comment préfigure S.O.S. Fantômes ou Misfits of Science, par exemple." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_DeathMobile.jpg?resize=622%2C337&#038;ssl=1" alt="La Death Mobile prête à détruire la parade finale" width="622" height="337" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_DeathMobile.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_DeathMobile.jpg?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13823" class="wp-caption-text">Ah ça y est, le film va pou­voir com­mencer. Il était temps. — pho­to Uni­ver­sal Pictures</figcaption></figure>
<p>Heureuse­ment, il y a la dernière séquence. La seule qui sem­ble avoir été pré­parée avant le tour­nage. La seule qui sem­ble avoir été écrite et pas totale­ment impro­visée. La seule où Charles Cor­rell, der­rière la caméra, et George Folsey, au banc de mon­tage, ont l’air d’avoir un peu réfléchi à ce qu’ils fai­saient. La seule, du coup, où on voit ce qui se passe (la pre­mière demi-heure du film est presque sys­té­ma­tique­ment sous-exposée), où les gags fonc­tion­nent, où le rythme entraîne le spec­ta­teur d’une absur­dité à l’autre, où le tal­ent et l’imag­i­na­tion des auteurs don­nent des astuces visuelles et des rebondisse­ments inat­ten­dus qui font enfin éclater de&nbsp;rire.</p>
<p>Claire­ment, ce grand finale sauve le film, qui n’é­tait jusque là qu’un enchaîne­ment de séquences dont la seule jus­ti­fi­ca­tion était de dire “t’as vu comme on ose tout, t’as vu comme c’est crade, t’as vu comme ça va cho­quer les bien-pensants&nbsp;?”</p>
<p>De manière générale, il vaut com­mencer petit et finir en apothéose. Sur ce plan,&nbsp;<em>Ani­mal house</em> est une réus­site. Il a aus­si mon­tré aux pro­duc­teurs qu’on pou­vait faire des trucs délibéré­ment cons et vague­ment dégoû­tants et faire de l’ar­gent avec, ce qui nous a don­né dans les décen­nies suiv­antes d’in­nom­brables excel­lentes par­o­dies (et des myr­i­ades de par­o­dies nulles, aussi).</p>
<figure id="attachment_13824" aria-describedby="caption-attachment-13824" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13824 size-full" title="Disons que c'est une œuvre de jeunesse&nbsp;: on reverra les auteurs avec S.O.S. Fantômes, Mafia Blues, Le flic de Beverly Hills, Code Lisa…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_Belushi.jpg?resize=622%2C337&#038;ssl=1" alt="Bluto avec ses emblématiques crayons dans les narines" width="622" height="337" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_Belushi.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/animal_house_Belushi.jpg?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13824" class="wp-caption-text">Bon, c’est vrai que l’écri­t­ure a pas été très soignée, mais c’est qu’on avait mieux à faire des crayons. — pho­to Uni­ver­sal Pictures</figcaption></figure>
<p>Mais dans l’ensem­ble, on ne peut pas ignor­er que ses auteurs sem­blent un peu s’être lim­ités à “on empile tout ce qui va faire chi­er Nixon, Carter et tous les gens bien comme il faut”, ce qui est un peu juste pour vrai­ment faire une œuvre marquante.</p>
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						<title>Piranha</title>
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						<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 22:10:50 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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								<title>Un cadavre flotte sur la trajectoire d&#039;un skieur nautique</title>
								<link>https://cine.h26.me/2026/02/22/piranha/</link>
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												<description><![CDATA[Une bonne petite série B très ordinaire, ni géniale ni ridicule, qui assume totalement sa nature de film de genre à petit budget et glisse juste le bon dosage de clins d'œil au cinéphile qui passerait par là.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Joe Dante, 1978,&nbsp;***</p>
<p>Les gens ne vont pas assez au ciné­ma. S’ils y allaient plus sou­vent, ils sauraient que, quand on est une jolie blonde qui passe de nuit devant un com­plexe aban­don­né qui n’est pas mar­qué sur la carte, on ne s’a­muse surtout pas à y entr­er par effrac­tion. La moitié des films d’hor­reur de série Z com­men­cent comme&nbsp;ça.</p>
<p>Or donc, c’est l’his­toire de Coucourge et Con­con, qui ran­don­nent au fin fond de quelque part aux États-Unis, qui tombent dans la nuit sur un gril­lage à moitié rouil­lé qui dit “faut pas ren­tr­er là”, et qui vu qu’elle est blonde et qu’il est Con­con déci­dent de faire péter le gril­lage pour aller se baquer dans la piscine der­rière. Et&nbsp;là…</p>
<p></p><figure id="attachment_13814" aria-describedby="caption-attachment-13814" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13814 size-full" title="Et pire, des trucs sous les trucs qui flottent." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_ski_nautique.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Un cadavre flotte sur la trajectoire d'un skieur nautique" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_ski_nautique.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_ski_nautique.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13814" class="wp-caption-text">Ski nau­tique&nbsp;: activ­ité ludique où il vaut mieux se méfi­er des trucs qui flot­tent. — pho­to Unit­ed Artists</figcaption></figure>
<p>Ta tin. Ta tin. Tatin tatin. Tatintatintatin.</p>
<p>Oui, vous con­nais­sez cette musique. C’est celle du troisième film de Steven Spiel­berg, vous savez, celui qui l’a vrai­ment fait con­naître, qui était sor­ti en salles tout juste trois ans plus tôt, avec des acteurs de pre­mier choix, un bud­get de ouf, des effets spé­ci­aux de malade.</p>
<p>Joe Dante n’avait rien de tout ça. Il avait trois quarts d’un petit budget((Sérieusement, la pro­duc­tion l’a amputé en route.)), un cast­ing de série télé et d’éter­nels sec­onds rôles, un pote qui savait faire de l’an­i­ma­tion image par image et des trucs en caoutchouc. Mais il avait déjà fait un film de bric et de broc en mis­ant sur une bonne dose de satire pour accom­mod­er les restes, et il a repris la même logique. Puisque Steven avait fait plein d’ar­gent avec un énorme mon­stre, Joe a choisi de pas chercher à faire trop d’ar­gent avec plein de petits monstres((Oui, il y a une colonie de vacances dans le film, non, je par­le pas (for­cé­ment) de ça.)), en brouil­lant les pistes, en ren­voy­ant à plein de films précé­dents de l’in­con­tourn­able <em>Les dents de la mer</em> à des trucs plus alter­nat­ifs genre&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2014/05/03/delivrance/"><em>Délivrance</em></a>, en reprenant plus ou moins par­o­dique­ment les clichés du&nbsp;genre.</p>
<p></p><figure id="attachment_13812" aria-describedby="caption-attachment-13812" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13812 size-full" title="Après tout, je suis promoteur immobilier, faudrait pas que je rehausse la réputation de la profession." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_promoteur.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Le promoteur et son homme de main" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_promoteur.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_promoteur.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13812" class="wp-caption-text">Bon, cette his­toire de pira­nhas mutants, c’est mignon, mais j’ai de l’ar­gent en jeu, moi. Donc on la ferme et on laisse les invités s’é­clater. — pho­to Unit­ed Artists</figcaption></figure>
<p>C’est pas tou­jours sub­til. Le dis­cours sur le pro­mo­teur qui veut absol­u­ment main­tenir sa fête d’in­au­gu­ra­tion alors qu’on l’a prévenu du dan­ger, la débil­ité sys­té­ma­tique des fig­ures d’au­torité, la cri­tique du com­plexe mil­i­taro-sci­en­tifique, tout cela est cousu de fil blanc. Le suivi du script est pas for­cé­ment exem­plaire non plus&nbsp;: on a au début un mon­stre étrange qu’on ne rever­ra jamais et qui ne sert à rien à part peut-être à dire au spec­ta­teur “eh, moi aus­si j’ai vu <em>Godzil­la</em>”. Et ne par­lons pas de cette ten­dance éton­nante de cer­tains indi­vidus à sauter à l’eau exacte­ment quand ils savent qu’il ne faut&nbsp;pas.</p>
<p>Mais cer­tains détails per­me­t­tent quand même d’hu­man­is­er un peu le sujet, comme la vision des colonies de vacances, ou bien le vieux mar­gin­al qui pour­rait avoir inspiré le grand-père de <a href="https://cine.h26.me/2021/07/05/macgyver/">Mac­Gyver</a>. Et cer­taines séquences fonc­tion­nent par­ti­c­ulière­ment bien, comme celle du ski nau­tique, qui en plus a le bon goût de chang­er de pied à l’im­pro­viste juste au moment où on se dit qu’on voit où elle va, afin de mieux faire chuter le spec­ta­teur. Et Dante joue avec le mon­tage afin de créer une con­ti­nu­ité quand il saute d’un sujet à un autre avec agilité et presque élégance.</p>
<p></p><figure id="attachment_13813" aria-describedby="caption-attachment-13813" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13813 size-full" title="Je veux pas spoiler, mais sa réaction quand tout part en couille vaut son pesant d'or." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_colonie.jpg?resize=622%2C337&#038;ssl=1" alt="Suzie seule sur un ponton, les autres enfants jouent à l'arrière-plan" width="622" height="337" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_colonie.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Piranha_colonie.jpg?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13813" class="wp-caption-text">Colonie de vacances&nbsp;: endroit mer­veilleux où on t’en­ferme en pleine nature avec le même genre de petits cons qui te pour­ris­sent la vie à l’é­cole. — pho­to Unit­ed Artists</figcaption></figure>
<p>L’ensem­ble est donc très iné­gal, comme le cast­ing et la pho­to d’ailleurs. C’est une bonne petite série B très ordi­naire, ni géniale ni déraisonnable­ment ridicule, avec des pas­sages effi­caces et d’autres plus absur­des, mais qui assume totale­ment sa nature de film de genre à petit bud­get et glisse juste le bon dosage de clins d’œil au cinéphile qui passerait par là. On com­prend donc aus­si bien son suc­cès mod­este en salles que son statut d’icône chez les ama­teurs presque cinquante ans plus&nbsp;tard.</p>
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						<title>FI(A), an&#160;1</title>
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						<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 18:07:29 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
		<category><![CDATA[aviation]]></category>

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								<title>Trace du vol concerné, avec cinq tours de piste pas du tout réguliers</title>
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												<description><![CDATA[Un an d'instruction en vol, c'est pas juste un anniversaire, c'est surtout l'occasion de faire un premier point. Billet peut-être plein de bêtises, n'hésitez pas à le dire le cas échéant.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous suiv­ez ce blog depuis très, très longtemps, vous recon­nais­sez la struc­ture du titre&nbsp;: <a href="https://blog.h26.me/2017/09/07/un-an-apres/">elle</a> <a href="https://blog.h26.me/2018/09/07/ppl-an-deux/">a</a> <a href="https://blog.h26.me/2019/09/07/ppl-an-trois/">servi</a> <a href="https://blog.h26.me/2020/09/07/ppl-an-quatre/">qua­tre</a>&nbsp;<a href="https://blog.h26.me/2021/09/07/ppl-an-5/">fois</a>, jusqu’en 2021. Et donc, vous savez de quoi ça va causer&nbsp;: mes expéri­ences aéronautiques.</p>
<p>Depuis un cer­tain temps, après la <span class="caps">PPL</span><sup><a href="#footnote_1_12943" id="identifier_1_12943" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Private Pilot License">1</a></sup>, les cours de <span class="caps">BIA</span><sup><a href="#footnote_2_12943" id="identifier_2_12943" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Brevet d'Initiation Aéronautique">2</a></sup> puis les cours théoriques pour les élèves pilotes, il était à peu près admis que la prochaine grosse étape de mon par­cours serait de pass­er la qual­i­fi­ca­tion d’in­struc­teur, alias <span class="caps">FI</span>(A)<sup><a href="#footnote_3_12943" id="identifier_3_12943" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Flight Instructor (Aeroplane)">3</a></sup>. Et il se trou­ve que ce genre de truc, c’est comme tout&nbsp;: ça prend plus de temps que prévu. J’ai fait mes dix heures de vol sans vis­i­bil­ité (mer­ci encore Alexan­dre et Paul) et raté puis réus­si le test théorique d’en­trée en 2022, j’ai fait le test pra­tique d’en­trée début 2023, la for­ma­tion théorique en juin 2023, com­mencé la for­ma­tion pra­tique en sep­tem­bre, et puis… Instruc­teur hos­pi­tal­isé, météo pour­rie, incom­pat­i­bil­ités d’emplois du temps, on n’a pas volé pen­dant qua­tre mois, puis de nou­veau pen­dant qua­tre mois, et évidem­ment j’ai raté un cer­tain nom­bre d’ex­er­ci­ces au point de me dire par moments que je ferais mieux de jeter l’éponge.</p>
<p>Mais bon, le 17 jan­vi­er 2025, un exam­i­na­teur esti­mait que je pou­vais instru­ire (mal­gré une superbe démon­stra­tion de prise de ter­rain par encadrement ratée, mais j’ai com­men­té toutes mes erreurs tout du long et il a dû trou­ver mes expli­ca­tions claires). Mer­ci à&nbsp;lui.</p>
<p>Et donc, il y a un an, j’emmenais coup sur coup mes trois pre­miers élèves faire un tour de Cess­na&nbsp;152.</p>
<p>Et donc, en un an, j’ai logué 92 h 43 en instruc­tion, dont presque 79 h à l’aéro­club d’An­goulême. (La dif­férence, c’est un ami qui fait du mûrisse­ment qui m’a pro­posé d’ac­com­pa­g­n­er un de ses élèves sur une grande nav­i­ga­tion jusqu’en Italie.)</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12944" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/stats_pilote.png?resize=622%2C369&#038;ssl=1" alt="Graphique représentant l'évolution de mes heures de vol depuis le début de la formation PPL (2014)" width="622" height="369" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/stats_pilote.png?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/stats_pilote.png?resize=300%2C178&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></p>
<p>Ça se voit un peu sur le graphique de mes heures de vol&nbsp;: la pente n’est plus tout à fait la même. J’ai dépassé 114 heures de vol en 2025, ce qui est plus que sur mes qua­tre pre­mières années (les deux de for­ma­tion au <span class="caps">PPL</span> et les deux pre­mières en tant que pilote privé). C’est aus­si plus du dou­ble de mon précé­dent record, à savoir l’an­née 2024 où j’ai fait le gros de la for­ma­tion <span class="caps">FI</span>. En fait, j’ai plus volé ces douze derniers mois sur un seul avion (le Pip­istrel Velis) que mon total de 2021, 2022 ou&nbsp;2023.</p>
<p>Alors, l’in­struc­tion, ça donne&nbsp;quoi&nbsp;?</p>
<p>Bon, d’abord, j’ai pas eu d’élève qui fasse absol­u­ment n’im­porte quoi. J’ai plus sou­vent dit “non mais vas‑y faut le faire tourn­er hein” que “ouh là on se calme douce­ment sur les com­man­des”. Mais vu qu’ils sont doux, c’est d’au­tant plus sur­prenant quand l’un d’eux fait excep­tion­nelle­ment un geste bru­tal. Il y en a quand même une qui, après un pre­mier virage à droite un peu timide, y a été plus franche­ment dans le virage à gauche suiv­ant. Or, comme tous les avions dont l’hélice tourne à droite, les Cess­na ont de base besoin de moins d’ef­forts pour tourn­er à gauche&nbsp;: avec un geste plus franc au lieu de moins, elle a fait un très beau virage engagé (une large spi­rale descen­dante dont l’avion ne sort pas spon­tané­ment, con­traire­ment aux virages nor­maux). Rien de grave, mais ça rap­pelle qu’il faut rester vig­i­lant même et surtout quand tout se passe&nbsp;bien.</p>
<p>Le plus dif­fi­cile, en fait, c’est de savoir quand et com­bi­en de temps laiss­er l’élève se débrouiller, quand lui expli­quer des trucs, et quand repren­dre les com­man­des. En for­ma­tion, on vous par­le beau­coup de sécu­rité, en vous dis­ant de pas hésiter à repren­dre les com­man­des quand l’élève se met en dan­ger&nbsp;; mais en fait, ça, c’est rel­a­tive­ment sim­ple. Le moment où on se dit “si ça con­tin­ue, ça va mal finir”, c’est le moment d’arrêter.</p>
<p>En revanche, il existe aus­si un moment où l’élève ne réus­sit pas l’ex­er­ci­ce sans engager la sécu­rité, mais où ça devient inutile voire con­tre-pro­duc­tif sur le plan péd­a­gogique. Là, repren­dre la main et refaire la démon­stra­tion en le lais­sant en posi­tion de pur obser­va­teur peut l’aider à com­pren­dre ce qu’il fai­sait&nbsp;mal.</p>
<p>J’en ai vrai­ment pris con­science à l’au­tomne, avec un élève en tours de&nbsp;piste.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12946" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/vol_2025_11_15.jpg?resize=622%2C359&#038;ssl=1" alt="Trace du vol concerné, avec cinq tours de piste pas du tout réguliers" width="622" height="359" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/vol_2025_11_15.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/vol_2025_11_15.jpg?resize=300%2C173&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></p>
<p>Dans le cur­sus, on a deux vols, un pour faire des approches (repér­er l’axe de piste, le plan de descente et régler la vitesse) et un pour les cir­cuits d’aéro­drome (le rec­tan­gle stan­dard qui per­met de faire un tour de piste). Évidem­ment, c’est lié<sup><a href="#footnote_4_12943" id="identifier_4_12943" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="De toute façon, TOUT est lié, on s'en rend particulièrement compte quand on essaie de décomposer pour se concentrer sur un truc à la fois.">4</a></sup>&nbsp;: quand on doit enchaîn­er qua­tre ou cinq approches, on fait des cir­cuits, et quand on doit tra­vailler les cir­cuits, on prend l’axe de la piste. Et tout pilote vous dira qu’un bon atter­ris­sage com­mence par une bonne branche de vent arrière<sup><a href="#footnote_5_12943" id="identifier_5_12943" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Parallèle à la piste, en sens inverse de l'atterrissage, du nord de Brie au nord de Villeneuve sur la carte ci-dessus.">5</a></sup>, bien sta­ble, à la bonne dis­tance et à la bonne hauteur.</p>
<p>Au cours du deux­ième vol, alors que le pre­mier avait été pas ouf mais pas mau­vais et que le sujet du jour était de faire des cir­cuits bien réguliers, bien rec­tan­gu­laires, bien pro­pres, mon élève ne com­mençait jamais sa branche vent arrière au même endroit. Par­fois, il tour­nait juste après Brie, par­fois, il tirait droit dix sec­on­des de plus. Sur le tout pre­mier tour, il com­mencé à biais­er en mon­tée ini­tiale<sup><a href="#footnote_6_12943" id="identifier_6_12943" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dans l'axe de piste au sud de Brie.">6</a></sup> en col­lant à Brie, puis tiré droit là-bas vers le nord et con­tourné le vil­lage suiv­ant. Presque sys­té­ma­tique­ment, il pen­sait suiv­re la val­lée qui nous sert de repère alors qu’il s’en éloignait net­te­ment. Pour­tant, en théorie, il con­nais­sait les repères, il les avait vus deux semaines plus tôt et je les lui rap­pelais à chaque fois, mais ça ne mar­chait&nbsp;pas.</p>
<p>Après trois tours aléa­toires, j’ai repris les com­man­des et fait moi-même un tour (sur la cap­ture de la trace, le plus au nord des deux qui finis­sent pile sur la con­flu­ence des deux ruis­seaux) en com­men­tant tous les repères et toutes les actions. Puis il a fait le dernier tour, et il a repro­duit presque à l’i­den­tique celui que je venais de faire&nbsp;: sur les précé­dents, il était juste trop chargé pour en même temps pilot­er, regarder et enreg­istr­er. Peut-être qu’on aurait gag­né du temps si j’avais repris les com­man­des plus tôt, voire fait le pre­mier tour moi-même…</p>
<p>Mais d’un autre côté, repren­dre la main et refaire la démon­stra­tion alors que l’élève est en train de se créer son expéri­ence et ses automa­tismes risque de per­turber son appren­tis­sage. C’est un jeu d’équilib­riste entre mon­tr­er, guider et laiss­er faire sa pro­pre expéri­ence, d’au­tant plus com­pliqué qu’un même élève réag­it dif­férem­ment d’un jour à l’autre, selon son état d’e­sprit, sa forme du moment, etc.</p>
<p></p><figure id="attachment_12952" aria-describedby="caption-attachment-12952" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12952" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/Guide_instructeur_ENAC.jpg?resize=622%2C452&#038;ssl=1" alt="Plan d'une leçon type dans le guide de l'instructeur de l'ENAC" width="622" height="452" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/Guide_instructeur_ENAC.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/Guide_instructeur_ENAC.jpg?resize=300%2C218&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12952" class="wp-caption-text">Plan d’une leçon type dans le guide de l’in­struc­teur de l’ENAC</figcaption></figure>
<p>Dans le bouquin, ça paraît sim­ple&nbsp;: on fait les exer­ci­ces trois fois, d’abord avec l’in­struc­teur aux com­man­des qui explique, ensuite avec l’élève qui repro­duit et l’in­struc­teur qui guide et com­mente, puis avec l’élève qui se débrouille.</p>
<p>La réal­ité est beau­coup plus bor­délique. J’ai vite réal­isé que pour cer­tains élèves sur cer­tains vols, la phase “démon­stra­tion” fait juste per­dre du temps, l’élève ayant les bases et la disponi­bil­ité pour com­pren­dre ce qu’il se passe et écouter les com­men­taires&nbsp;; mais dans d’autres cas, il faut absol­u­ment la faire, et par­fois il faut la refaire après les pre­miers essais de l’élève, et par­fois il faut la refaire deux mois plus tard alors que ce sujet sem­blait traité, inté­gré et maîtrisé. On va pas se men­tir&nbsp;: c’est par­fois frus­trant et désta­bil­isant (j’imag­ine que pour l’élève aus­si). Si vous avez des coups de blues pen­dant la for­ma­tion <span class="caps">FI</span> (et tous ceux que je con­nais qui l’ont faite en ont eu), sachez que ça ne s’ar­rête pas le jour de la qualification.</p>
<p>Mais d’un autre côté, on a par­fois des cas où l’élève gère super bien, com­prend tout du pre­mier coup, est à l’aise et disponible, où on a en fait l’im­pres­sion de pas servir à grand-chose. Et la pre­mière fois où vous le ou la regardez faire un tour de piste où le tim­ing est bon, où les actions sont bonnes, où la com­mu­ni­ca­tion est bonne, où les cor­rec­tions sont bonnes, où l’ar­ron­di est pas trop mau­vais et où vous finis­sez juste par lâch­er un “bloque l’assi­ette, laisse descen­dre, encore un peu, main­tenant nez sur l’hori­zon, voilà” sans touch­er à rien, c’est super agréable. Pour l’élève aus­si, d’ailleurs, je&nbsp;crois.</p>
<p>Les choses sont plus sim­ples pour les lâch­ers et les for­ma­tions com­plé­men­taires, c’est-à-dire avec un pilote déjà breveté qui a déjà une expéri­ence plus ou moins var­iée et qui vient soit valid­er sa capac­ité à vol­er sur un avion du club, soit appren­dre à pilot­er un nou­veau type d’ap­pareil. Dans ce cas, la per­son­ne assise à gauche sait déjà pilot­er. On a beau­coup moins de sur­pris­es et la pro­gres­sion est beau­coup plus cohérente. Il faut tout de même faire atten­tion à cer­tains trucs, surtout avec les gens qui n’ont fait que du Cess­na et qui vien­nent appren­dre un avion plus fin et moins tolérant. C’est en répé­tant pen­dant qua­tre heures “lance ton virage au pied plutôt qu’au manche” et “pense au pied quand tu sors du virage” à un cess­naïste qui décou­vre le Velis qu’on prend con­science d’à quel point les avions conçus à Wichi­ta per­me­t­tent de pren­dre de très mau­vais­es habi­tudes sans s’en ren­dre compte.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12949" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/progression_eleves.png?resize=622%2C376&#038;ssl=1" alt="Progression des cinq élèves en formation initiale" width="622" height="376" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/progression_eleves.png?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2026/02/progression_eleves.png?resize=300%2C181&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></p>
<p>Un dernier truc pour finir&nbsp;: sur les cinq élèves que j’ai eus en for­ma­tion ini­tiale, j’ai con­staté le même phénomène. Dans une pre­mière phase, ils veu­lent beau­coup vol­er, sont avides d’ap­pren­dre et ron­chon­nent plus ou moins ouverte­ment quand on leur dit “bah vu la météo aujour­d’hui c’est mort, prof­ite pour boss­er la théorie”. Mais ensuite, l’ex­ci­ta­tion dis­paraît et il ne reste que la moti­va­tion de fond, qui est plus ou moins pronon­cée selon les per­son­nes, au point que cer­tains annu­lent d’eux-mêmes des vols dans des con­di­tions peut-être pas opti­males, mais adéquates pour le pro­gramme du&nbsp;jour.</p>
<p>Ain­si, avec mes trois élèves du départ, j’ai énor­mé­ment volé entre fin févri­er et avril, au point de me deman­der com­ment fai­saient ceux qui avaient le dou­ble d’élèves sans avoir le dou­ble de temps. Puis ils ont com­mencé à étaler leurs réser­va­tions, au point que j’ai pu faire de plus en plus de vols avec des pilotes brevetés ou des voisins curieux. Un élève a fini par arrêter, une autre m’a prévenu qu’elle fai­sait une pause, la troisième con­tin­ue plus ou moins régulière­ment. Les qua­trième et cinquième com­men­cent un peu sur le même sché­ma — avec en plus des con­traintes météo (claire­ment, vaut mieux com­mencer au print­emps qu’à l’automne).</p>
<p>Ceux qui arrê­tent ou sus­pendent la for­ma­tion aus­si, ça plombe un peu le moral. On se ras­sure avec les sta­tis­tiques nationales, qui sont claires&nbsp;: les aéro­clubs de la <span class="caps">FFA</span> délivrent env­i­ron 1800 licences par an, alors que 7000 à 8000 per­son­nes pren­nent leur pre­mière licence chaque année. Il y a bien sûr quelques cas par­ti­c­uliers (pilotes passés par une fil­ière pro­fes­sion­nelle qui décou­vrent l’avi­a­tion légère plus tard, par exem­ple), mais il n’est pas déraisonnable de penser que deux tiers à trois quarts des élèves ne finis­sent pas leur for­ma­tion, que ce soit pour des raisons finan­cières, par moti­va­tion décli­nante ou suite à divers aléas de la&nbsp;vie…</p>
<p>Bref, il y a un an, je com­mençais à lâch­er les com­man­des tout en restant com­man­dant de bord. C’é­tait la fin d’une for­ma­tion longue et pas tou­jours facile, c’é­tait le début d’une expéri­ence pas­sion­nante et pas tou­jours facile. Mer­ci à mes élèves pour leur patience… Reste à voir quand ils et elles com­menceront à pou­voir vol­er seuls&nbsp;: si j’en crois les nou­veaux instruc­teurs qui m’ont précédé, c’est un “petit” coup de stress aussi.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_1_12943" class="footnote">Pri­vate Pilot License<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_1_12943" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_2_12943" class="footnote">Brevet d’Ini­ti­a­tion Aéro­nau­tique<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_2_12943" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_3_12943" class="footnote">Flight Instruc­tor (Aero­plane) <span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_3_12943" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_4_12943" class="footnote">De toute façon, <span class="caps">TOUT</span> est lié, on s’en rend par­ti­c­ulière­ment compte quand on essaie de décom­pos­er pour se con­cen­tr­er sur un truc à la fois.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_4_12943" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_5_12943" class="footnote">Par­al­lèle à la piste, en sens inverse de l’at­ter­ris­sage, du nord de Brie au nord de Vil­leneuve sur la carte ci-dessus.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_5_12943" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_6_12943" class="footnote">Dans l’axe de piste au sud de Brie.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_6_12943" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li></ol>]]></content:encoded>
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						<title>Bel-Air</title>
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						<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 09:15:41 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[dépasse les espoirs]]></category>
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								<title>Will dans la voiture de Jazz</title>
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												<description><![CDATA[Un remake ? Non, une réinvention. Un vrai drame qui appuie parfois un poil trop ses effets, mais qui tourne vraiment bien, et sans trahir l'esprit de la comédie d'origine.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Mor­gan Coop­er, Mal­colm Spell­man, <span class="caps">TJ</span> Brady, Rasheed New­son, Andy Borowitz et Susan Borowitz, 2022–2025, ****</p>
<p>Vous con­nais­sez le con­cept de remake&nbsp;? Il est très var­ié, en fait. Ça va de la <a href="https://cine.h26.me/2015/04/26/cendrillon/">copie plan par plan</a> à la très, très vague inspi­ra­tion (admin­is­tra­tive­ment,&nbsp;<em>Y a‑t-il un pilote dans l’avion&nbsp;?</em> peut être con­sid­éré comme un remake de&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2016/08/17/a-lheure-zero/"><em>À l’heure zéro</em></a>, ses auteurs ayant acheté les droits d’adap­ta­tion). Et, sou­vent, on reprend les per­son­nages et la trame d’une œuvre et on les place dans un con­texte plus mod­erne pour par­ler à un nou­veau pub­lic sans se fatiguer.</p>
<p><em>Bel-Air</em> est un remake. Mais un remake dif­fi­cile à class­er&nbsp;: il va de la copie plan par plan à la très, très vague inspi­ra­tion en pas­sant par la mod­erni­sa­tion. Il s’ag­it, surtout, d’un change­ment pro­fond de tonalité.</p>
<p>Tout com­mence en 2019. Mor­gan Coop­er, jeune directeur de la pho­togra­phie, écrit et réalise un court-métrage&nbsp;:&nbsp;<em>Bel-Air</em>, en fait plus proche de la bande-annonce d’un long-métrage imag­i­naire. Il envis­age ain­si ce que pour­rait être une ver­sion trag­ique de la comédie qui a bercé son enfance,&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2020/06/13/le-prince-de-bel-air/"><em>Le prince de Bel-Air</em></a>. Ce “court” à l’am­biance noire attire l’at­ten­tion d’un cer­tain Will Smith, qui réu­nit un lot de vieilles con­nais­sances (Las­siter, qui pro­duit ses films depuis vingt-cinq ans, les Borowitz, qui avaient créé la série orig­i­nale, Quin­cy Jones, qui l’avait copro­duite…) et parvient à con­va­in­cre Pea­cock de pass­er com­mande&nbsp;: Coop­er coécrira et réalis­era le pilote d’une nou­velle série, elle aus­si inti­t­ulée <em>Bel-Air</em> (même si ça sera écrit&nbsp;<em>Bel♕Air</em> sur le générique, avec une couronne ren­voy­ant au “prince”).</p>
<p></p><figure id="attachment_13796" aria-describedby="caption-attachment-13796" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13796 size-full" title="Je te jure, la grille de l'entrée elle vaut plus que ma voiture. Et ma voiture, c'est un collector qui vaut plus que mon magasin de disques." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Jazz.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Will dans la voiture de Jazz" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Jazz.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Jazz.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13796" class="wp-caption-text">Yo homes, to Bel-Air! — pho­to Pea­cock&nbsp;<span class="caps">TV</span></figcaption></figure>
<p>Donc, vous con­nais­sez l’his­toire&nbsp;: sur un ter­rain de bas­ket de Philadel­phie, Will est pris dans une petite bas­ton et sa mère prend peur, et elle dit&nbsp;: “tu vas vivre avec ton oncle et ta tatie à Bel-Air”.</p>
<p>Rien de neuf&nbsp;? Si&nbsp;: la tonal­ité.&nbsp;<em>Bel-Air</em> est dra­ma­tique, avec quelques touch­es comiques, essen­tielle­ment des clins d’œil au <em>Prince de Bel-Air</em>. L’a­gresseur ne fait pas tourn­er Will sur son dos suite à une embrouille ponctuelle&nbsp;: c’est une guerre de pos­ses­sion qui dure depuis un moment et, quand l’en­ne­mi tente de le buter, les flics arrê­tent tout le monde et trou­vent un flingue dans le sac de Will. Et l’ar­rivée de celui-ci chez Phil ne crée pas une oppo­si­tion comique, mais une vraie ten­sion dra­ma­tique entre celui qui n’est pas à sa place et celui qui gère la place. Et Geof­frey n’est pas un servi­teur sar­cas­tique, mais plutôt un homme de main louche dont on ne con­naît pas trop les activités.</p>
<p></p><figure id="attachment_13800" aria-describedby="caption-attachment-13800" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13800 size-full" title="Pas plus que dans les années 90, c'est juste que tout est plus viral et plus fracturé aujourd'hui…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Phil.jpg?resize=622%2C310&#038;ssl=1" alt="Yolanda regarde Phil de travers, derrière une pancarte &quot;to your people&quot;" width="622" height="310" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Phil.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Phil.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Phil.jpg?resize=620%2C310&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13800" class="wp-caption-text">Dis donc, l’av­o­cat par­ti de rien, t’au­rais pas tourné ta veste&nbsp;? — pho­to Pea­cock&nbsp;<span class="caps">TV</span></figcaption></figure>
<p>Bref, les (nom­breux) auteurs ne jouent pas sur les codes de la comédie de sit­u­a­tion, mais sur ceux du polar noir. Et leurs ados peu­vent être de véri­ta­bles cre­vures, les sportifs cools et les adeptes de la réus­site académique se tirant dans les pattes sans aucune pitié. Et comme dans tous les bons films noirs, la sur­face pro­pre et polie cache d’in­nom­brables fêlures — la face B de Carl­ton, élève bril­lant et arriv­iste prêt à tout pour ren­dre son père fier, mérite à elle seule d’être découverte.</p>
<p>L’écri­t­ure est par­ti­c­ulière­ment soignée. Bon, on trou­ve quelques élé­ments de “fan ser­vice”, en par­ti­c­uli­er dans la pre­mière sai­son&nbsp;; celle-ci se retrou­ve du coup un peu le cul entre deux chais­es, entre “j’as­sume d’être une nou­velle œuvre fon­da­men­tale­ment dif­férente” et “je sais que mon audi­ence est pleine de quadras qui vien­nent chercher les échos de leur adolescence”.</p>
<p>Mais au-delà de ça, <em>Bel-Air</em> offre des per­son­nages com­plex­es, pro­fonds, avec des car­ac­tères et des objec­tifs var­iés. Leurs his­toires évolu­ent pro­gres­sive­ment au fil des dif­fi­cultés et des coups de bol, les ten­sions sont omniprésentes mais se désamor­cent par­fois avec un peu de bonne volon­té, beau­coup font de leur mieux en nav­i­gant entre leur con­science, leurs oblig­a­tions, leurs pul­sions et leurs idéaux. Cer­tains rebondisse­ments sont annon­cés, d’autres pren­nent vrai­ment par sur­prise, et dans tous les cas le développe­ment des per­son­nages fait l’ob­jet d’un soin constant.</p>
<p>On traite aus­si de sujets var­iés, de l’iné­gal­ité des chances aux frac­tures de la société entre bourges bien-pen­sants et pau­vres qui galèrent, en pas­sant par les his­toires de cou­ple (qui vont d’un éton­nant Vaude­ville enjoué à l’in­com­préhen­sion com­plète et trag­ique), les ques­tions d’o­rig­ines et d’héritage, les réflex­ions sur les actes et les con­séquences… Et bien sûr les frac­tures entre class­es et entre couleurs, et les para­dox­es que cela crée lorsqu’elles ne se super­posent pas.</p>
<p>La réal­i­sa­tion est dans la même veine, avec une pho­to soignée qui met bien en valeur les manoirs de Bel-Air comme les apparts miteux des quartiers mod­estes où habite Jazz. La direc­tion d’ac­teurs est générale­ment effi­cace même si cer­tains met­tent quelques épisodes à vrai­ment trou­ver leur per­son­nage, et le mon­tage est aisé, nerveux quand il faut et posé quand il peut. Bref, c’est de la belle ouvrage. On peut juste regret­ter que ce soit un peu trop pro­pre par moments&nbsp;: les car­ac­tères de cer­tains per­son­nages auraient mérité une image un peu plus crade à l’occasion.</p>
<p></p><figure id="attachment_13797" aria-describedby="caption-attachment-13797" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13797 size-full" title="Certains personnages sont réécrits, Hilary est &quot;juste&quot; modernisée. Signe que les temps n'ont pas tant changé sur le front des médias…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Hilary.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Hilary présente des mignardises" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Hilary.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Bel-Air_Hilary.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13797" class="wp-caption-text">La télé, c’est telle­ment années 90&nbsp;! Je suis influ­enceuse cuisinière en ligne. — pho­to Greg Gayne pour Pea­cock&nbsp;<span class="caps">TV</span></figcaption></figure>
<p>Dans l’ensem­ble,&nbsp;<em>Bel-Air</em> est une série dra­ma­tique ten­due, où les per­son­nages sont con­stam­ment sur le fil, qu’il s’agisse de gér­er la rival­ité entre deux cousins dans le même lycée ou de pro­téger un petit mag­a­sin de dis­ques des appétits de pro­mo­teurs immobiliers((Oui, dans toutes les bonnes séries, y’a des pro­mo­teurs immo­biliers par­mi les méchants.)). Cer­tains pas­sages sont vrai­ment émou­vants, d’autres un peu plus légers, beau­coup font réfléchir à la société améri­caine, à ses cli­vages et à ses promess­es oubliées — le rêve améri­cain des uns se con­stru­it par­fois lit­térale­ment sur les cauchemars des autres. Ça mérite donc totale­ment d’être vu, au-delà de la sim­ple curiosité de décou­vrir une ver­sion trag­ique du <em>Prince de Bel-Air</em>.</p>
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						<title>Barry</title>
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						<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 14:03:24 +0000</pubDate>
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								<title>Barry sur scène en costume shakespearien</title>
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												<description><![CDATA[Un point de départ incroyable mène à une tragicomédie très réussie, bourrée d'humour noir, d'absurde et de personnages bien fichus. Hélas, la dernière saison trop bordélique et lourdement symbolique laisse un goût amer en bouche.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>d’Alec Berg et Bill Had­er, 2018–2023, **** (saisons 1–2) / *** (3) / * (4)</p>
<p>Les États-Unis ont un prob­lème. Depuis très longtemps, ils savent récupér­er des jeunes à la sor­tie du lycée, leur appren­dre à tuer et les utilis­er avec une remar­quable effi­cac­ité. Et depuis tout aus­si longtemps, ils ont des cohort­es d’à peine moins jeunes qui, tout juste démo­bil­isés, se retrou­vent dans la vie civile sans tran­si­tion ni com­pé­tences, avec leurs trau­ma­tismes pas digérés et leurs instincts mal maîtrisés.</p>
<p>À son retour d’Afghanistan, Bar­ry s’en est bien sor­ti&nbsp;: grâce à un ami de son père, il a trou­vé un méti­er lucratif qui cor­re­spond par­faite­ment à ses capac­ités. Il est tueur à gages. Mais, alors qu’il suit une cible à Los Ange­les, il se retrou­ve dans un cours de théâtre. Et là, soudain, il a l’im­pres­sion d’avoir raté quelque chose, de pou­voir trou­ver un but, de ren­con­tr­er une société où il aurait une place, et il se met en tête de devenir acteur. Mais appren­dre à jouer, c’est presque aus­si dif­fi­cile que remet­tre sa démis­sion aux gens qui embauchent des tueurs à&nbsp;gages…</p>
<p></p><figure id="attachment_13786" aria-describedby="caption-attachment-13786" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13786 size-full" title="…et cesser de trouer des peaux pour le compte de gros dealers." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Barry_costume.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Barry sur scène en costume shakespearien" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Barry_costume.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Barry_costume.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13786" class="wp-caption-text">J’au­rais voulu être un acteur pour tous les jours chang­er de peau… — pho­to&nbsp;<span class="caps">HBO</span></figcaption></figure>
<p>Okay, c’est che­lou. Mais ça marche éton­nam­ment&nbsp;bien.</p>
<p>Le choix de la comédie dra­ma­tique bour­rée d’hu­mour noir per­met de réc­on­cili­er les deux facettes de Bar­ry, ain­si que des nom­breux autres per­son­nages ambi­gus – per­son­ne n’est tout noir ni tout blanc dans cette his­toire. L’ab­surde de la sit­u­a­tion, les liens improb­a­bles entre mafias tchétchène, bolivi­enne et bir­mane, les piques sur le petit monde d’Hol­ly­wood et ceux qui feraient tout pour le rejoin­dre, les jeux de mas­sacre réguliers, les rela­tions amoureuses défi­cientes, tout oscille con­stam­ment entre le Vaude­ville et le film noir en pas­sant par les Mon­ty Python, la comédie roman­tique et le film de guerre implaca­ble. On pousse même jusqu’au slash­er sur­réal­iste dans un épisode de la deux­ième sai­son&nbsp;: une cible, maître en arts mar­ti­aux, donne énor­mé­ment de fil à retorde à Bar­ry, et quand il pense enfin avoir accom­pli sa mis­sion, il tombe sur la fil­lette de la vic­time — encore plus vio­lente et red­outable que son&nbsp;père.</p>
<p>Tout cela est un énorme bor­del, mais très bien mené, avec des dia­logues vachards ou ten­dres, des per­son­nages var­iés qui ont cha­cun sa pro­pre his­toire, des rebondisse­ments réelle­ment inat­ten­dus, et plein de bonne humeur – sans pour autant éviter de traiter sérieuse­ment des sujets sérieux, comme le syn­drome de stress post-trau­ma­tique et les vio­lences familiales.</p>
<p></p><figure id="attachment_13787" aria-describedby="caption-attachment-13787" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13787 size-full" title="C'est vrai, j'ai jamais fait de mal à une mouche. Au contraire, je leur ai laissé plein de cadavres dans lesquels pondre et manger." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Barry_couple.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Sally touche le torse de Barry" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Barry_couple.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Barry_couple.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13787" class="wp-caption-text">Toi au moins t’es un mec bien, gen­til, doux, pas comme mon ex qui a fail­li m’é­tran­gler… — pho­to&nbsp;<span class="caps">HBO</span></figcaption></figure>
<p>Tout bon&nbsp;? Non, hélas. On ne peut pas ne pas par­ler de la qua­trième saison.</p>
<p>Le bon point, c’est que les auteurs ne se con­tentent pas de dérouler indéfin­i­ment leur trame&nbsp;: ils préfèrent réelle­ment boucler la série, et pour cela la réin­ven­ter totale­ment. Le mau­vais point, c’est qu’ils se per­dent dans leurs pro­pres notes de bas de page, avec un scé­nario décousu incom­préhen­si­ble, des per­son­nages inco­hérents, et une pile de références bibliques lour­dingues. Non seule­ment on ne rit qua­si­ment plus, ce qui est com­préhen­si­ble vu qu’il faut bien boucler toutes les intrigues, mais le scé­nario est par­a­sité par des métaphores et des flash­es-back mal­adroits qui n’ap­por­tent&nbsp;rien.</p>
<p>C’est dom­mage, parce que du coup, c’est le goût du gâteau raté qui reste dans la bouche, alors qu’on venait de faire un très bon&nbsp;repas.</p>
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						<title>Royal pains</title>
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						<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 12:30:18 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
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								<title>Hank et Divya soignent un chien</title>
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												<description><![CDATA[Une série médicale pas si ridicule, légère et amusante, un peu moins réussie sur les dernières saisons.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>d’An­drew Lenchews­ki et John P. Rogers, 2009–2016, ***</p>
<p>Le sys­tème hos­pi­tal­ier des États-Unis est com­plète­ment pour­ri. D’une part, il y a les hôpi­taux, en fait des espèces d’en­tre­pris­es non lucra­tives avec un con­seil d’ad­min­is­tra­tion qui gère avant tout la thune, et qui dépen­dent large­ment de dons privés. Donc, quand vous êtes urgen­tiste et que vous voyez arriv­er en même temps un jeune en état vrai­ment urgent et un vieil­lard qui sem­ble moins pressé, com­mencez par véri­fi­er si celui-ci n’est pas un mécène de l’hôpital.</p>
<p>D’autre part, il y a les clin­iques et les cab­i­nets privés, qui fac­turent ce qu’ils veu­lent et sont libres de refuser des patients selon leurs pro­pres critères, voire de faire de la “concierg­erie médi­cale”&nbsp;: faire pay­er des abon­nements aux mon­tants ridicules pour garan­tir aux très rich­es qu’ils seront traités en pri­or­ité et auront accès aux meilleurs soins en toutes circonstances.</p>
<p>Oui, le point com­mun, c’est que si vous êtes pro­lé­taire ou indi­gent, vous passez après les gens qui ont de l’ar­gent à gaspiller, même si votre cas est plus urgent.</p>
<p></p><figure id="attachment_13772" aria-describedby="caption-attachment-13772" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13772 size-full" title="Bah on sait jamais, tu pourrais croiser une autre Saab verte et trouver des clients inattendus…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_plage.jpg?resize=622%2C416&#038;ssl=1" alt="Hank et Evan boivent une bière sur la plage" width="622" height="416" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_plage.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_plage.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13772" class="wp-caption-text">Tu crois vrai­ment que deux jours de fête et de plage chez le genre de bourges qui m’ont fait vir­er vont me remon­ter le moral&nbsp;? — pho­to <span class="caps">USA</span> Network</figcaption></figure>
<p>Hank, urgen­tiste dans un hôpi­tal new-yorkais, a fait le mau­vais choix&nbsp;: traiter le cas urgent au lieu de rester au chevet du dona­teur, qui sem­blait sta­ble mais finit par mourir de com­pli­ca­tions. Il est donc non seule­ment viré, mais black­listé de tous les hôpi­taux de la région. Il som­bre dans une dépres­sion, sa fiancée se barre, tout part en couille (le sys­tème de chô­mage et celui de prise en charge psy sont aus­si pour­ris que le sys­tème hos­pi­tal­ier). Jusqu’à ce que son frère, Evan, l’ar­rache de son apparte­ment pour l’emmener un week-end dans les Hamp­tons, cette extrémité de Long Island où les très rich­es aiment à faire con­stru­ire leurs rési­dences sec­ondaires, ter­ti­aires ou plus et cla­quer leurs excès de thune en organ­isant des fêtes mon­strueuses. Là, un peu par hasard, il sauve une fêtarde et son numéro com­mence à cir­culer chez les gros bourges du coin. Il devient donc “médecin concierge”, un peu pour sor­tir de sa dépres­sion, beau­coup pour aider les patients, un peu pour plaire à une direc­trice de l’hôpi­tal local, beau­coup pour l’ex­ci­ta­tion de traiter de vraies urgences, et un peu pour la thune quand&nbsp;même.</p>
<p>Le titre le dit bien&nbsp;: la série va traiter de souf­frances, mais ce sera comique. En effet, <em>Roy­al pains</em> est un jeu de mots. La tra­duc­tion lit­térale, “douleurs royales”, ren­voie au fait qu’on va s’oc­cu­per des souf­frances de ce qui est le plus proche de la roy­auté aux États-Unis&nbsp;: les très, très rich­es, les fameux un pour cent voire un pour mille qui ont des châteaux dans les Hamp­tons, à qui il faut absol­u­ment plaire si l’on ne veut pas finir aux oubli­ettes. Mais au sens fig­uré, “roy­al pain” désigne aus­si une per­son­ne par­ti­c­ulière­ment chi­ante – abrévi­a­tion de “roy­al pain in the ass”, qu’on pour­rait traduire par “casse-burnes de pre­mière classe”. On se doute donc qu’on va traiter des patients autori­taires, rétifs, pré­ten­tieux, égo­cen­triques, inutile­ment pénibles, et que ça va être&nbsp;drôle.</p>
<p></p><figure id="attachment_13773" aria-describedby="caption-attachment-13773" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13773 size-full" title="Et donc tu vois, le rouleau de scotch sert à tout, ça peut fixer une attelle ou faire tenir un truc dans un machin. MacGyver, LA série à regarder en études de médecine." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_bricolage.jpg?resize=622%2C414&#038;ssl=1" alt="Hank et Divya soignent un chien" width="622" height="414" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_bricolage.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_bricolage.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13773" class="wp-caption-text">Tout va bien, je gagne plus d’ar­gent et de crédi­bil­ité en soignant un chien avec un rouleau de Sopalin ici qu’en sauvant des gens à l’hôpi­tal pub­lic… — pho­to <span class="caps">USA</span> Network</figcaption></figure>
<p>De fait,&nbsp;<em>Roy­al pains</em> joue presque con­stam­ment sur les deux tableaux. Hank (rapi­de­ment entouré d’une petite équipe plus ou moins car­ac­térielle et effi­cace) va pra­ti­quer la médecine, prin­ci­pale­ment sur le ter­rain, avec cer­tains aspects rel­a­tive­ment bien doc­u­men­tés — plus <em>Urgences</em> que&nbsp;<em>Grey’s anato­my</em> si vous voyez ce que je veux dire. Évidem­ment, ça n’est pas un cours de médecine, mais il y a des pas­sages rel­a­tive­ment didac­tiques et documentés.</p>
<p>Mais par­al­lèle­ment, les échanges piquants, le comique de sit­u­a­tion, les rela­tions emmerdeur-emmerdé sont au cœur du scé­nario, les détails comiques sont présents jusque dans les pas­sages trag­iques et l’ensem­ble respire la bonne humeur, les vannes faciles et la légèreté. Et beau­coup de soins sont impro­visés avec les moyens du bord, jouant sur la par­o­die de la médecine clas­sique, hon­or­able et basée sur une tonne de matériel spé­cial­isé. C’en est au point que <em>Roy­al pains</em> sem­ble par­fois une meilleure reprise de&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2021/07/05/macgyver/"><em>Mac­Gyver</em></a> que le <a href="https://cine.h26.me/2021/10/31/macgyver-2/"><em>Mac­Gyver</em></a> de Lenkov&nbsp;!</p>
<p>Évidem­ment, on n’échappe pas totale­ment à la car­i­ca­ture exces­sive. L’outrance est par­fois volon­taire (quand Evan panique parce qu’il a trou­vé un grand requin blanc dans l’aquar­i­um d’un client qu’il soupçonne d’être lié à la mafia), par­fois mal­adroite et pesante (cer­tains échanges entre Boris et Maris­sa par exem­ple). Et bien enten­du, cer­tains pas­sages en font trop ou sem­blent vrai­ment arti­fi­ciels, notam­ment dans les dernières saisons.</p>
<p></p><figure id="attachment_13774" aria-describedby="caption-attachment-13774" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13774 size-full" title="Mentions non contractuelles." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_Saab.jpg?resize=622%2C329&#038;ssl=1" alt="Hank derrière sa Saab, capot ouvert" width="622" height="329" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_Saab.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Royal_pains_Saab.jpg?resize=300%2C159&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13774" class="wp-caption-text">Les Saab sont immortelles et aident à trou­ver l’âme sœur. — pho­to <span class="caps">USA</span> Network</figcaption></figure>
<p>Mais on rigole bien, surtout dans les qua­tre pre­mières saisons, et la série est à la fois entraî­nante, rel­a­tive­ment pro­fonde par moments, et plutôt enjouée et bonne pour le moral. Alors, pourquoi pas&nbsp;?</p>
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						<title>Punky Brewster (saison 5)</title>
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						<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:45:47 +0000</pubDate>
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								<title>Brandy et Punky, habillée en salopette comme dans les années 80</title>
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												<description><![CDATA[Une reprise agréable, pleine de bonne humeur et de dialogues enjoués, mais qui manque de profondeur par rapport à la série originale.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de David W. Duclon, 2021,&nbsp;***</p>
<p>Dans l’ar­ti­cle précé­dent, <a href="https://cine.h26.me/2026/02/07/punky-brewster/">juste là</a>, je dis­ais que la pro­duc­tion de&nbsp;<em>Punky Brew­ster</em> avait été arrêtée après qua­tre saisons.</p>
<p>Là, vous voyez le titre de cet arti­cle et vous vous deman­dez ce que j’ai picolé.</p>
<p></p><figure id="attachment_13764" aria-describedby="caption-attachment-13764" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13764 size-full" title="Avec du fan service pour les spectateurs qui ont aussi pris quarante ans et tout un épisode sur les années 80." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Brandy.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Brandy et Punky, habillée en salopette comme dans les années 80" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Brandy.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Brandy.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13764" class="wp-caption-text">J’ai pris quar­ante ans, Brandy doit être genre mon qua­trième ou cinquième gold­en retriev­er, il est temps de faire une nou­velle sai­son. — pho­to Pea­cock&nbsp;<span class="caps">TV</span></figcaption></figure>
<p>C’est pour­tant vrai&nbsp;: la série s’est arrêtée en 1988… mais elle est rev­enue en 2021. Et con­traire­ment à beau­coup de séries réap­parues sous une forme ou une autre quand les enfants des années 80 sont devenus pro­duc­teurs (avec <a href="https://cine.h26.me/2026/02/09/head-of-the-class/">des</a> <a href="https://cine.h26.me/tag/mission-impossible/">résul­tats</a>&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2010/06/17/lagence-tous-risques/">par­fois</a> <a href="https://cine.h26.me/2021/10/31/macgyver-2/">douloureux</a> et <a href="https://cine.h26.me/2022/12/15/hawaii-five-0/">quelques</a> <a href="https://cine.h26.me/2024/05/09/the-fall-guy/">bonnes</a> <a href="https://cine.h26.me/2021/11/28/tales-of-the-city/">sur­pris­es</a>((Note&nbsp;: penser à faire un bil­let sur la nou­velle ver­sion de <a href="https://cine.h26.me/2023/04/26/magnum/">Mag­num</a> un jour.))), il ne s’ag­it pas d’un remake, mais d’une suite, d’ailleurs créée par le même David W. Duclon que la pre­mière. Pour l’anec­dote, il avait donc 33 ans quand il a lancé la ver­sion orig­i­nale et 70 ans quand il a créé la&nbsp;suite.</p>
<p>Donc, on prend (presque) les mêmes et on recom­mence. Punky a la quar­an­taine, une fille de quinze ans, deux fils adop­tés, un gold­en retriev­er, et ils s’en­tassent à cinq dans l’ap­parte­ment que leur a légué Hen­ry (George Gaynes est mort en 2016 et, man­i­feste­ment, le per­son­nage avec lui). Cherie tra­vaille à l’or­phe­li­nat de Fen­ster Hall. Elle doit plac­er Izzy, gamine aban­don­née de sept ans qui cherche tou­jours à s’é­vad­er et qui mul­ti­plie les répliques cinglantes. Venue pho­togra­phi­er les pen­sion­naires, Punky se revoit dans Izzy et pro­pose de l’héberg­er en atten­dant que sa sit­u­a­tion se clarifie.</p>
<p></p><figure id="attachment_13762" aria-describedby="caption-attachment-13762" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13762 size-full" title="Note rigolote&nbsp;: on a gagné une pièce, on ne sait ni où ni quand. Une intrigue principale du début de la saison 1 était que l'appart n'avait qu'une chambre, un bureau et un salon, et que Henry ne voulait pas réaménager son bureau pour en faire une chambre. Ici, les garçons ont la chambre d'Henry, Punky a toujours l'ex-bureau, et une troisième chambre est apparue pour Hannah." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Izzy_repas.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Diego, Daniel, Punky, Izzy et Hannah à table" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Izzy_repas.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Izzy_repas.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13762" class="wp-caption-text">Cet appart était lim­ite pour Hen­ry, Bran­don et moi, main­tenant il y a trois mômes, autant en inviter une qua­trième… — pho­to Pea­cock&nbsp;<span class="caps">TV</span></figcaption></figure>
<p>Voilà, on vient de pass­er vingt-cinq min­utes et déjà, plusieurs choses méri­tent d’être notées.</p>
<p>D’abord, la qua­si évac­u­a­tion des sujets dif­fi­ciles. Izzy a le même par­cours que Punky, sauf qu’elle est vrai­ment seule (Punky avait Bran­don, le gold­en retriev­er)&nbsp;; mais on ne la ver­ra pas atten­dre dés­espéré­ment le retour de sa mère, on ne la ver­ra pas chercher un abri pour la nuit, on ne la ver­ra pas fris­son­ner dans une ville gelée. La tonal­ité est tou­jours comique et légère, reposant beau­coup sur les clins d’œil à la série orig­i­nale, et les dia­logues sont sou­vent piquants mais jamais acerbes.</p>
<p>Ensuite, le for­mat. On re-présente Punky et Cherie, leurs nou­velles sit­u­a­tions, les trois enfants, l’ex-mari, la nou­velle héroïne, le tout en moins de vingt-cinq min­utes. Si j’é­tais méchant, je dirais qu’on a même saucis­son­né le générique (désor­mais réduit à 10 sec­on­des et une demi-phrase, “every time I turn around” et c’est tout, il manque une propo­si­tion prin­ci­pale) pour tout faire tenir dans le timing.</p>
<p>En 1984,&nbsp;<em>Punky Brew­ster</em> s’é­tait fait remar­quer avec une ouver­ture sur un triple épisode, alors qu’elle n’avait que 2,5 per­son­nages (Bran­don n’é­tait pas nég­lige­able) à met­tre en place. Ça lui avait per­mis de détailler plein de choses et de soign­er l’in­stal­la­tion. Cette reprise présente deux fois plus de trucs en trois fois moins de temps et, con­séquem­ment, sur­v­ole beau­coup de sujets – à com­mencer par le place­ment&nbsp;: Hen­ry s’é­tait bat­tu avec assis­tante sociale et juge pour obtenir une garde tem­po­raire de Punky&nbsp;; Punky obtient celle d’Izzy d’un claque­ment de doigts.</p>
<p></p><figure id="attachment_13761" aria-describedby="caption-attachment-13761" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13761 size-full" title="Ah oui, il manque l'ex, il est pas dans cette scène mais il arrive." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_nouveaux_personnages.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Les enfants de Punky regardent leur mère embrasser Izzy" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_nouveaux_personnages.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_nouveaux_personnages.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13761" class="wp-caption-text">Alors, sur ce pre­mier épisode, on présente com­bi­en de nou­veaux per­son­nages déjà&nbsp;? Un, deux, trois, qua­tre… Il en manque non&nbsp;? — pho­to Pea­cock&nbsp;<span class="caps">TV</span></figcaption></figure>
<p>Et en fait, ça sera con­stant tout au fil de cette reprise. Tous les épisodes sont par­faite­ment cal­i­brés, l’am­biance est sys­té­ma­tique­ment légère et la bonne humeur pré­vaut même quand il y a de petites ten­sions. La prise de vue et la réal­i­sa­tion sont aus­si totale­ment maîtrisées, le rythme est bien mené et les répliques fusent sans temps mort. Or, ce sont juste­ment les temps morts qui per­me­t­taient à la série orig­i­nale de creuser cer­tains sujets, et cela manque par­fois cru­elle­ment à la nou­velle. Il faut, en fait, atten­dre le dix­ième et dernier épisode pour enfin avoir un pas­sage plus pro­fond et émouvant.</p>
<p>Heureuse­ment, les acteurs sont bons, la direc­tion bien meilleure et plus con­stante qu’il y a quar­ante ans, et gags et dia­logues restent extrême­ment réus­sis. Les sujets sur­volés sont nom­breux et mod­ernes, des rela­tions dans une fratrie aux change­ments de société entre les années 1980 et 2020. Et si Izzy (les autres enfants aus­si, dans une moin­dre mesure) offre sou­vent des répliques et un vocab­u­laire large­ment trop avancés pour son âge, c’est à la fois un ren­voi à la jeunesse de Punky et un choix assumé&nbsp;: son “adul­ti­tude” pré­coce est source de blagues et de réflex­ions régulières. Un phénomène qu’on retrou­ve d’ailleurs avec Han­nah, la fille aînée, qui dit régulière­ment qu’elle élève ses deux frères ou qu’elle est l’adulte de la famille.</p>
<p></p><figure id="attachment_13763" aria-describedby="caption-attachment-13763" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13763 size-full" title="Bah, je sais pas, peut-être que TU pourrais essayer d'être une mère raisonnable et sensée pour une fois&nbsp;?" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Hannah_maillot.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Hannah, Punky et Sean sur le canapé" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Hannah_maillot.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Hannah_maillot.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13763" class="wp-caption-text">Dis, ma fille, t’es cen­sée être l’adulte de la famille, si tu deviens une ado débile qui met des mail­lots idiots pour plaire à un garçon, ça va don­ner quoi&nbsp;? — pho­to Pea­cock&nbsp;<span class="caps">TV</span></figcaption></figure>
<p>C’est donc une excel­lente comédie famil­iale, gaie et entraî­nante, bien implan­tée dans l’air du temps, avec un fan ser­vice par­fois un peu trop appuyé mais tout ce qu’il faut pour se regarder avec plaisir. Mais elle ne cherche pas à dépass­er ce statut et, par rap­port à l’o­rig­i­nale, elle manque sou­vent de pro­fondeur pour réelle­ment emporter l’adhésion.</p>
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						<title>Head of the&#160;class</title>
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						<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 14:38:50 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
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								<title>Toute la classe en costume de compétition</title>
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												<description><![CDATA[Une pure sitcom des années 2020, parfois drôle, souvent sympa, mais assez loin des pointes de profondeur dramatique de la version originale et totalement oubliable.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>d’Amy Pocha et Seth Cohen, 2021,&nbsp;**</p>
<p>Au lycée de Mead­ows Creek, il y a une classe un peu spé­ciale&nbsp;: elle réu­nit les meilleurs débat­teurs, les spé­cial­istes de divers sujets et les plus gros cerveaux en général, afin de briller dans les com­péti­tions inter­sco­laires. Ali­cia Gomez, jeune prof qui a un peu mython­né son <span class="caps">CV</span>, est embauchée pour les coach­er. Mais elle va plutôt les encour­ager à affron­ter leurs peurs, chanter dans la pièce de l’é­cole ou inviter leur amour caché qu’à stock­er et recracher des données.</p>
<p></p><figure id="attachment_13747" aria-describedby="caption-attachment-13747" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13747 size-full" title="Non, pas de Russes super dangereux ni de visite sur place&nbsp;: l'unité de lieu est quasi totale." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Head_of_the_Class.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Toute la classe en costume de compétition" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Head_of_the_Class.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Head_of_the_Class.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13747" class="wp-caption-text">Okay, vous con­nais­sez vache­ment plus de choses que moi, vous allez défon­cer l’équipe de débat d’en face&nbsp;! — pho­to <span class="caps">HBO</span>&nbsp;Max</figcaption></figure>
<p>Si ça vous rap­pelle vague­ment le pitch de&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2026/02/04/sois-prof-et-tais-toi/"><em>Sois prof et tais-toi&nbsp;!</em></a>, c’est nor­mal&nbsp;: c’est un remake. D’ailleurs, le titre orig­i­nal est le même (lit­térale­ment “pre­mier de la classe”), et comme le veut la mode actuelle, il n’a pas été traduit en français. Bon, c’est un poil plus qu’un remake, puisque Dar­lene est tou­jours présente, ce qui laisse penser que ça pour­rait être une suite, mais à part ce détail, on repart vrai­ment de zéro, donc ça ressem­ble quand même plus à un remake qu’à une&nbsp;suite.</p>
<p>Le souci, c’est que c’est très léger, à tous les sens du terme. L’am­biance est gaie, pos­i­tive, loin des piques par­fois acerbes ou franche­ment hargneuses de l’o­rig­i­nale. Et on ne creuse jamais vrai­ment les sujets&nbsp;: on sur­v­ole les dif­fi­cultés pour s’ap­puy­er unique­ment sur les gags, pas tou­jours réus­sis d’ailleurs.</p>
<p></p><figure id="attachment_13748" aria-describedby="caption-attachment-13748" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13748 size-full" title="Moi, on m'avait laissé entrer, et puis les sportifs m'avaient enfermé dans un placard." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Head_of_the_Class_nerds_prom.jpg?resize=622%2C413&#038;ssl=1" alt="La classe entre dans le gymnase pour le bal de promotion" width="622" height="413" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Head_of_the_Class_nerds_prom.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Head_of_the_Class_nerds_prom.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13748" class="wp-caption-text">Ah, c’est donc ça, un gym­nase&nbsp;? On m’avait jamais lais­sé entr­er… — pho­to <span class="caps">HBO</span>&nbsp;Max</figcaption></figure>
<p>Le résul­tat se regarde sans déplaisir, les per­son­nages sont sym­pas et mod­ernes, mais c’est une pure sit­com, qui s’é­vanouit aus­si vite qu’on finit de la regarder. Et ça reste donc assez loin de la qual­ité et des pointes de pro­fondeur dra­ma­tique de la ver­sion des années 80.</p>
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						<title>Punky Brewster</title>
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						<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 10:38:15 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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								<title>Brandon à table, Henry gronde Punky à l&#039;arrière-plan</title>
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												<description><![CDATA[Une série plutôt comique et légère, souvent assez superficielle, mais capable de se frotter à des sujets très sérieux avec une grande finesse. Assez méconnue et très sous-estimée, elle mérite d'être (re)vue.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de David W. Duclon, 1984–1988, ****</p>
<p>Vous savez ce que c’est, la mémoire&nbsp;? C’est un truc de notre cerveau qui per­met de stock­er des informations.</p>
<p>Enfin, des traces d’in­for­ma­tions, qui se recom­bi­nent en per­ma­nence et qui ressor­tent sous une forme par­fois très, très, très chelou.</p>
<p>Quand je me suis dit “tiens, si je revoy­ais <a href="https://cine.h26.me/2026/02/04/sois-prof-et-tais-toi/"><em>Sois prof et tais-toi&nbsp;!</em></a>&nbsp;?”, il y avait un épisode que j’at­tendais, qui devait logique­ment se trou­ver dans la pre­mière sai­son, mais cer­tains détails de mon sou­venir ne col­laient pas avec l’im­age que j’avais de cette série. Cet épisode, c’é­tait celui sur l’ex­plo­sion de Chal­lenger. Je revoy­ais bien Char­lie échang­er avec ses élèves tout en réal­isant qu’<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Christa_McAuliffe">une con­sœur</a> venait de mourir avec le reste de l’équipage, mais je voy­ais des goss­es beau­coup plus jeunes que les lycéens de cette&nbsp;série.</p>
<p>Et pour cause&nbsp;: cet épisode n’ex­iste tout sim­ple­ment&nbsp;pas.</p>
<p>J’ai donc cher­ché un truc du genre “tv series Chal­lenger acci­dent”, et je suis tombé sur&nbsp;<em>Punky Brew­ster</em>. Ça ne me dis­ait absol­u­ment rien, mais man­i­feste­ment <a href="https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1986-02-19-ca-9722-story.html">c’é­tait elle qui avait traité de cet acci­dent</a>. Et vu que le syn­op­sis par­lait d’un vieux pho­tographe ron­chon qui voy­ait débar­quer une gamine curieuse et amu­sante accom­pa­g­née d’un chien super-intel­li­gent, je me suis dit que pourquoi pas.</p>
<p></p><figure id="attachment_13734" aria-describedby="caption-attachment-13734" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13734 size-full" title="Brandon a parfois un rôle assez analogue à celui de Jolly Jumper." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_trio.jpg?resize=622%2C472&#038;ssl=1" alt="Brandon à table, Henry gronde Punky à l'arrière-plan" width="622" height="472" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_trio.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_trio.jpg?resize=300%2C228&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13734" class="wp-caption-text">Punky, <span class="caps">QUI</span> a abîmé mon appareil pho­to&nbsp;? Ne me dis pas que c’est ton chien, je sais qu’il a lu le mode d’emploi, lui. — cap­ture d’écran <span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Et donc, au fil des épisodes, j’ai eu des bribes de “ah mais oui j’ai déjà vu ça” çà et là, sans jamais avoir le sen­ti­ment d’avoir réelle­ment suivi la série. Elle a été red­if­fusée à par­tir de l’au­tomne 87 dans&nbsp;<em>Club Dorothée</em>, et à cette époque je pas­sais mes mer­cre­dis après-midi chez une voi­sine qui avait la télé. Je me sou­viens bien y avoir regardé régulière­ment <em>Ulysse 31</em>((Tiens, un brouil­lon com­mencé il y a des années qu’il faudrait que je finisse, d’ailleurs…)) et <a href="https://cine.h26.me/2011/05/20/les-mysterieuses-cites-dor/"><em>Les mys­térieuses cités d’or</em></a>, je sup­pose que&nbsp;<em>Punky Brew­ster</em> devait faire par­tie du tas mais sans m’avoir mar­qué plus que&nbsp;ça.</p>
<p>Fun fact pour finir sur les lim­ites de ma mémoire&nbsp;: j’avais aus­si oublié de faire un bil­let sur <em>Punky Brew­ster</em>. Mais ce titre a sur­gi dans une dis­cus­sion le week-end dernier et ça m’a rap­pelé qu’après avoir vu toute la série, elle méri­tait un arti­cle. Et oui, du coup, j’ai aus­si fait celui sur <em>Sois prof et tais-toi&nbsp;!</em> pour pou­voir faire cette intro intro­spec­tive dans l’ordre.</p>
<p>Bref, cette intro fait déjà 400 mots, pas­sons à&nbsp;Punky.</p>
<p></p><figure id="attachment_13732" aria-describedby="caption-attachment-13732" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13732 size-full" title="Il fait pas chaud mais on a volé assez de bouffe pour ce soir, et Cherie va en apporter demain." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_squatt.jpg?resize=622%2C478&#038;ssl=1" alt="Punky et Brandon dans l'appartement vide du premier épisode" width="622" height="478" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_squatt.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_squatt.jpg?resize=300%2C231&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13732" class="wp-caption-text">C’est l’his­toire d’une fil­lette et d’un chiot aban­don­nés, seuls dans Chica­go. — cap­ture d’écran <span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Donc, le pré­sup­posé est assez sim­ple. Hen­ry a une bonne soix­an­taine. Veuf et ron­chon, il tient un petit stu­dio de pho­togra­phie à Chica­go et com­plète ses revenus en gérant l’im­meu­ble où il habite, jonglant entre les prob­lèmes des locataires, les restric­tions du pro­prié­taire et l’in­com­pé­tence de l’a­gent d’entretien.</p>
<p>Par­al­lèle­ment, Punky, une gamine de huit ans, attend devant une supérette avec son chiot, Bran­don. Le soir venu, sa mère ne revenant pas, elle part en quête d’un abri et finit par trou­ver un apparte­ment vide. Elle sym­pa­thise avec la gamine du dessus, qui a sen­si­ble­ment son âge et com­mence à lui apporter de la nour­ri­t­ure, et survit ain­si quelques jours, jusqu’à ce qu’Hen­ry la décou­vre. Il l’in­vite à dîn­er, elle lui racon­te son his­toire, il décide de l’aider à retrou­ver sa mère et, surtout, d’af­fron­ter les ser­vices soci­aux pour pou­voir l’héberg­er en attendant.</p>
<p></p><figure id="attachment_13731" aria-describedby="caption-attachment-13731" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13731 size-full" title="&quot;Henry tient à moi&nbsp;: il a été au tribunal et s'est battu pour m'avoir. Tout ce que ton père a fait, c'est embrasser ta mère et attendre neuf mois&nbsp;!&quot;" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_tribunal.jpg?resize=622%2C476&#038;ssl=1" alt="Henry à la barre à l'audience où il demande la garde temporaire de Punky" width="622" height="476" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_tribunal.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_tribunal.jpg?resize=300%2C230&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13731" class="wp-caption-text">Pas­sage devant le juge pour obtenir la garde tem­po­raire&nbsp;: un moment à la fois comique et didac­tique. — cap­ture d’écran <span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Voilà, on vient de pass­er une heure et demie et déjà, plusieurs choses méri­tent d’être notées.</p>
<p>D’abord, la tonal­ité très var­iée. Les pas­sages où Punky cherche un abri sont hon­nêtes&nbsp;: on voit bien qu’il est dif­fi­cile de sur­vivre sans vrai loge­ment à Chica­go, la “ville du vent” où il caille dès sep­tem­bre. Ceux où Hen­ry se débat avec une cliente du stu­dio sont de la farce presque vaude­vil­lesque, drôle et incon­séquente. Ceux où les deux héros ont affaire à l’ad­min­is­tra­tion oscil­lent entre véri­ta­bles réflex­ions sur la prise en charge des enfants isolés et comédie d’aven­tures quand il faut pass­er out­re le gar­di­en de l’or­phe­li­nat pour s’évader.</p>
<p></p><figure id="attachment_13728" aria-describedby="caption-attachment-13728" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13728 size-full" title="On est quand même mieux chez un vieux grincheux radin et misanthrope." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_orphelinat.jpg?resize=622%2C479&#038;ssl=1" alt="Quatre orphelines à l'orphelinat Fenster Hall" width="622" height="479" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_orphelinat.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_orphelinat.jpg?resize=300%2C231&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13728" class="wp-caption-text">L’or­phe­li­nat dans <em>Punky Brew­ster</em>&nbsp;: un endroit pas fon­cière­ment mau­vais, mais où le manque de moyens et le per­son­nel débor­dé lais­sent les enfants créer leurs pro­pres dynamiques par­fois hos­tiles. — cap­ture d’écran <span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Ensuite, le for­mat. À l’époque, rares sont les séries sérieuses à pro­pos­er de véri­ta­bles arcs nar­rat­ifs sur plusieurs épisodes&nbsp;; on a au mieux un “épisode dou­ble” occa­sion­nel. Quant aux séries pour enfants, elles sont cal­i­brées pour pro­pos­er des paus­es pub­lic­i­taires avec la régu­lar­ité d’un métronome suisse et tous les épisodes ont la même struc­ture. <em>Punky Brew­ster</em> attaque d’en­trée avec un épisode triple, dont toutes les intrigues ne sont pas bouclées à la fin&nbsp;: on clôt l’arc “Punky trou­ve une mai­son”, mais il reste encore à l’in­staller (elle squat­te le canapé), à l’in­scrire à l’é­cole, à trou­ver le bud­get qu’elle et son chien con­som­ment… Et par­al­lèle­ment, dès la qua­trième semaine, la série ose aus­si des “demi-épisodes” de moins d’un quart d’heure, plus légers que les épisodes nor­maux, que les gamins pou­vaient regarder après le sport ou même rater sans per­dre le fil de l’histoire.</p>
<p>Les demi-épisodes dis­parais­sent rapi­de­ment, mais les épisodes mul­ti­ples per­durent et l’ensem­ble des qua­tre saisons intè­gre des arcs nar­rat­ifs, traités par­al­lèle­ment aux sujets du jour. Un arc prin­ci­pal de la sai­son 2, qui com­mence avec l’in­cendie du stu­dio d’Hen­ry et se con­clut avec l’adop­tion de Punky, s’é­tale même sur cinq épisodes, cha­cun ayant sa pro­pre intrigue (que devient un gosse quand son gar­di­en est hos­pi­tal­isé, com­ment financer une nou­velle bou­tique, les liens entre familles d’ac­cueil et enfants placés, etc.). Une con­struc­tion assez courante de nos jours, mais plutôt nova­trice en&nbsp;1985.</p>
<p></p><figure id="attachment_13730" aria-describedby="caption-attachment-13730" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13730 size-full" title="Alors, c'est un mélo, mais on peut faire tout un épisode sur un chapeau en tête de bison ridicule." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_euthanasie_Brandon.jpg?resize=622%2C481&#038;ssl=1" alt="Punky dit adieu à Brandon, qui doit être euthanasié après un accident" width="622" height="481" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_euthanasie_Brandon.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_euthanasie_Brandon.jpg?resize=300%2C232&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13730" class="wp-caption-text">Alors, c’est une comédie, mais on peut traiter de l’euthanasie d’un ani­mal domes­tique suite à un acci­dent. — cap­ture d’écran <span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Bon, soyons clairs, cer­taines con­clu­sions d’épisodes ou d’arcs sont un peu naïves. L’inévitable (à l’époque) épisode anti-drogues, par exem­ple, est aus­si sub­til qu’un dis­cours de Nan­cy Rea­gan et se résout presque aus­si bête­ment que son équiv­a­lent chez <a href="https://cine.h26.me/2021/07/05/macgyver/"><em>Mac­Gyver</em></a>. De même, les coups de cœur de Cherie sont sou­vent lour­dingues. Bref, ça reste glob­ale­ment de la comédie pour enfants et ça se&nbsp;sent.</p>
<p>Ça se voit, aus­si, avec des décors assez arti­fi­ciels, l’ab­sence qua­si totale d’ex­térieurs, une prise de vue très basique et une réal­i­sa­tion assez théâ­trale – heureuse­ment, les acteurs sont à la hau­teur, le phrasé impec­ca­ble de George Gaynes allant bien à son per­son­nage tan­dis que Soleil Moon Frye et T.K. Carter offrent des inter­pré­ta­tions plus déten­dues et naturelles.</p>
<p>Mais la série offre des per­son­nages var­iés, de la petite snob égoïste à l’amie indé­fectible en pas­sant par le gosse appliqué et tra­vailleur mais tout sim­ple­ment stu­pide, et joue régulière­ment avec les stéréo­types pour met­tre en valeur la var­iété des car­ac­tères et en faire évoluer cer­tains – Mar­gaux, en par­ti­c­uli­er, est absol­u­ment insup­port­able au début, mais finit par avoir son pas­sage à vide et pren­dre un peu de recul sur sa vie, sans pour autant se dépar­tir de son égocentrisme.</p>
<p>Et surtout, les auteurs n’hési­tent pas à traiter chaque sujet avec un ton adap­té, quitte à finir un épisode sur une touche trag­ique. Ils se per­me­t­tent aus­si de par­ler de thèmes inhab­ituels dans les séries pour enfants, comme évidem­ment l’adop­tion, mais aus­si l’euthanasie des ani­maux malades ou blessés, et même la puberté, avec un épisode mémorable où Punky explique à Hen­ry qu’elle com­mence à avoir des seins et qu’elle a besoin d’un sou­tien-gorge. Ce pas­sage oscille entre farce et infor­ma­tion utile, et il doit être plutôt réus­si puisque la très religieuse et con­ser­va­trice chaîne The Fam­i­ly Chan­nel a décidé de sauter cet épisode quand elle a dif­fusé la série.&nbsp;<em>Punky Brew­ster</em> traite aus­si de mort, de deuil (y com­pris à très long terme&nbsp;: c’est six ans après l’ac­ci­dent de ses par­ents que Cherie com­mence à affron­ter la ques­tion), de dépen­dance aux médica­ments (de manière beau­coup plus sub­tile que les drogues), d’obésité, d’il­let­trisme, de pau­vreté et de loy­ers à pay­er, de vio­lences famil­iales… Les points de vue changent aus­si, cer­taines intrigues étant cen­trées sur des per­son­nages sec­ondaires afin d’oblig­er le spec­ta­teur (et, sou­vent, Punky) à pren­dre en compte les sen­ti­ments, les envies et les besoins des autres.</p>
<p></p><figure id="attachment_13726" aria-describedby="caption-attachment-13726" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13726 size-full" title="Il doit exister un univers parallèle où Ron Moore a casté Soleil Moon Frye pour jouer Danielle Poole dans For All Mankind." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_astronaute.jpg?resize=622%2C477&#038;ssl=1" alt="Punky présente son projet&nbsp;: devenir astronaute" width="622" height="477" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_astronaute.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_astronaute.jpg?resize=300%2C230&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13726" class="wp-caption-text">Donc elle, elle décolle demain, ce sera la pre­mière prof dans l’e­space, et moi je serai la pre­mière femme sur Mars. — cap­ture d’écran <span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Et donc, on par­le de l’ex­plo­sion de Challenger.</p>
<p>Il faut rap­pel­er que ce vol devait être le pre­mier vol spa­tial d’une pure civile, Christa McAu­li­ffe, suite au pro­gramme “un pro­fesseur dans l’e­space”. Elle devait don­ner deux cours en direct, qui allaient être dif­fusés dans les écoles du pays, et avait passé l’an­née à faire le tour des plateaux télé pour présen­ter le pro­jet. Les pré­parat­ifs étaient donc très suiv­is par les élèves de pri­maire et de col­lège. Pour ne rien arranger, le décol­lage de Chal­lenger a eu lieu a 11 h 38 heure de la côte est, 8 h 38 heure du Paci­fique&nbsp;: c’é­tait pile le créneau qui per­me­t­tait à toutes les écoles des États con­ti­nen­taux de dif­fuser le lance­ment en direct. Ajoutez que les médias n’avaient pas grand-chose à se met­tre sous la dent cette semaine-là et en ont fait des tonnes pen­dant plusieurs jours, sou­vent sans véri­ta­ble analyse ni prise de recul, et vous obtenez un trau­ma­tisme mas­sif pour toute une généra­tion d’écoliers.</p>
<p>Or, Punky voulait devenir astro­naute, ç’avait été dit çà et là au détour des con­ver­sa­tions. Les auteurs ont donc choisi d’in­té­gr­er l’ac­ci­dent dans la série, en trai­tant du trau­ma­tisme de leur héroïne mais aus­si des autres élèves et de leur prof — qui n’est donc pas Char­lie Moore, mais Mike Fulton((Pour la défense de ma mémoire, c’est un peu le même genre d’en­seignant, curieux, prêt à échang­er avec ses élèves et à soutenir leur esprit cri­tique&nbsp;; il est juste plus jeune d’une ving­taine d’an­nées et beau­coup plus noir. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f605.png" alt="😅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />)). Buzz Aldrin, deux­ième homme à marcher sur la Lune, a bous­culé son plan­ning pour par­ticiper au tour­nage, et le script évoque l’his­toire de l’ex­plo­ration au sens large, des pre­miers nav­i­ga­teurs aux astro­nautes, avec son lot de risques et de décou­vertes. Dif­fusé six semaines après l’ac­ci­dent, cet épisode est claire­ment un des plus mar­quants de la série&nbsp;: l’écri­t­ure douce-amère est par­ti­c­ulière­ment soignée pour favoris­er la dis­cus­sion et soutenir l’idée que les acci­dents, ça arrive, mais que si on doit arrêter tout ce qui peut mal finir, il fau­dra lit­térale­ment tout arrêter.</p>
<p></p><figure id="attachment_13727" aria-describedby="caption-attachment-13727" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13727 size-full" title="Se faire photographier dans cette tenue en compagnie prestigieuse&nbsp;: la torture idéale pour un photographe&nbsp;?" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Henry_robe.jpg?resize=622%2C476&#038;ssl=1" alt="Henry, en robe, rencontre Buzz Aldrin" width="622" height="476" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Henry_robe.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/Punky_Brewster_Henry_robe.jpg?resize=300%2C230&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13727" class="wp-caption-text">La comédie jusque dans la tragédie&nbsp;: Hen­ry fait le man­nequin pour sa voi­sine quand Buzz Aldrin débar­que. — cap­ture d’écran <span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Voilà donc une série plutôt comique et légère, sou­vent assez super­fi­cielle, mais capa­ble de se frot­ter à des sujets très sérieux avec une grande finesse.</p>
<p>Le suc­cès n’a pas vrai­ment été au ren­dez-vous, et les audi­ences juste pass­ables ont poussé <span class="caps">NBC</span> à mutu­alis­er la pro­duc­tion après deux saisons, puis à arrêter la série après la qua­trième. Il reste donc une petite œuvre iné­gale mais var­iée et par­fois courageuse, sous-estimée et mécon­nue, mais qui se regarde encore avec plaisir.</p>
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						<title>Sois prof et tais-toi&#160;!</title>
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						<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 17:02:59 +0000</pubDate>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
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								<title>Toute la classe en plein affrontement contre les intellos russes</title>
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												<description><![CDATA[Un acteur raté devenu prof remplaçant se frotte aux élèves les plus brillants d'un lycée. C'est souvent drôle, parfois tragique, souvent débile, toujours intello, et dans l'ensemble réussi – quoique très ancré dans les années 80.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de Michael Elias et Rich Eustis, 1986–1991, ****</p>
<p>Imag­inez&nbsp;: vous êtes acteur et directeur de théâtre, et vous mon­tez des pièces emblé­ma­tiques de la con­tre-cul­ture des années 60 et 70 à New York. Enfin, vous voudriez être acteur et directeur… Mais vous savez ce que c’est&nbsp;: après avoir joué dans une pro­duc­tion de sec­onde zone de <em>Hair</em> à l’époque où tout le monde jouait <em>Hair</em>, vous échouez de cast­ing en cast­ing et vous vous ren­dez compte qu’il faut bien manger. Alors, vous devenez prof d’his­toire, rem­plaçant de préférence, parce que des con­trats courts vous lais­sent l’e­spoir d’un jour trou­ver enfin la porte qui vous per­me­t­tra de remon­ter sur les planches.</p>
<p>Et là, voilà qu’on vous embauche pour rem­plac­er le prof prin­ci­pal d’une classe d’élite, l’IHP (pro­gramme d’hon­neur indi­vid­u­al­isé) du lycée de Fill­more. Non seule­ment vous devrez com­pos­er avec un pro­viseur rétro­grade, con­formiste et car­ac­tériel qui con­sid­ère cette classe comme sa fierté per­son­nelle, mais le plus attardé de vos élèves vous donne l’im­pres­sion d’en savoir plus que vous sur à peu près tout. Vous faites quoi&nbsp;? Vous vous retroussez les manch­es et vous essayez de suiv­re le rythme&nbsp;? Ou, puisque vous n’avez pas grand-chose à leur apporter sur le plan académique, vous lais­sez tomber le pro­gramme pour essay­er de leur apporter des trucs qui leur man­quent, comme l’ex­péri­ence de la vie, la com­préhen­sion de la société, la pos­si­bil­ité de sor­tir de leur zone de con­fort et la capac­ité à com­mu­ni­quer avec leurs camarades&nbsp;?</p>
<p></p><figure id="attachment_13712" aria-describedby="caption-attachment-13712" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13712 size-full" title="Si vous pensez que c'est difficile d'enseigner à Sheldon, imaginez que toute votre classe est composée de Sheldon, de Malcolm, d'Elliot et de futurs Sherlock Holmes…" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_Charlie.jpg?resize=622%2C482&#038;ssl=1" alt="Charlie Moore devant son tableau" width="622" height="482" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_Charlie.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_Charlie.jpg?resize=300%2C232&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13712" class="wp-caption-text">Qu’est-ce que je peux leur appren­dre&nbsp;? Même la gamine de 11 ans con­naît déjà par cœur tous les bouquins du <span class="caps">CDI</span>… — pho­to&nbsp;<span class="caps">ABC</span></figcaption></figure>
<p>J’é­tais en six­ième quand Antenne 2 a eu la bonne idée de dif­fuser ça. Char­lie était un peu le prof que je rêvais d’avoir&nbsp;: pas le genre à ressass­er le bouquin((J’ai jamais eu besoin de prof pour lire un bouquin et j’ai tou­jours <span class="caps">DÉTESTÉ</span> ceux qui fai­saient ça.)), mais à apporter un truc en plus, à met­tre les choses en per­spec­tive, à créer des ponts avec d’autres matières, et à vouloir échang­er avec ses élèves plutôt que de les pren­dre pour des récep­ta­cles vides dans lesquels dévers­er son savoir. Et la classe était géniale, avec un gros nerd (au sens fig­uré) naïf et bien­veil­lant et un gros geek (au sens pro­pre) cynique et vénal, une lit­téraire qui m’a fait tomber amoureux des rouss­es capa­bles de réciter Shake­speare, un loubard intel­lo anti­con­formiste échap­pé d’une chan­son de Renaud, deux intel­los pro­pres sur eux qui pas­saient leur temps à se rabat­tre le caquet (à l’époque je réal­i­sais pas totale­ment la charge qu’il pou­vait y avoir entre bon petit bourge fan de Rea­gan et une Noire démoc­rate, mais cet anti-cou­ple fonc­tion­nait par­faite­ment même sans le sous-texte)… Le tout prof­i­tait de dia­logues plus affûtés qu’un scalpel, de vannes faciles de cour d’é­cole, et de sujets var­iés allant de l’amourette d’a­dos à la géopoli­tique en pas­sant par la pau­vreté et l’an­ti­mil­i­tarisme. Et l’é­d­u­ca­tion, bien sûr, thème omniprésent traité sous tous les angles.</p>
<p>C’est rapi­de­ment devenu une de mes séries préférées, et je l’ai suiv­ie avec avid­ité même lorsque cer­tains per­son­nages ont été rem­placés avec un bon­heur vari­able (oui pour Viki et <span class="caps">TJ</span>, boaf pour Jasper et&nbsp;Billy).</p>
<p>Et donc, quelques siè­cles plus tard, j’en suis revenu à ma ques­tion habituelle&nbsp;: est-ce que les madeleines sont ce déli­cieux gâteau aux agrumes et à la can­nelle dont l’odeur me régalait quand j’é­tais petit, ou le truc aux œufs bour­ratif qu’on avale entre deux trains parce que c’est tout ce qu’on a pour deux euros de nos&nbsp;jours&nbsp;?</p>
<p>Et bien, dis­ons-le tout net&nbsp;: <em>Sois prof et tais-toi&nbsp;!</em> a bien vieilli.</p>
<p></p><figure id="attachment_13713" aria-describedby="caption-attachment-13713" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13713 size-full" title="Mais on a aussi une heure totalement filmée en décors naturels à l'autre bout du monde." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_classe.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Arvid, Dennis, Eric et Nancy dans le couloir" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_classe.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_classe.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13713" class="wp-caption-text">Une salle de classe, un bout de couloir et un bureau du pro­viseur for­ment 90 % des décors. — pho­to&nbsp;<span class="caps">ABC</span></figcaption></figure>
<p>Bien sûr, cer­tains élé­ments sont loin des stan­dards mod­ernes. La qual­ité d’im­age est médiocre, la mise en scène est sou­vent théâ­trale, les décors aus­si du reste, la direc­tion d’ac­teurs assez iné­gale. C’est une sit­com des années 80 et on ne risque pas de l’oublier.</p>
<p>Mais les per­son­nages, aus­si car­i­cat­u­raux soient-ils, ont tous une face B plus sub­tile&nbsp;; ils ont une vraie cohérence et de vraies raisons d’a­gir comme ils le font, même si l’on met par­fois un bon moment à le décou­vrir. La var­iété thé­ma­tique est encore plus frap­pante avec le recul, et la série donne la même impor­tance aux prob­lèmes de cœur de Simone et Eric (au point de devenir par­fois un peu lourde) qu’aux ques­tions pro­fondes sur la société améri­caine, ses frac­tures et ses para­dox­es. Tous les sujets sont traités aus­si bien du point de vue des adultes que de celui des ado­les­cents, avec des jeux d’é­chos très soignés entre les sit­u­a­tions des uns et des autres. On passe ain­si, d’une scène à l’autre, de la farce la plus ridicule au drame le plus sérieux, de la comédie qui n’a aucune autre pré­ten­tion que de faire rire au reportage human­iste chez une famille nom­breuse prolétaire.</p>
<p>Et puis, les dia­logues sont encore plus déli­cieux en ver­sion orig­i­nale, avec une cul­ture lit­téraire et civil­i­sa­tion­nelle un peu plus éten­due. Les auteurs jouent con­stam­ment sur les niveaux de langue des dif­férents per­son­nages, de l’ar­got du Bronx à l’anglais du Roy, et mul­ti­plient les références de Rocky à Shake­speare et de <em>Hair</em> à Rea­gan. Le rêve améri­cain est mis à toutes les sauces, du prof dont le fan­tasme est d’é­clater à Broad­way au jeune arriv­iste qui se voit major de pro­mo en pas­sant par les vic­times de racisme ou de pau­vreté pour qui il s’ag­it plutôt d’un cauchemar.</p>
<p></p><figure id="attachment_13714" aria-describedby="caption-attachment-13714" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13714 size-full" title="La prochaine fois on fait ça chez toi&nbsp;?" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_concours.jpg?resize=622%2C480&#038;ssl=1" alt="Toute la classe en plein affrontement contre les intellos russes" width="622" height="480" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_concours.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_concours.jpg?resize=300%2C232&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13714" class="wp-caption-text">Okay, on va écras­er ces cre­vures sovié­tiques… ou faire con­nais­sance de cama­rades pas si dif­férents de nous&nbsp;? — pho­to&nbsp;<span class="caps">ABC</span></figcaption></figure>
<p>En pas­sant, les intel­los par­tic­i­pant régulière­ment aux com­péti­tions entre lycées, ils ont l’oc­ca­sion d’af­fron­ter et de ren­con­tr­er des cama­rades d’autres cul­tures et d’autres pays, notam­ment… sovié­tiques. En 1988, toute la classe part en Russie durant un dou­ble épisode. Les auteurs mêlent de nom­breux arcs plutôt bien écrits, col­lent un petit head­shot bien mérité à Don­ald Trump et dénon­cent à la fois le culte du secret et l’ar­ro­gance sovié­tiques et le culte de la per­for­mance et l’ar­ro­gance améri­caines. Un petit dia­logue résume assez bien l’ambiance&nbsp;:</p>
<blockquote><p><em>Alan&nbsp;:</em> Tout d’abord, je souhait­erais vous féliciter pour votre maîtrise rudi­men­taire de l’anglais.</p>
<p><em>Piotr, en anglais impec­ca­ble quoiqu’avec un fort accent&nbsp;:</em> Et je voudrais vous adress­er ma com­pas­sion pour votre igno­rance totale du russe.((Traduction par mes&nbsp;soins.))</p></blockquote>
<p>Tous ceux qui ont déjà eu affaire à un touriste améri­cain apprécieront.</p>
<p>Ce genre d’échange remet­tant en cause la dom­i­na­tion améri­caine était rare à la télé à l’époque (et l’est tou­jours d’ailleurs), et ce dou­ble épisode se dis­tingue autant par la réal­i­sa­tion que par le script&nbsp;: il n’est pas tourné avec des Améri­cains d’o­rig­ine slave dans des villes d’al­lure vague­ment sovié­tique (comme par exem­ple les épisodes où <a href="https://cine.h26.me/2021/07/05/macgyver/">Mac­Gyver</a> passe le rideau de fer), mais avec de véri­ta­bles Russ­es à Moscou. L’His­toire retient ain­si que c’est une sit­com sec­ondaire dif­fusée sur <span class="caps">ABC</span> qui a été la pre­mière série améri­caine à réelle­ment tourn­er sur place, en col­lab­o­ra­tion avec les autorités sovié­tiques, en pro­posant de plus une vision assez hon­nête de la vie sur place – on n’est ni dans la reprise de la pro­pa­gande du Krem­lin, ni dans la calom­nie anti­com­mu­niste pri­maire à la <a href="https://cine.h26.me/2014/09/09/rocky-iv/"><em>Rocky <span class="caps">IV</span></em></a>, et chaque per­son­nage voit remet­tre en ques­tion ses préjugés sur l’autre côté du rideau de&nbsp;fer.</p>
<p></p><figure id="attachment_13715" aria-describedby="caption-attachment-13715" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13715 size-full" title="Vous voulez dire que l'institution scolaire pourrait détruire des élèves intelligents juste parce qu'ils rentrent pas dans le moule&nbsp;?!" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_TJ.jpg?resize=622%2C480&#038;ssl=1" alt="TJ face à Dennis dans le couloir" width="622" height="480" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_TJ.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/02/head_of_the_class_TJ.jpg?resize=300%2C232&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13715" class="wp-caption-text">Toi, t’as la belle vie, t’es intel­li­gent, t’es dans la classe des intel­los, tu vas aller au <span class="caps">MIT</span> et avoir un bon salaire… Moi je sais pas appren­dre donc je vais pass­er ma vie à pass­er le bal­ai. — pho­to&nbsp;<span class="caps">ABC</span></figcaption></figure>
<p>En somme, la série repose sur deux pieds&nbsp;: des dia­logues comiques acerbes et soignés, et une belle capac­ité à se frot­ter avec sub­til­ité à des sujets dif­fi­ciles ou polémiques – notam­ment le fonc­tion­nement de l’é­cole et de la société. Elle n’est pas par­faite, loin de là, mais out­re l’indé­ni­able effet “madeleine tout juste sor­tie du four” qui fait rep­longer dans l’am­biance des années 80, elle con­naît ses qual­ités et s’ap­puie dessus effi­cace­ment, sans pré­ten­tion mal­v­enue. C’est donc dans l’ensem­ble une belle réus­site, même quar­ante ans&nbsp;après.</p>
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						<title>Achetez […] : Photo de nuit — 52&#160;défis</title>
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						<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 15:40:52 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
						<dc:creator></dc:creator>

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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Bouquins]]></category>
		<category><![CDATA[52 défis]]></category>
		<category><![CDATA[Eyrolles]]></category>

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								<title>Photo de nuit - 52 défis par Josh Dury</title>
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												<description><![CDATA[La photographie, c'est dessiner avec de la lumière. La nuit, c'est le moment où il n'y a pas de lumière. Ça paraît donc antinomique… mais en fait, la nuit n'est (presque) jamais noire, entre les astres et satellites, les reflets sous les nuages d'altitude, les aurores polaires, les phares de voitures, ou encore (parfois plus agaçant) les lampes de poche de vos voisins.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Certes, les jours ral­lon­gent, mais l’équinoxe est encore loin. C’est donc le bon moment pour vous essay­er à la pho­to noc­turne, et ça tombe bien&nbsp;: ça fait une semaine que votre libraire a mis en ray­on <a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/photo-de-nuit-52-defis"><em>Pho­to de nuit — 52 défis</em></a>, de Josh&nbsp;Dury.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/photo-de-nuit-52-defis"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9025 size-full" title="Photo de nuit - 52 défis par Josh Dury" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/52_defis_photo_de_nuit.jpg?resize=331%2C500&#038;ssl=1" alt="Couverture de Photo de nuit - 52 défis par Josh Dury" width="331" height="500" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/52_defis_photo_de_nuit.jpg?w=331&amp;ssl=1 331w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2026/01/52_defis_photo_de_nuit.jpg?resize=199%2C300&amp;ssl=1 199w" sizes="auto, (max-width: 331px) 100vw, 331px"></a></p>
<p>La pho­togra­phie, c’est dessin­er avec de la lumière. La nuit, c’est le moment où il n’y a pas de lumière. Ça paraît donc antin­o­mique… mais en fait, la nuit n’est (presque) jamais noire. De la lumière, il y en a partout, des trucs qui traî­nent dans le ciel (étoiles, planètes, galax­ies, comètes et satel­lites divers) aux reflets des éclairages urbains ou du soleil sous les nuages d’alti­tude, en pas­sant par les aurores polaires, les phares de voitures, et de manière par­fois plus agaçante les lam­pes de poche de vos voisins.</p>
<p>Très acces­si­ble, l’ou­vrage per­met de s’ini­ti­er facile­ment au paysage étoilé, à la pho­to plané­taire (essen­tielle­ment lunaire, notre satel­lite naturel étant le sujet idéal pour com­mencer), au ciel pro­fond, aux mon­u­ments et lieux remar­quables, et même au por­trait noc­turne en lumière naturelle. Oui, c’est possible.</p>
<p>Beau­coup moins tech­nique que&nbsp;<a href="https://photo.h26.me/2021/06/10/achetez-mon-livre-photographier-le-ciel-nocturne/"><em>Pho­togra­phi­er le ciel noc­turne</em></a>, que j’avais égale­ment traduit il y a qua­tre ans, le petit Dury pousse cepen­dant par­fois le tra­vail assez loin, par exem­ple en pho­tographi­ant “de nuit” en pleine journée lors d’une éclipse totale afin de révéler la couronne solaire. Il pro­pose donc un bel équili­bre, assez clair, prat­i­ca­ble sans matériel spé­ci­fique, mais aus­si sus­cep­ti­ble de pro­pos­er quelques défis plus poussés pour les techniciens.</p>
<p>Comme les précé­dents&nbsp;<em>52 défis</em>, celui-ci prof­ite d’une fini­tion sou­ple et d’un petit for­mat idéaux pour le gliss­er dans un sac et le picor­er à temps per­du. J’émet­trais juste un petit bémol&nbsp;: la den­sité max­i­male des encres et du papi­er est un peu faible. Rien de nou­veau, mais c’est plus vis­i­ble dans un ouvrage cou­vert de larges aplats de ciel noir que sur les autres sujets. Cela ne doit cepen­dant pas vous détourn­er d’un livre qui sort des sen­tiers bat­tus et peut vous pouss­er à tester des choses que vous n’avez sans doute pas tentées.</p>
]]></content:encoded>
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						<title>Misfits of science</title>
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						<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:40:27 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
						<dc:creator></dc:creator>

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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[dépasse les espoirs]]></category>
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		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[super-héros]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>

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								<title>Gloria passe devant Billy</title>
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												<description><![CDATA[Ça vole pas toujours très haut, mais c'est sympa et ça a plutôt bien vieilli.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>de James D. Par­riott, 1985–1986, ****</p>
<p>Dans la vie, il y a les gens nor­maux, qui se ressem­blent tous un peu, qui sont adap­tés à la société dans laque­lle ils s’in­tè­grent sans trop de dif­fi­cultés et où ils vivent leur vie nor­male. Et il y a les inadap­tés, les cas qui sor­tent de l’or­di­naire, qui n’ont pas une place facile à trou­ver. Ils peu­vent être trop grands pour pass­er inaperçus, se charg­er d’élec­tric­ité au point pro­duire des éclairs, pou­voir déplac­er des objets, être restés con­gelés pen­dant près de cinquante ans, ou tout sim­ple­ment être trop puérils et impul­sifs pour faire de la “vraie” sci­ence. Mais être inadap­tés et sci­en­tifiques (le titre orig­i­nal, <em>Mis­fits of sci­ence</em>, reflète bien mieux l’e­sprit de la série que le titre pseu­do-français “Super­minds”), ça a aus­si des avan­tages&nbsp;: ça peut par­fois per­me­t­tre d’aider les gens nor­maux à se sor­tir de sit­u­a­tions anormales.</p>
<p></p><figure id="attachment_13688" aria-describedby="caption-attachment-13688" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13688 size-full" title="C'est presque aussi ridicule que, je sais pas, être guitariste rock et pas pouvoir toucher un instrument électrique." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_geant.jpg?resize=622%2C469&#038;ssl=1" alt="El fait semblant d'être joueur de basket professionnel" width="622" height="469" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_geant.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_geant.jpg?resize=300%2C226&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13688" class="wp-caption-text">Vous con­nais­sez celle du Noir de 2,23 m qui est inca­pable de tenir un bal­lon de bas­ket&nbsp;? — pho­to&nbsp;<span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Donc, on est en 1985,&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2010/10/06/s-o-s-fantomes/"><em>S.O.S. fan­tômes</em></a> vient de car­ton­ner au ciné­ma et Bran­don Tar­tikoff, prési­dent de <span class="caps">NBC</span>, souhaite pro­duire une série qui reprenne cet esprit&nbsp;: un peu de sci­ence, un peu de fan­tas­tique, un peu d’ef­fets spé­ci­aux, beau­coup d’hu­mour par­o­dique. James Par­riott, qui avait créé un mélange rel­a­tive­ment sim­i­laire trois ans plus tôt avec <em>Voy­ages au bout du temps</em>, se charge de dévelop­per le pro­jet. Il prend un ton résol­u­ment bur­lesque, avec des jeux de mots jusque dans les titres des épisodes, et puisque ses per­son­nages sont fon­da­men­tale­ment des super­héros, il leur donne des car­ac­tères d’an­ti­héros abso­lus – en par­ti­c­uli­er leur leader, qui est très sou­vent celui qui les met dans la mouise pour com­mencer. Et à une époque où les mus­cle cars devi­en­nent des per­son­nages à part entière de cer­taines séries, ces nou­veaux super­héros auront eux aus­si un véhicule super-héroïque de choix&nbsp;: un camion de marc­hand de glaces.</p>
<p>La série par­o­die les suc­cès du moment, et on ver­ra pass­er au fil des épisodes de nom­breuses références à <em>Indi­ana Jones</em>,&nbsp;<em>L’A­gence tous risques</em>,&nbsp;<em>L’Homme qui valait trois mil­liards</em>,&nbsp;<em>X‑Men</em>,&nbsp;<em>James Bond</em>,&nbsp;<em><span class="caps">K2000</span></em>,&nbsp;<em>Cocoon</em> ou encore <em>Rocky</em>. Elle a même réus­si à par­o­di­er <em>Sauvez Willy</em> huit ans avant sa sor­tie&nbsp;!((Kei­th Walk­er, scé­nar­iste du navet à l’é­paulard, dit avoir com­mencé à réfléchir à cette his­toire en 1984 et il a tra­vail­lé sur <em>M*A*S*H</em>, donc il est pos­si­ble qu’il en ait par­lé aux auteurs de <em>Mis­fits of sci­ence</em>, mais c’est peut-être une coïn­ci­dence. En tout cas en vrai cet épisode sem­ble plus par­o­di­er <em>Un ani­mal doué de rai­son</em> que <em>Sauvez Willy</em>.))</p>
<p></p><figure id="attachment_13690" aria-describedby="caption-attachment-13690" style="width: 496px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13690 size-full" title="Comment faire plaisir à un traducteur qui en a marre des Soviétiques qui parlent anglais en roulant les r et en mettant &quot;comrad&quot; et &quot;boje moi&quot; çà et là." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_sous-titres.jpg?resize=496%2C368&#038;ssl=1" alt="Un personnage soviétique parle, son dialogue est sous-titré en russe" width="496" height="368" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_sous-titres.jpg?w=496&amp;ssl=1 496w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_sous-titres.jpg?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_sous-titres.jpg?resize=220%2C162&amp;ssl=1 220w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px"><figcaption id="caption-attachment-13690" class="wp-caption-text">Dans tous les trucs qu’on par­o­die, les étrangers par­lent anglais avec un accent car­i­cat­ur­al. Donc on fait pareil, mais en sous-titrant en étranger pour bien mon­tr­er que c’est ridicule. — pho­to&nbsp;<span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Cela n’empêche pas de plac­er des sujets plus sérieux assez régulière­ment. Le pre­mier épisode offre d’ailleurs une sorte de réflex­ion sur les armes sur­puis­santes, la respon­s­abil­ité qu’elles sup­posent et leur sécuri­sa­tion, avec des sec­onds rôles emprun­tés à&nbsp;<em>M*A*S*H</em>. D’autres pour­ront vous faire chialer avec les efforts d’un père dont l’en­fant est mort, ou vous faire réfléchir sur le sort des per­son­nes vivant avec un “revenu fixe” (les fameuses pen­sions de retraite améri­caines qui ne suiv­ent pas l’inflation).</p>
<p>Il y a aus­si des petits détails bien vus, comme la par­o­die de secré­taire de série télé — vous savez, la vieille fille dont le rôle se lim­ite à pass­er le cour­ri­er et taper à la machine en met­tant le héros en valeur. Un peu comme dans&nbsp;<em>S.O.S. fan­tômes</em>, la secré­taire est ici du genre “bah puisque per­son­ne s’in­téresse à mon taf, je fais ce que je veux”&nbsp;: elle dis­paraît quand on a besoin d’elle, se fait les ongles ou regarde la télé pen­dant que le télé­phone sonne, et elle fait l’ob­jet de petits gags d’ar­rière-plan occasionnels.</p>
<p>Puisqu’on en est aux per­son­nages féminins, c’est un autre point qui a éton­nam­ment bien vieil­li&nbsp;: non seule­ment il y en a, mais les femmes ont sou­vent leurs pro­pres objec­tifs et ne sont pas là pour ren­dre l’am­biance roman­tique. D’ailleurs, Jane, la seule qui sem­ble durable­ment intéressée par un des héros, dis­paraît au milieu de la série – et elle a au préal­able plein de dis­cus­sions avec Glo­ria sur d’autres sujets que les hommes. Quant à Glo­ria, seule super­héroïne de l’équipe, si elle sem­ble un peu faire-val­oir au début (il faut dire que c’est le pre­mier vrai rôle de Courteney Cox et les auteurs n’avaient peut-être pas prévu qu’elle s’im­pose aus­si naturelle­ment dans le cast­ing), elle prend rapi­de­ment un rôle cen­tral&nbsp;: deux des derniers épisodes tour­nent autour d’elle et elle est régulière­ment essen­tielle au dénouement.</p>
<p></p><figure id="attachment_13689" aria-describedby="caption-attachment-13689" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13689 size-full" title="Et c'est même pas la peine d'essayer de me draguer&nbsp;: le seul moment où je m'intéresse à quelqu'un, c'est moi qui passe à l'attaque." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_Gloria.jpg?resize=622%2C397&#038;ssl=1" alt="Gloria passe devant Billy" width="622" height="397" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_Gloria.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/misfits_of_science_Gloria.jpg?resize=300%2C191&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13689" class="wp-caption-text">Dis chef, ça te dérange pas si je passe au pre­mier plan un moment&nbsp;? — pho­to&nbsp;<span class="caps">NBC</span></figcaption></figure>
<p>Après, bon, ça reste de la série d’ac­tion comique des années 1980. Il ne faut donc pas s’at­ten­dre à ce que ça vole très haut. L’écri­t­ure est générale­ment enjouée et les répliques fusent, mais cer­tains gags sont un peu lour­dauds, la trame est sou­vent assez manichéenne (en par­ti­c­uli­er quand un mil­i­taire est con­cerné), la réal­i­sa­tion est par­fois un peu brouil­lonne et les cours­es-pour­suites sont mollassonnes.</p>
<p>Mais il reste des per­son­nages sym­pas et bien écrits, des par­o­dies réussies, une var­iété de ton et de sujets fort agréable et dans l’ensem­ble une légèreté naturelle bien­v­enue. On ne sait jamais sur quoi on va tomber et ce manque de con­stance a peut-être nui au suc­cès de la série, mais <em>Mis­fits of sci­ence</em> a plutôt bien vieil­li et se regarde encore avec plaisir.</p>
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						<title>The Abandons</title>
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						<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 13:53:25 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Série]]></category>
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								<title>Constance à cheval, entourée de ses hommes de main</title>
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												<description><![CDATA[de Kurt Sut­ter,&#160;2025,&#160;*** D’un côté, il y a les petits fer­miers. De l’autre, il y a les pro­prié­taires de la mine d’ar­gent. Et à la tête de chaque groupe, il y a une femme&#160;: ici, Fiona, cul-bénite irlandaise et pau­vre qui a adop­té qua­tre orphe­lins désor­mais adultes&#160;; là, Con­stance, veuve richissime qui dirige sa mine [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[
<p>de Kurt Sut­ter,&nbsp;2025,&nbsp;***</p>
<p>D’un côté, il y a les petits fer­miers. De l’autre, il y a les pro­prié­taires de la mine d’ar­gent. Et à la tête de chaque groupe, il y a une femme&nbsp;: ici, Fiona, cul-bénite irlandaise et pau­vre qui a adop­té qua­tre orphe­lins désor­mais adultes&nbsp;; là, Con­stance, veuve richissime qui dirige sa mine et sa famille d’une main de fer sans se préoc­cu­per de morale. L’af­fron­te­ment entre ces deux femmes, c’est aus­si celui entre fidèles et cyniques, entre tra­vail ter­rien et indus­trie destruc­trice, entre tra­di­tion et modernité.</p>
<p><em>The Aban­dons</em> a de grandes qual­ités. Tout d’abord, les aspects tech­niques&nbsp;: pho­to con­stam­ment sub­lime, réal­i­sa­tion soignée, mon­tage ryth­mé, tout ça. Net­flix a mis les moyens et ça se&nbsp;voit.</p>
<figure id="attachment_13682" aria-describedby="caption-attachment-13682" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13682 size-full" title="Tout ça pour &quot;On est pauvres donc on est les gentils.&quot;" src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/The_Abandons_gentils.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Les pauvres fermiers dans une grande autour de Fiona" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/The_Abandons_gentils.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/The_Abandons_gentils.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13682" class="wp-caption-text">Un cast­ing remar­quable jusqu’aux gens du fond… — pho­to Netflix</figcaption></figure>
<p>Ensuite, le cast­ing. Ander­son n’avait pas été aus­si glaçante depuis longtemps, Head­ey fait vivre un per­son­nage à la fois sincère et hyp­ocrite (d’un côté elle joue la petite oie blanche pieuse et catho et morale tout ça, de l’autre elle manip­ule, fait chanter et tue aus­si volon­tiers que son antag­o­niste), les sec­onds rôles sont générale­ment impec­ca­bles et même Lucas Till fait du bon boulot en héri­ti­er vague­ment hon­teux mais bien dressé.</p>
<p>Enfin, la richesse des thèmes abor­dés, de la clas­sique lutte entre fer­miers et indus­trie (revoyez&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2011/03/30/geant/"><em>Géant</em></a> par exem­ple) aux con­séquences d’un viol en pas­sant par l’orgueil, l’en­vie, l’avarice, la colère. La série touche un peu à tout, mais avec à chaque fois une volon­té d’aller au bout de sa logique – une habi­tude chez Sut­ter, comme en témoigne le grand finale de&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2010/12/19/sons-of-anarchy/"><em>Sons of Anar­chy</em></a>.</p>
<figure id="attachment_13681" aria-describedby="caption-attachment-13681" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13681 size-full" title="La cheffe des méchants flanquée de son homme de terrain amérindien d'un côté, de son âme damnée en free-lance de l'autre." src="https://i0.wp.com/cine.h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/The_Abandons_mechants.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Constance à cheval, entourée de ses hommes de main" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/The_Abandons_mechants.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/3/2026/01/The_Abandons_mechants.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-13681" class="wp-caption-text">Juste à la façon dont on s’ha­bille et dont on est filmés, vous savez qui fait quoi, pas vrai&nbsp;? — pho­to Michelle Faye pour Netflix</figcaption></figure>
<p>Mais voilà, la sauce ne prend pas. La rai­son est sim­ple&nbsp;: si les thèmes sont var­iés, les per­son­nages, leurs sit­u­a­tions et leurs réac­tions sont déjà vus cent fois.&nbsp;<em>The Aban­dons</em> est très bien faite, mais sa trame ne cherche jamais à sor­tir des incon­tourn­ables du genre. L’op­po­si­tion entre les gen­tils et les méchants (enfin, les méchants du bon côté et les méchants du mau­vais côté) est sim­pliste, de même que les inévita­bles Roméo et Juli­ette chargés de faire le pont – ou de se faire accuser de trahi­son selon les occa­sions. Le per­son­nage le plus réus­si, Pax­ton, qui a per­du toute sa famille et n’a plus que son chien comme com­pag­nie, offre à Brían O’Byrne l’oc­ca­sion de démon­tr­er un tal­ent extra­or­di­naire entre émo­tion, deuil et déter­mi­na­tion, mais il n’in­ter­vient que quelques dizaines de sec­on­des par épisode et laisse les pon­cifs ordi­naires men­er la&nbsp;danse.</p>
<p>Le résul­tat est un west­ern très réus­si mais totale­ment oubli­able, bien loin de petites pépites récentes comme <a href="https://cine.h26.me/2025/04/15/godless/"><em>God­less</em></a> (pour rester sur des fon­da­tions similaires).</p>
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						<title>Achetez […] 52 défis — photo de portrait</title>
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						<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 08:27:40 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Bouquins]]></category>
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								<title>Photo de portrait - 52 défis par Brian Lloyd Duckett</title>
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												<description><![CDATA[Fun fact : non, il n'y avait pas encore eu de 52 défis consacré au portrait. Oui, c'est très étonnant. C'est donc Brian Lloyd Duckett qui s'y colle. C'est un vieux routier de la collection : il connaît la recette par cœur et vous ne serez pas surpris de faire le tour du sujet.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà voilà, vous savez ce que c’est&nbsp;: le print­emps est chargé, le début de l’été aus­si, on prof­ite d’août pour se déten­dre et on arrive à la ren­trée sans avoir par­lé de sa dernière tra­duc­tion. Si vous n’êtes pas passé chez votre libraire favorite depuis juin, sachez donc qu’elle doit avoir&nbsp;<a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/photo-de-portrait-52-defis"><em>Pho­to de por­trait – 52 défis</em></a>, de Bri­an Lloyd Duckett.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/photo-de-portrait-52-defis"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9009 size-full" title="couverture du Photo de portrait - 52 défis, par Brian Lloyd Duckett" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2025/08/52defis_portrait.jpg?resize=326%2C500&#038;ssl=1" alt="Photo de portrait - 52 défis par Brian Lloyd Duckett" width="326" height="500" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2025/08/52defis_portrait.jpg?w=326&amp;ssl=1 326w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2025/08/52defis_portrait.jpg?resize=196%2C300&amp;ssl=1 196w" sizes="auto, (max-width: 326px) 100vw, 326px"></a></p>
<p>Fun fact&nbsp;: non, il n’y avait pas encore eu de&nbsp;<a href="https://photo.h26.me/tag/52-defis/"><em>52 défis</em></a> con­sacré au por­trait. Oui, c’est très étonnant.</p>
<p>C’est donc Bri­an Lloyd Duck­ett qui s’y colle. C’est un vieux routi­er de la col­lec­tion&nbsp;: il l’avait lit­térale­ment <a href="https://photo.h26.me/2019/03/07/achetez-mon-livre-street-photo-52-defis/">créée</a> il y a six ans, avant de faire le <a href="https://photo.h26.me/2022/06/17/achetez-mon-livre-photo-noir-et-blanc-52-defis/">vol­ume con­sacré au noir et blanc</a> il y a trois ans. Il con­naît la recette par cœur et vous ne serez pas sur­pris de faire le tour du sujet, avec des sujets extrême­ment var­iés, du por­trait d’en­tre­prise en stu­dio avec plusieurs flash­es au self­ie impro­visé au fond d’une cave en pas­sant par la série nar­ra­tive présen­tant une per­son­ne et ses loisirs ou encore l’im­i­ta­tion du style de maîtres du domaine. Les expli­ca­tions sont brèves mais claires, l’ensem­ble est lis­i­ble et entraî­nant, et vous pou­vez bien évidem­ment le picor­er au hasard selon l’in­spi­ra­tion du moment.</p>
<p>Et comme j’ai pris un peu de retard, vous ne devriez pas trop atten­dre pour en avoir un nou­veau à décou­vrir. À bientôt&nbsp;!</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
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						<pubDate>Tue, 27 May 2025 09:23:50 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
		<category><![CDATA[anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[aviation]]></category>

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								<title>Caravelle III à l&#039;atterrissage, parachute-frein déployé</title>
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												<description><![CDATA[La voie était claire, l’avenir tendait la main, et il n’é­tait pas ques­tion de lui tourn­er le dos. Les mil­i­taires avaient mon­tré tout l’in­térêt de la révo­lu­tion en cours pour les sprinteurs, et les amis d’outre-Manche l’avaient adap­tée aux coureurs de fond civils. Restait donc le demi-fond. Pour assur­er le suc­cès, Papa s’ap­puya sur des [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>La voie était claire, l’avenir tendait la main, et il n’é­tait pas ques­tion de lui tourn­er le dos. Les mil­i­taires avaient mon­tré tout l’in­térêt de la révo­lu­tion en cours pour les sprinteurs, et les amis d’outre-Manche l’avaient adap­tée aux <a href="https://blog.h26.me/2019/07/27/joyeux-anniversaire-115/">coureurs de fond civils</a>. Restait donc le demi-fond. Pour assur­er le suc­cès, Papa s’ap­puya sur des gènes bri­tan­niques, mod­i­fia quelques séquences d’ADN pour cor­riger l’ostéo­porose décou­verte chez le cousin, et eut une petite idée de génie&nbsp;: faire repos­er son bébé sur des mus­cles fessiers plutôt que sur les biceps. Élé­gant, peu bruyant, raisonnable­ment coû­teux, vif et per­for­mant, le nou­veau-né con­nut un beau suc­cès, au point d’at­tir­er l’at­ten­tion des out­re-Atlantes. Las, plutôt que de le clon­er offi­cielle­ment, ceux-ci préférèrent faire leurs pro­pres bébés, plus ou moins basés sur la même ossa­t­ure. Les copieurs prof­itèrent ensuite de leur immense marché nation­al pour financer des séances de mus­cu­la­tion et tuer leur inspi­ra­teur — qui garde néan­moins la fierté d’avoir été le pre­mier, et de rester le plus élégant.</p>
<p></p><figure id="attachment_12910" aria-describedby="caption-attachment-12910" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12910 size-full" title="Et elle n'a pas inspiré qu'eux, mais aussi la quasi-totalité des jets d'affaires." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/Caravelle_Lars_Soderstrom.jpg?resize=622%2C415&#038;ssl=1" alt="Caravelle III à l'atterrissage, parachute-frein déployé" width="622" height="415" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/Caravelle_Lars_Soderstrom.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/05/Caravelle_Lars_Soderstrom.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12910" class="wp-caption-text">Franche­ment, c’est pas plus joli qu’un <span class="caps">DC</span>‑9, un <span class="caps">MD-85</span> ou un 717&nbsp;? — <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Air_France_Caravelle_with_parachute.jpg">pho­to Lars Söder­ström</a>, licence <span class="caps">CC-BY-SA</span></figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire, Sud-Avi­a­tion Caravelle.</p>
]]></content:encoded>
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					<item>
						<title>La pensée du&#160;jour</title>
						<link>https://blog.h26.me/2025/04/02/la-pensee-du-jour-184/</link>
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						<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 13:49:51 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[La pensée du jour]]></category>

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												<description><![CDATA[Ne pas confondre&#160;: “je suis scep­tique”&#160;: je ne suis pas convaincu&#160;; “je suis sep­tique”&#160;: je dis de la&#160;merde. C’é­tait la pen­sée du jour. Quant à la capac­ité de cer­tains à saisir la nuance, je suis sceptique.]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Ne pas confondre&nbsp;:</p>
<ul>
<li><span class="dquo">“</span>je suis scep­tique”&nbsp;: je ne suis pas convaincu&nbsp;;</li>
<li><span class="dquo">“</span>je suis sep­tique”&nbsp;: je dis de la&nbsp;merde.</li>
</ul>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full" src="/sl.png" width="20" height="20"></p>
<p>C’é­tait la pen­sée du jour. Quant à la capac­ité de cer­tains à saisir la nuance, je suis sceptique.</p>
]]></content:encoded>
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						<title>Achetez […] 52 défis — Photo au&#160;drone</title>
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						<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 08:40:14 +0000</pubDate>
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								<title>Couverture de 52 défis - Photo au drone</title>
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												<description><![CDATA[C’est le print­emps, et le print­emps, c’est la sai­son des bouquins pho­to d’ex­térieur. Voici donc&#160;52 défis — Pho­to au drone, que votre libraire préférée a mis en ray­on pen­dant que j’é­tais enfer­mé au sous-sol de la cité mon­di­ale de Bor­deaux1. Vous con­nais­sez bien la série&#160;52 défis, donc vous savez déjà que Fer­gus Kennedy aura pro­posé [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le print­emps, et le print­emps, c’est la sai­son des bouquins pho­to d’ex­térieur. Voici donc&nbsp;<a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/52-defis-drone-photographie"><em>52 défis — Pho­to au drone</em></a>, que votre libraire préférée a mis en ray­on pen­dant que j’é­tais enfer­mé au sous-sol de la cité mon­di­ale de Bor­deaux<sup><a href="#footnote_1_8985" id="identifier_1_8985" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Mais c'était pour la bonne cause.">1</a></sup>.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/52-defis-drone-photographie"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-8986 size-full" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2025/04/52_defis_photo_au_drone_500.jpg?resize=327%2C500&#038;ssl=1" alt="Couverture de 52 défis - Photo au drone" width="327" height="500" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2025/04/52_defis_photo_au_drone_500.jpg?w=327&amp;ssl=1 327w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2025/04/52_defis_photo_au_drone_500.jpg?resize=196%2C300&amp;ssl=1 196w" sizes="auto, (max-width: 327px) 100vw, 327px"></a></p>
<p>Vous con­nais­sez bien la série&nbsp;<a href="https://photo.h26.me/tag/52-defis/"><em>52 défis</em></a>, donc vous savez déjà que Fer­gus Kennedy aura pro­posé un joli tour du sujet, en petits chapitres à picor­er, avec des exer­ci­ces ludiques et var­iés. Le texte est un poil plus dense que sur les précé­dents vol­umes, mais il reste de la place pour les “car­nets de bord” où vous pour­rez pren­dre vos pro­pres&nbsp;notes.</p>
<p>La par­tic­u­lar­ité de&nbsp;<em>Pho­to au drone</em>, c’est que la régle­men­ta­tion varie pas mal d’un pays à l’autre (et même d’un mois à l’autre). Kennedy avait fait un bon boulot avec des aver­tisse­ments réguliers genre “véri­fiez si c’est pos­si­ble là où vous êtes”, mais on a dû chercher et rajouter quelques trucs çà et là – notam­ment pour les pho­tos de nuit, le vol noc­turne en drone néces­si­tant une autori­sa­tion explicite de ce côté-ci de la Manche.</p>
<p>Bon, main­tenant, faut que je me décide à tri­er mes images et à mon­ter un site pour leur pro­pos­er de faire un 52 défis sur la pho­to d’avion. Après tout, pourquoi se lim­iter à 120 mètres de hauteur&nbsp;?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_1_8985" class="footnote">Mais <a href="https://youtu.be/MhiUxtlUdGM?si=8zGzWCqyXTZfzQQp">c’é­tait pour la bonne cause</a>.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_1_8985" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li></ol>]]></content:encoded>
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						<title>La pensée du&#160;jour</title>
						<link>https://blog.h26.me/2025/03/31/la-pensee-du-jour-183/</link>
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						<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 10:43:16 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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												<description><![CDATA[Quand Pou­tine et Orbán te reprochent de nuire à la démoc­ra­tie, c’est que tu dois avoir réus­si un truc quelque part. C’é­tait la pen­sée du jour. Notez qu’au RN, plus per­son­ne ne tente un “c’est pas vrai, on est inno­cents, on n’a pas tapé dans la caisse”, mais on mul­ti­plie les “l’exé­cu­tion pro­vi­soire c’est un [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Pou­tine et Orbán te reprochent de nuire à la démoc­ra­tie, c’est que tu dois avoir réus­si un truc quelque part.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full" src="/sl.png" width="20" height="20"></p>
<p>C’é­tait la pen­sée du jour. Notez qu’au <span class="caps">RN</span>, plus per­son­ne ne tente un “c’est pas vrai, on est inno­cents, on n’a pas tapé dans la caisse”, mais on mul­ti­plie les “l’exé­cu­tion pro­vi­soire c’est un déni démoc­ra­tique” – ça en dit long sur leur niveau de probité.</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
						<link>https://blog.h26.me/2025/03/16/joyeux-anniversaire-178/</link>
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						<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 17:54:42 +0000</pubDate>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
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								<title>Mon vieux VW Caravelle en 2007.</title>
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												<description><![CDATA[Papa était très occupé. Son aînée était pop­u­laire, très pop­u­laire. Tout le monde voulait la voir. Alors, Papa avait besoin de gag­n­er du temps. Il a donc cloné sa fille adorée, sor­ti son scalpel, tail­lé dans le gras, gref­fé du mus­cle à l’ar­rache. Il a ain­si accouché d’un petit mon­stre façon Franken­stein, qui lui a [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Papa était très occupé. Son aînée était pop­u­laire, très pop­u­laire. Tout le monde voulait la voir. Alors, Papa avait besoin de gag­n­er du temps. Il a donc cloné sa fille adorée, sor­ti son scalpel, tail­lé dans le gras, gref­fé du mus­cle à l’ar­rache. Il a ain­si accouché d’un petit mon­stre façon Franken­stein, qui lui a don­né un fier coup de main pour présen­ter la grande sœur à un max­i­mum de gens. L’his­toire aurait dû s’ar­rêter là, mais voilà qu’un ami de Papa, de pas­sage à la mai­son, a vu le petit mon­stre. “Mais il est très sym­pa&nbsp;!”, s’ex­cla­ma-t-il, “tu sais qu’il y a plein de gens avec qui il pour­rait s’en­ten­dre&nbsp;?” Papa, tout à son aînée, répon­dit un truc du style “Boaf, non, il est gen­til mais il est moche, je peux pas le sor­tir en société, pis j’ai autre chose à faire…” Il a donc fal­lu trois ans pour que l’idée fasse son chemin et que Papa con­sente enfin à faire un nou­veau bébé. L’en­fant avait la char­p­ente fine de l’aînée, mais il était plus ron­douil­lard, plus costaud et, il faut bien le dire, encore moins sportif. Heureuse­ment, son car­ac­tère servi­able et économique et sa bonne bouille lui ont attiré la sympathie.</p>
<p>Et puis, il fut vic­time de la poli­tique… et s’en sor­tit gaiement&nbsp;: puisque, pour une obscure his­toire de poulet, on ne voulait plus le voir en bleu de tra­vail, il s’est déguisé en chauf­feur de maître. Un hip­pie de pas­sage lui a alors tapé sur l’é­paule&nbsp;: “Dis, tu peux accom­pa­g­n­er tous mes potes et ma planche de surf, toi&nbsp;? Ça te dit d’aller à San Fran­cis­co&nbsp;?” Et voilà com­ment notre austère et tra­vailleur arti­san sax­on, rha­bil­lé en short et en chemise à fleurs, est devenu emblème de la con­tre-cul­ture et du paci­fisme américain…</p>
<p></p><figure id="attachment_12891" aria-describedby="caption-attachment-12891" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12891 size-full" title="Et oui, c'est un Bus qui faisait le boulot d'un Kombi ou d'un Transporter. Parce que la guerre du poulet. " src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/03/Alice_s_restaurant_red_VW_Microbus.jpg?resize=622%2C337&#038;ssl=1" alt="Arlo Guthrie dans le fameux Microbus VW rouge d'Alice's restaurant" width="622" height="337" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/03/Alice_s_restaurant_red_VW_Microbus.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/03/Alice_s_restaurant_red_VW_Microbus.jpg?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12891" class="wp-caption-text">Arlo Guthrie et ses acolytes allant com­met­tre leur <a href="https://blog.h26.me/2007/08/11/le-restaurant-dalice/">célèbre crime</a> dans un Microbus Volk­swa­gen rouge. — pho­to Unit­ed Artists</figcaption></figure>
<p>Le régime améri­cain ne lui réus­sit qu’à moitié&nbsp;: il prit rapi­de­ment du bide. Puis, la crise de la quar­an­taine le pous­sa à faire des expéri­ences de chirurgie esthé­tique plus ou moins dou­teuses et à aban­don­ner son nom de nais­sance. S’il est tou­jours poly­va­lent, il passe désor­mais inaperçu au milieu de ses innom­brables imi­ta­teurs et n’a claire­ment plus son charme d’an­tan. Pis, lui qui était né dans la sim­plic­ité et avait gran­di au milieu des hip­pies a tourné snob, select, et fréquente désor­mais de préférence les plus for­tunés<sup><a href="#footnote_1_12890" id="identifier_1_12890" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Un peu comme si, je sais pas, un mec qui chantait C'est une maison bleue avait fini par soutenir l'Hadœpi et faire la leçon aux jeunes qui rêvent de changer le monde.">1</a></sup>. Il est certes ren­tré dans le rang, mais il reste très popo­laire quand il remet ses cos­tumes de jeunesse et il a, à sa façon, mar­qué l’histoire.</p>
<p></p><figure id="attachment_6682" aria-describedby="caption-attachment-6682" style="width: 599px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6682 size-full" title="Et il faisait un excellent camping-car pour les parents du jeune en quête de vacances pas chères." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2015/09/imgp2676.jpg?resize=599%2C401&#038;ssl=1" alt="Mon vieux VW Caravelle en 2007." width="599" height="401" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2015/09/imgp2676.jpg?w=599&amp;ssl=1 599w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2015/09/imgp2676.jpg?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 599px) 100vw, 599px"><figcaption id="caption-attachment-6682" class="wp-caption-text">Et dans les années 2000, il fai­sait encore un excel­lent <a href="https://blog.h26.me/2007/09/02/permettez-que-je-vous-presente/">pre­mier véhicule</a> pour un jeune en quête d’autonomie.</figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire, Volk­swa­gen Typ 2. (Alias Kom­bi, Com­bi, Vanagon, Trans­porter, Mul­ti­van, Bus, Microbus, Sam­ba, Sun­roof, Car­avelle, Camper, Westy, Club Jok­er, Cal­i­for­nia, Dan­fo, Bul­li,&nbsp;<span class="caps">B32</span>…)</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_1_12890" class="footnote">Un peu comme si, je sais pas, un mec qui chan­tait <em>C’est une mai­son bleue</em> avait fini par soutenir l’Hadœpi et faire la leçon aux jeunes qui rêvent de chang­er le monde.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_1_12890" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li></ol>]]></content:encoded>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
						<link>https://blog.h26.me/2025/02/20/joyeux-anniversaire-177/</link>
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						<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 18:53:46 +0000</pubDate>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
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								<title>Vue du Samsung EX1</title>
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												<description><![CDATA[Il était exci­tant. Enfin, pour les gens qu’il pou­vait exciter. “On va lancer un truc, je peux rien dire1, la Corée com­prend rien à l’Eu­rope, ils lan­cent ça same­di soir, ils refusent qu’on fasse des prédis­clo pour les jour­nal­istes, ils font un truc génial et on dirait qu’ils ont peur que ça se sache… Mais [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Il était exci­tant. Enfin, pour les gens qu’il pou­vait exciter. “On va lancer un truc, je peux rien dire<sup><a href="#footnote_1_12883" id="identifier_1_12883" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il y a prescription.">1</a></sup>, la Corée com­prend rien à l’Eu­rope, ils lan­cent ça same­di soir, ils refusent qu’on fasse des prédis­clo pour les jour­nal­istes, ils font un truc génial et on dirait qu’ils ont peur que ça se sache… Mais on va lancer un de ces trucs… Un com­pact avec un 24 mm à 1,8&nbsp;!” Oui, même son prof de français, avec qui le hasard fai­sait que nous buvions un verre le jeu­di soir, était excité.</p>
<p>De fait, sous son cos­tume à la coupe un peu trop car­rée, il cachait tout ce dont on pou­vait rêver en ces temps reculés. Il fai­sait au moins aus­si bien que tous les con­cur­rents, quel que soit le critère retenu. Mais comme sou­vent, Papa n’a pas soutenu cor­recte­ment ce qui était un de ses enfants les plus intéres­sants&nbsp;: au lieu de for­mer des gens tech­niques et de vis­er les spé­cial­istes pour le ven­dre à ceux qu’il pou­vait intéress­er, il lui a col­lé une éti­quette “haut de gamme” pour l’en­voy­er dans le même bac à sable que ses petits frères. Boudé par le grand pub­lic, invis­i­ble par les pho­tographes poin­tus, il a pour­tant mar­qué son temps – un peu comme, plus tard, le&nbsp;<span class="caps">NX1</span>.</p>
<p></p><figure id="attachment_12884" aria-describedby="caption-attachment-12884" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12884 size-full" title="C'était deux ans avant que Sony mette tout le monde d'accord avec le RX100 original." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/02/Samsung_EX1.jpg?resize=622%2C488&#038;ssl=1" alt="Vue du Samsung EX1" width="622" height="488" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/02/Samsung_EX1.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2025/02/Samsung_EX1.jpg?resize=300%2C235&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12884" class="wp-caption-text">L’EX1 attaquait sans ver­gogne les com­pacts de référence de l’époque, Canon <span class="caps">G11</span> et Pana­son­ic <span class="caps">LX3</span> en tête. — image Samsung</figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire, Sam­sung&nbsp;<span class="caps">EX1</span>.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_1_12883" class="footnote">Il y a pre­scrip­tion.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_1_12883" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li></ol>]]></content:encoded>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
						<link>https://blog.h26.me/2024/12/10/joyeux-anniversaire-176/</link>
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						<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 09:06:31 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Cinéma et télé]]></category>
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								<title>Blanche, Blier, Millot et Ventura dans Les barbouzes</title>
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												<description><![CDATA[Sub­til&#160;? Pas vrai­ment. Il revendi­quait même son côté brute. Mais ça ne l’empêchait pas de s’a­muser, parce que, vous savez, une brute, ça rit d’un rien. Sou­vent con­sid­éré comme une pâle copie de son célébris­sime aîné, il était pour­tant beau­coup moins léger&#160;: sous ses dehors potach­es et ses portes qui claquaient presque autant que les [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Sub­til&nbsp;? Pas vrai­ment. Il revendi­quait même son côté brute. Mais ça ne l’empêchait pas de s’a­muser, parce que, vous savez, une brute, ça rit d’un rien. Sou­vent con­sid­éré comme une pâle copie de son célébris­sime aîné, il était pour­tant beau­coup moins léger&nbsp;: sous ses dehors potach­es et ses portes qui claquaient presque autant que les joues, il par­lait de guerre froide, d’é­conomie, du pou­voir démesuré que quelques-uns pou­vaient avoir sur la marche du monde, de l’hypocrisie des reli­gions, de ter­ror­isme d’É­tat, et même de l’ar­mée française qui voulait jouer à la grande sans s’en don­ner les moyens. Comme toutes les bonnes bouf­fon­ner­ies, il pou­vait ain­si dire quelques vérités – ce qui n’est jamais amu­sant, sinon tout le monde le ferait. Il reste ain­si presque d’ac­tu­al­ité, à l’heure où les descen­dants de ses héros devi­en­nent plus puis­sants que les États où ils opèrent.</p>
<p></p><figure id="attachment_12876" aria-describedby="caption-attachment-12876" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12876 size-full" title="Et si on foire la mission, on passera directement au Sidney Lumet d'il y a deux mois (celui où le temple d'Angkor en route pour Billancourt croisait la statue de la Liberté en vol vers Moscou)." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/12/barbouzes.jpg?resize=622%2C472&#038;ssl=1" alt="Blanche, Blier, Millot et Ventura dans Les barbouzes" width="622" height="472" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/12/barbouzes.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/12/barbouzes.jpg?resize=300%2C228&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12876" class="wp-caption-text">Les gars, je sais qu’on ressem­ble à des ton­tons flingueurs, mais cette fois on va pas juste faire rire avec une his­toire de mafia sans con­séquence&nbsp;: on va plutôt faire comme Kubrick en début d’an­née. — pho­to Gaumont</figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire,&nbsp;<em>Les bar­bouzes</em>.</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
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						<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 11:01:00 +0000</pubDate>
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								<title>Richard Westbrook (Paul Lieberstein) déclarant : &quot;A person has already been born who will die due to catastrophic failure of the planet.&quot;</title>
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												<description><![CDATA[Elle ne pre­nait pas de gants. Elle avait un truc à dire, et elle le dis­ait sans détour, avec le tact d’un bull­dog anglais annonçant du sang, de la sueur et des larmes. Mais comme elle ne voulait pas laiss­er de place au doute, elle avait pris soin de citer des chiffres, bien con­nus depuis [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Elle ne pre­nait pas de gants. Elle avait un truc à dire, et elle le dis­ait sans détour, avec le tact d’un bull­dog anglais annonçant du sang, de la sueur et des larmes. Mais comme elle ne voulait pas laiss­er de place au doute, elle avait pris soin de citer des chiffres, bien con­nus depuis longtemps mais tou­jours bons à rap­pel­er. Elle a ain­si eu l’hon­neur d’être un de ces moments de diver­tisse­ment sur lesquels les fact-check­ers se sont jetés. Et non seule­ment ils ont validé son con­tenu, mais celui-ci reste douloureuse­ment actuel dix ans plus&nbsp;tard.</p>
<p></p><figure id="attachment_12870" aria-describedby="caption-attachment-12870" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=8HiPwbvAT_E"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12870 size-full" title="Dix ans plus tard, on peut mettre à jour la phrase&nbsp;: &quot;Quelqu'un est déjà mort du fait d'un effondrement catastrophique de la planète.&quot; Voir les vagues de chaleur en Inde cet été." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/Newsroom_EPA_Westbrook.jpg?resize=622%2C350&#038;ssl=1" alt="Richard Westbrook (Paul Lieberstein) déclarant&nbsp;: &quot;A person has already been born who will die due to catastrophic failure of the planet.&quot;" width="622" height="350" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/Newsroom_EPA_Westbrook.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/Newsroom_EPA_Westbrook.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></a><figcaption id="caption-attachment-12870" class="wp-caption-text">Com­ment don­ner le ton d’en­trée&nbsp;? Sor­tir “quelqu’un est déjà né qui mour­ra du fait d’un effon­drement cat­a­strophique de la planète” à la 40e sec­onde de l’in­ter­view. — cap­ture d’écran <span class="caps">HBO</span></figcaption></figure>
<p>Joyeux (ou pas) anniver­saire, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=8HiPwbvAT_E">inter­view de Richard West­brook</a> dans <a href="https://cine.h26.me/2015/04/26/the-newsroom/"><em>The News­room</em></a>.</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
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						<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 10:24:42 +0000</pubDate>
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												<description><![CDATA[Il reste mal com­pris. On le présente sou­vent comme un mes­sager des temps à venir, comme un annon­ci­a­teur d’apoc­a­lypse, comme un bour­rin tou­jours prêt à fon­cer dans le tas. Mais en fait, ça, c’é­taient ses petits frères. En vérité, lui, il était noir, d’ap­parence comme d’humeur. Fils naturel d’un flic blasé à la Melville et [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Il reste mal com­pris. On le présente sou­vent comme un mes­sager des temps à venir, comme un annon­ci­a­teur d’apoc­a­lypse, comme un bour­rin tou­jours prêt à fon­cer dans le tas. Mais en fait, ça, c’é­taient ses petits frères. En vérité, lui, il était noir, d’ap­parence comme d’humeur. Fils naturel d’un flic blasé à la Melville et d’une demoi­selle en détresse appelée à se sauver elle-même, il est d’ailleurs passé rel­a­tive­ment inaperçu. Mais Papa a pu l’u­tilis­er comme carte de vis­ite pour lui don­ner des cousins de plus en plus chers et pop­u­laires. Puis, quelques années plus tard, lui faire un petit frère beau­coup moins noir, beau­coup plus teigneux, beau­coup plus geek… et beau­coup plus coû­teux, qui a fait oubli­er l’aîné au point de devenir le vrai canon fon­da­teur sur la base duquel on juge toute la fratrie. Pour­tant, c’est bien lui qui reste le plus réus­si de la famille.</p>
<p></p><figure id="attachment_12860" aria-describedby="caption-attachment-12860" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12860 size-full" title="Phénomène que j'appellerai &quot;syndrome Mad Max&quot;, qui s'applique aussi super bien à Matrix et dans une certaine mesure à Alien&nbsp;: après un thriller fait avec les moyens du bord, on a un gros budget pour la suite, du coup on fait de l'effet spécial à outrance en délayant un aspect très secondaire du premier, et toutes les suites reprennent ce moule-là au lieu de l'original." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/Terminator_commissariat.jpg?resize=622%2C336&#038;ssl=1" alt="Sarah Connor et les flics du commissariat" width="622" height="336" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/Terminator_commissariat.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/Terminator_commissariat.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12860" class="wp-caption-text">Arrêtez de me pren­dre pour <a href="https://cine.h26.me/2019/11/05/terminator-2-le-jugement-dernier/">mon petit frère</a>&nbsp;! Vous voyez bien que je suis un film noir, avec à peine trois scènes de <span class="caps">SF</span> et d’ac­tion jetées dedans&nbsp;! — pho­to Metro-Goldwyn-Mayer</figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire,&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2019/11/04/terminator/"><em>The Ter­mi­na­tor</em></a>.</p>
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						<title>Achetez […] : L’intelligence artificielle pour les illustrateurs et les artistes</title>
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						<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 09:02:16 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<title>L&#039;intelligence artificielle pour les illustrateurs et les artistes, de Domingo Pino</title>
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												<description><![CDATA[Je ne dis pas que la ren­trée du ray­on pho­to des édi­tions Eyrolles est inhab­ituelle, je dis juste qu’après le livre de pho­tographe sans pho­tos, voici le livre de pho­tos (et autres illus­tra­tions) sans pho­togra­phie. Il a un titre assez court, d’ailleurs j’ai coupé le slo­gan pour que celui du présent bil­let tienne sur trois [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne dis pas que la ren­trée du ray­on pho­to des édi­tions Eyrolles est inhab­ituelle, je dis juste qu’après le <a href="https://photo.h26.me/2024/10/03/achetez-mon-livre-comment-et-pourquoi-nous-creons/">livre de pho­tographe sans pho­tos</a>, voici le livre de pho­tos (et autres illus­tra­tions) sans pho­togra­phie. Il a un titre assez court, d’ailleurs j’ai coupé le slo­gan pour que celui du présent bil­let tienne sur trois lignes&nbsp;: <a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/l-intelligence-artificielle-pour-les-illustrateurs-et-les-artistes"><em>L’in­tel­li­gence arti­fi­cielle pour les illus­tra­teurs et les artistes</em></a>. Et comme 66 car­ac­tères, ce n’est pas beau­coup, il y a un sous-titre&nbsp;:&nbsp;<em>Per­fec­tion­nez votre art grâce à la tech­nolo­gie</em>.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/l-intelligence-artificielle-pour-les-illustrateurs-et-les-artistes"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-8979 size-full" title="L'intelligence artificielle pour les illustrateurs et les artistes, de Domingo Pino" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/10/IA_illustrateurs_500.jpg?resize=383%2C500&#038;ssl=1" alt="L'intelligence artificielle pour les illustrateurs et les artistes, de Domingo Pino" width="383" height="500" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/10/IA_illustrateurs_500.jpg?w=383&amp;ssl=1 383w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/10/IA_illustrateurs_500.jpg?resize=230%2C300&amp;ssl=1 230w" sizes="auto, (max-width: 383px) 100vw, 383px"></a></p>
<p>Le principe est sim­ple&nbsp;: faire le point sur l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle généra­tive graphique. L’au­teur présente suc­cincte­ment les con­cepts d’IA les plus util­isés actuelle­ment, à savoir les réseaux de neu­rones, et les fonc­tions disponibles dans les divers logi­ciels du moment – comme la généra­tion d’une image à par­tir d’une descrip­tion ou à par­tir d’une autre&nbsp;image.</p>
<p>Puis il présente par le menu les dif­férents élé­ments à inté­gr­er aux “prompts” afin d’obtenir une image sim­i­laire à celle que l’on souhaite. À ce stade, il par­le plus d’il­lus­tra­tion que d’IA&nbsp;: les par­ties sur les tech­niques, les styles et les plans en par­ti­c­uli­er sont val­ables dans tout type d’im­age. Cette par­tie est un excel­lent pré­cis de ter­mes util­is­ables en graphisme, suc­cinct et plutôt pré­cis, qui peut intéress­er beau­coup plus large­ment que chez les util­isa­teurs&nbsp;d’IA.</p>
<p>Enfin, bon point pour finir, l’au­teur con­sacre une par­tie aux con­sid­éra­tions éthiques, notam­ment à la lim­ite du pla­giat&nbsp;: l’IA doit être un assis­tant qui vous fait gag­n­er du temps pour con­cré­tis­er votre idée, pas un out­il pour vol­er styles et idées des autres. C’est évidem­ment un vrai prob­lème et on peut regret­ter que cette par­tie reste assez brève, mais s’il avait dû ren­tr­er dans les détails, le livre aurait dou­blé de volume.</p>
<p>L’ensem­ble n’est donc pas un mode d’emploi des <span class="caps">IA</span> généra­tives, mais une présen­ta­tion de leurs capac­ités et de con­cepts graphiques généraux bien plus larges. Les pho­tographes (si vous traînez ici, c’est sans doute votre prin­ci­pal intérêt) n’y trou­veront peut-être pas leur compte, mais il pour­rait être utile aux illus­tra­teurs débu­tants, avec ou sans&nbsp;<span class="caps">IA</span>.</p>
<p>Notez aus­si que c’est le pre­mier livre d’un auteur espag­nol que je traduis. Ça a don­né un proces­sus un peu inhab­ituel&nbsp;: j’ai reçu un texte brut (très brut, genre pas relu, même) en anglais et la ver­sion orig­i­nale. J’ai donc prin­ci­pale­ment traduit à par­tir de l’anglais, mais en remon­tant régulière­ment à l’es­pag­nol, et j’ai traduit cer­taines par­ties directe­ment depuis la langue de Car­los Sainz (que, en gros, je n’avais plus pra­tiquée depuis mon retour de Bolivie après les vacances de 2013). C’é­tait un petit exer­ci­ce assez rafraîchissant qui m’a per­mis de rentabilis­er à fond mon écran large de 32 pouces, en met­tant côte à côte ver­sion orig­i­nale, ver­sion anglaise, traite­ment de texte et dictionnaires.</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
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						<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 09:56:01 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Cinéma et télé]]></category>
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		<category><![CDATA[anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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												<description><![CDATA[Il n’é­tait pas vrai­ment gai. Non, pas du tout, même. C’é­tait le cousin éloigné d’une brute — vous savez, une brute, ça rit d’un rien, un champignon qui monte dans le ciel, tout ça — qui avait plié de rire l’ensem­ble de la planète. Mais, lorsqu’il décou­vrit le monde neuf mois plus tard dans l’om­bre [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’é­tait pas vrai­ment gai. Non, pas du tout, même. C’é­tait le cousin éloigné d’une brute — vous savez, une brute, ça rit d’un rien, un champignon qui monte dans le ciel, tout ça — qui avait plié de rire l’ensem­ble de la planète. Mais, lorsqu’il décou­vrit le monde neuf mois plus tard dans l’om­bre de son aîné, le pre­mier cri du nou­veau-né s’avéra un peu plus rauque&nbsp;: “Ça vous fait rire&nbsp;? Vous savez qu’il y a des gens dont c’est le pro­jet&nbsp;?” La suite n’é­tait guère plus opti­miste&nbsp;: il par­lait du fond d’un bunker et expli­quait méthodique­ment la fin du monde. Mais son mes­sage sin­istre résonne encore curieuse­ment soix­ante ans plus&nbsp;tard…</p>
<p></p><figure id="attachment_12856" aria-describedby="caption-attachment-12856" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://cine.h26.me/2016/08/19/point-limite/"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12856 size-full" title="Après 12 hommes en colère, Lumet s'est dit qu'il avait pas besoin d'autant de personnages et s'est contenté de 6 hommes effarés." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/point_limite_etat-major.jpg?resize=600%2C338&#038;ssl=1" alt="La carte du monde de Point limite, avec les bombardiers en vol" width="600" height="338" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/point_limite_etat-major.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/point_limite_etat-major.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px"></a><figcaption id="caption-attachment-12856" class="wp-caption-text">Okay, la fausse alerte est gérée, on peut rap­pel­er tout le monde. Euh… Quelqu’un sait pourquoi Jack con­tin­ue plein nord&nbsp;? — pho­to Colum­bia Pictures</figcaption></figure>
<p>Joyeux (ou pas) anniver­saire,&nbsp;<a href="https://cine.h26.me/2016/08/19/point-limite/"><em>Point lim­ite</em></a>.</p>
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						<title>4L revient</title>
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						<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 07:12:54 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
		<category><![CDATA[automobile]]></category>

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								<title>Images de la future Renault 4</title>
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												<description><![CDATA[Il y a quelques jours, Renault sor­tait une pub pour sa future 5. Au milieu de douze mille clichés sur le Paris d’an­tan, on notait notam­ment la musique élec­trobof&#160; et le slo­gan “R5 is back” franche­ment raté. Et je dis­ais que tant qu’à taper la nos­tal­gie des années 80, fal­lait faire une BO “R5 revient”, [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, Renault sor­tait une pub pour sa future 5. Au milieu de douze mille clichés sur le Paris d’an­tan, on notait notam­ment la musique élec­trobof&nbsp; et le slo­gan “<span class="caps">R5</span> is back” franche­ment raté. Et je dis­ais que tant qu’à taper la nos­tal­gie des années 80, fal­lait faire une <span class="caps">BO</span> “<span class="caps">R5</span> revient”, sur l’air de <em>Ulysse revient</em> – qui a bercé l’en­fance de ceux de ma généra­tion qui avaient la télé<sup><a href="#footnote_1_12851" id="identifier_1_12851" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Et ça me rappelle que je dois encore écrire ma critique d'Ulysse 31, que j'ai revu il y a plus d'un an…">1</a></sup>.</p>
<p>Et là, avant-hier, rebe­lote&nbsp;: Renault bal­ance un stock d’im­ages de la future… <span class="caps">R4</span>. Du coup, comme j’avais 1/2 h à per­dre&nbsp; et besoin de me déten­dre entre deux boulots urgents, j’ai com­mis&nbsp;ça.</p>
<p><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12852" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/4L.jpg?resize=558%2C277&#038;ssl=1" alt="Images de la future Renault 4" width="558" height="277" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/4L.jpg?w=558&amp;ssl=1 558w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/10/4L.jpg?resize=300%2C149&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 558px) 100vw, 558px"></p>
<p>À tra­vers les routes, les rues, pas les champs,</p>
<p>une poubelle s’en vient&nbsp;: 4èèèèl.</p>
<p>Pour se déplac­er sans faire trop d’boucan,</p>
<p>c’est la grosse Renault&nbsp;: 4èèèèl.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full" src="/sl.png" width="20" height="20"></p>
<p><span class="caps">4L</span> revient, pour 400 bornes ou&nbsp;moins&nbsp;!</p>
<p><span class="caps">4L</span> revient, pour les bour­geois urbains&nbsp;!</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full" src="/sl.png" width="20" height="20"></p>
<p>Salut c’est moi Duster,</p>
<p>j’su­is le cousin moins&nbsp;cher</p>
<p>de la&nbsp;<span class="caps">4L</span></p>
<p>en 4x4&nbsp;<span class="caps">GPL</span>.</p>
<p>Du fond du magasin,</p>
<p>j’me vends comme des petits pains</p>
<p>mieux qu’les <span class="caps">4L</span>,</p>
<p><span class="caps">R5</span> et Car­avelle<sup><a href="#footnote_2_12851" id="identifier_2_12851" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="J'avais besoin d'une rime en L et ça fait très longtemps que Renault a pas de sorti de coupé/cabrio qui soit pas une berline découpée à l'arrache, il est donc temps qu'ils en relancent un, ça devrait être leur prochain coup de rétro.">2</a></sup>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full" src="/sl.png" width="20" height="20"></p>
<p>Car pour l’ac­tion­naire du groupe Renault,</p>
<p>il lui faut lut­ter, 4èèèèl.</p>
<p>Face aux <span class="caps">ID</span>.3 moins chers et plus&nbsp;beaux,</p>
<p>elle a pris du bide, 4èèèèl.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full" src="/sl.png" width="20" height="20"></p>
<p><span class="caps">4L</span> revient, avec un gros bassin&nbsp;!</p>
<p><span class="caps">4L</span> revient, plus grosse qu’un Espace I&nbsp;!</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full" src="/sl.png" width="20" height="20"></p>
<p>Voilà, toutes mes excus­es à Saban, Levy, Chalopin et Deyriès. (Et mer­ci, en passant.)</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_1_12851" class="footnote">Et ça me rap­pelle que je dois encore écrire ma cri­tique d’<em>Ulysse 31</em>, que j’ai revu il y a plus d’un an…<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_1_12851" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_2_12851" class="footnote">J’avais besoin d’une rime en L et ça fait très longtemps que Renault a pas de sor­ti de coupé/cabrio qui soit pas une berline découpée à l’ar­rache, il est donc temps qu’ils en relan­cent un, ça devrait être leur prochain coup de rétro.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_2_12851" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li></ol>]]></content:encoded>
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					<item>
						<title>Achetez mon livre : Comment et pourquoi nous créons</title>
						<link>https://photo.h26.me/2024/10/03/achetez-mon-livre-comment-et-pourquoi-nous-creons/</link>
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						<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 17:22:54 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
						<dc:creator></dc:creator>

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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bouquins]]></category>
		<category><![CDATA[Eyrolles]]></category>

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								<title>Pourquoi et comment nous créons, de Sean Tucker</title>
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												<description><![CDATA[Votre libraire préférée a dû met­tre en ray­on aujour­d’hui un nou­v­el ouvrage&#160;:&#160;Pourquoi et com­ment nous créons, signé Sean Tuck­er et adap­té en français par mes doigts sur mon clavier. Le livre pho­to, ça n’est pas un genre. C’est un ensem­ble de gen­res, qui for­ment des con­tin­u­ums. Plus ou moins didac­tique, plus ou moins auto­bi­ographique, plus [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Votre libraire préférée a dû met­tre en ray­on aujour­d’hui un nou­v­el ouvrage&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/pourquoi-et-comment-nous-creons"><em>Pourquoi et com­ment nous créons</em></a>, signé Sean Tuck­er et adap­té en français par mes doigts sur mon clavier.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/pourquoi-et-comment-nous-creons"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-8974 size-full" title="Pourquoi et comment nous créons, de Sean Tucker" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/10/Tucker_pourquoi_et_comment_nous_creons.jpg?resize=366%2C600&#038;ssl=1" alt="Pourquoi et comment nous créons, de Sean Tucker" width="366" height="600" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/10/Tucker_pourquoi_et_comment_nous_creons.jpg?w=366&amp;ssl=1 366w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/10/Tucker_pourquoi_et_comment_nous_creons.jpg?resize=183%2C300&amp;ssl=1 183w" sizes="auto, (max-width: 366px) 100vw, 366px"></a></p>
<p>Le livre pho­to, ça n’est pas un genre. C’est un ensem­ble de gen­res, qui for­ment des con­tin­u­ums. Plus ou moins didac­tique, plus ou moins auto­bi­ographique, plus ou moins intel­lectuel, plus ou moins pra­tique… D’un côté, vous avez les <a href="https://photo.h26.me/2019/02/07/achetez-mon-livre-petite-encyclopedie-2/">listes de recettes à appli­quer pas-à-pas</a> et de <a href="https://photo.h26.me/tag/52-defis/">défis pour asti­cot­er votre inspi­ra­tion</a>, de l’autre, vous avez les réflex­ions sur <a href="https://photo.h26.me/2020/09/17/achetez-mon-livre-au-coeur-de-la-photographie/">l’hu­man­ité en pho­togra­phie</a> ou sur les <a href="https://photo.h26.me/2022/10/13/achetez-mon-livre-slow-photo/">rap­ports entre psy­cholo­gie et pho­to</a>.</p>
<p>Sean Tuck­er est claire­ment plus adepte de l’in­tro­spec­tion à la duChemin que de l’analyse magis­trale d’un Free­man ou du petit dis­cours de moti­va­tion d’un Duck­ett. En fait, il va même plus loin que duChemin, qui s’é­tait déjà fait remar­quer en con­stru­isant ses ouvrages comme des romans entre­coupés de cahiers pho­to&nbsp;: ici, il n’y a même plus de cahiers pho­to. Le seul cliché que vous trou­verez dans cet ouvrage se situe en couverture.</p>
<p>Si vous voulez voir les pho­tos dont par­le Tuck­er, il fau­dra donc vous munir d’un smart­phone ou d’un nav­i­ga­teur inter­net, pour flash­er les codes <span class="caps">QR</span> ou vous ren­dre sur son&nbsp;site.</p>
<p>Ça paraît bizarre&nbsp;? Oui et non. D’une part, il n’est pas que pho­tographe. Il est aus­si vidéaste, et cer­tains pas­sages ren­voient plus à des vidéos qu’à des pho­tos. Ce serait bizarre de vous ren­voy­er à un autre sup­port seule­ment pour tel ou tel élément.</p>
<p>D’autre part et surtout, ceci n’est pas un livre de pho­to. C’est un livre d’art. Il se trou­ve que son auteur est pho­tographe, mais il aurait pu être écrit par un sculp­teur, un poète, un danseur, un réal­isa­teur… Comme l’indique le titre, le sujet du livre, c’est la créa­tion au sens large. Pourquoi nous autres, singes bipèdes, nous sommes mis à faire des trucs juste pour exprimer et partager nos émo­tions, essay­er de les faire com­pren­dre aux autres, et par­fois ten­ter de les com­pren­dre nous-mêmes.</p>
<p>Du coup, ça par­le un peu de tout. De psy­cholo­gie évidem­ment, de peurs et d’e­spoirs divers et var­iés, d’hu­man­ité et d’in­hu­man­ité, de reli­gion et de croy­ances (curieuse­ment, je me suis pas mal retrou­vé dans cer­tains pas­sages sur l’Église, bien que Tuck­er ait été sémi­nar­iste angli­can alors que j’oscille depuis tou­jours entre agnos­ti­cisme et athéisme anti­cléri­cal), de frus­tra­tions et de sat­is­fac­tions, de hontes autode­struc­tri­ces et de con­struc­tion de soi, de rancœur et de générosité, de fidél­ité et d’abandon…</p>
<p>Ça peut sem­bler bor­délique et, hon­nête­ment, ça l’est un peu. Mais c’est aus­si pro­fondé­ment humain, bien­veil­lant mal­gré la cri­tique par­fois dure, et ça touche telle­ment à tout que vous trou­verez for­cé­ment des pas­sages qui vous par­leront intime­ment. Ça vous fera évidem­ment réfléchir à votre rap­port à la pho­to, à pourquoi vous en faites et com­ment vous voulez la pra­ti­quer, mais ça peut aus­si un peu vous faire deman­der qui vous êtes et qui vous voulez être. C’est en tout cas éton­nam­ment intéres­sant pour un livre pho­to qui ne con­tient aucune photo.</p>
]]></content:encoded>
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					<item>
						<title>Joyeux anniversaire</title>
						<link>https://blog.h26.me/2024/09/16/joyeux-anniversaire-172/</link>
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						<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 14:55:05 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
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								<title>Point de vue du Gras, 1827</title>
								<link>https://blog.h26.me/2024/09/16/joyeux-anniversaire-172/</link>
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												<description><![CDATA[Beau­coup de gens en rêvaient, et depuis longtemps. De nom­breux pas­sion­nés avaient ten­té de la met­tre au point. Après tout, ça ne devait pas être très com­pliqué&#160;: la liste des pro­duits promet­teurs était longue, on allait bien en trou­ver un qui marcherait&#160;! Mais tous butaient sur le même prob­lème. Soit la réac­tion tant espérée ne [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Beau­coup de gens en rêvaient, et depuis longtemps. De nom­breux pas­sion­nés avaient ten­té de la met­tre au point. Après tout, ça ne devait pas être très com­pliqué&nbsp;: la liste des pro­duits promet­teurs était longue, on allait bien en trou­ver un qui marcherait&nbsp;! Mais tous butaient sur le même prob­lème. Soit la réac­tion tant espérée ne se pro­dui­sait pas, soit elle ne s’ar­rê­tait pas. Et puis, un beau jour, l’un de ces dingues réus­sit à l’in­ter­rompre au bon moment pour préserv­er le résul­tat voulu – du moins, c’est ce qu’il écriv­it à son frère&nbsp;: “l’im­age des objets s’y trou­ve représen­tée […] jusque dans ses moin­dres détails”.</p>
<p>Bien enten­du, il s’é­tait un peu embal­lé&nbsp;: sa créa­tion devait rapi­de­ment dis­paraître. Ce n’est que deux bonnes années plus tard qu’il parvint réelle­ment à la figer afin qu’elle tra­verse le temps. Mais son emballe­ment pré­maturé n’é­tait rien par rap­port à celui qui a pris la société dans les décen­nies suiv­antes&nbsp;: son “héli­ogra­phie” et ses descen­dantes firent le tour du monde, dev­in­rent une activ­ité à la mode puis une pas­sion de plus en plus acces­si­ble avant d’en­vahir nos poches et nos écrans. Son petit pas annonçait ain­si un bond de géant pour l’in­for­ma­tion, la cul­ture, l’art, ou encore la pub­lic­ité et le divertissement.</p>
<p></p><figure id="attachment_12843" aria-describedby="caption-attachment-12843" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12843 size-full" title="On note dans sa lettre qu'il indique avoir utilisé &quot;sa plus grande pierre et son plus grand objectif&quot;&nbsp;: le premier document qui parle de photo réussie met en avant l'importance de la taille du capteur." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/point_de_vue_du_Gras_1827.jpg?resize=622%2C432&#038;ssl=1" alt="Point de vue du Gras, 1827" width="622" height="432" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/point_de_vue_du_Gras_1827.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/point_de_vue_du_Gras_1827.jpg?resize=300%2C208&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12843" class="wp-caption-text">On ne saura jamais à quoi ressem­blait la pre­mière pho­to qui a sat­is­fait son auteur&nbsp;: elle n’a tenu que quelques heures ou quelques jours. On sait juste qu’elle a été prise de la même fenêtre que le <em>Point de vue du Gras</em> repro­duit ici (qui est la plus anci­enne réelle­ment fixée). — pho­to Nicéphore Niépce</figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire, pre­mier point de vue du&nbsp;Gras.</p>
]]></content:encoded>
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					<item>
						<title>Migration estivale</title>
						<link>https://blog.h26.me/2024/09/12/migration-estivale/</link>
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						<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 10:25:45 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
						<dc:creator></dc:creator>

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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[La minute geek]]></category>
		<category><![CDATA[aviation]]></category>

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								<title>Aérobibliothèque sur PC et sur mobile</title>
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												<description><![CDATA[Vous con­nais­sez l’Aéro­bib­lio­thèque&#160;? Dans ce cas, vous avez peut-être ren­con­tré ces derniers mois des mes­sages “site en travaux”, quand ce n’é­tait pas car­ré­ment un truc obscur genre “max_connections reached”. Ça ne voulait pas dire que le site était en travaux, mais qu’il avait plan­té. Il faut dire que l’ar­chi­tec­ture n’avait pas évolué depuis 2000, avec [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Vous con­nais­sez l’<a href="https://www.aerobiblio.com/">Aéro­bib­lio­thèque</a>&nbsp;?</p>
<p>Dans ce cas, vous avez peut-être ren­con­tré ces derniers mois des mes­sages “site en travaux”, quand ce n’é­tait pas car­ré­ment un truc obscur genre “max_connections reached”. Ça ne voulait pas dire que le site était en travaux, mais qu’il avait plan­té. Il faut dire que l’ar­chi­tec­ture n’avait pas évolué depuis 2000, avec un espace disque, une bande pas­sante et un cache dignes de l’époque. Et l’Aéro­bib­lio­thèque, elle, avait bien gran­di, pas­sant allè­gre­ment les 4000 arti­cles en&nbsp;ligne&nbsp;!</p>
<p></p><figure id="attachment_12836" aria-describedby="caption-attachment-12836" style="width: 546px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.aerobiblio.com/"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12836" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/logo_aerobibliotheque_2.png?resize=546%2C82&#038;ssl=1" alt="Logo de l'Aérobibliothèque" width="546" height="82" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/logo_aerobibliotheque_2.png?w=546&amp;ssl=1 546w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/logo_aerobibliotheque_2.png?resize=300%2C45&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 546px) 100vw, 546px"></a><figcaption id="caption-attachment-12836" class="wp-caption-text">L’Aéro­bib­lio­thèque&nbsp;: présen­ta­tions d’ou­vrages et de mag­a­zines aéro­nau­tiques depuis 2000</figcaption></figure>
<p>Durant ses dernières années, Philippe pes­tait sur le poids de cet héritage tech­nique, et voulait faire migr­er le site vers une archi­tec­ture plus mod­erne. Hélas, <a href="https://blog.h26.me/2022/04/07/bavarini-sest-tu/">il n’a pas eu le temps</a> de men­er ce pro­jet à&nbsp;bien.</p>
<p>Et il faut bien dire que depuis, Eul Fred (qui avait récupéré les clefs) et moi (qui avais hérité la caisse à out­ils) n’avions pas le temps de nous en occu­per non&nbsp;plus.</p>
<p>Mais depuis ce print­emps, ça deve­nait urgent. Les plan­tages n’é­taient plus occa­sion­nels, mais quo­ti­di­ens, au point que j’avais fait un petit script, sur une page réservée aux ini­tiés, pour réini­tialis­er la con­nex­ion à la base de don­nées. Les rédac­teurs fai­saient des copi­er-coller mas­sifs dans un édi­teur de texte avant de cli­quer sur “Enreg­istr­er”, n’ayant aucun moyen de savoir si ça allait marcher.</p>
<p>Donc, en cette fin août, au lieu de souf­fler un peu lorsque le dernier bouquin à traduire, les com­mu­niqués des uns et des autres et la for­ma­tion pour l’aéro-club se sont calmés, j’ai changé de cas­quette, j’ai instal­lé un serveur web sur mon <span class="caps">NAS</span> et j’ai com­mencé à étudi­er com­ment migr­er&nbsp;ça.</p>
<p></p><figure id="attachment_12833" aria-describedby="caption-attachment-12833" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12833" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/FG_Spip_to_WordPress.png?resize=622%2C401&#038;ssl=1" alt="FG Spip to WordPress" width="622" height="401" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/FG_Spip_to_WordPress.png?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/FG_Spip_to_WordPress.png?resize=300%2C193&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12833" class="wp-caption-text">Cap­ture de <span class="caps">FG</span> Spip to WordPress</figcaption></figure>
<p>Là, c’est le moment où je dois remerci­er chaleureuse­ment quelqu’un d’autre&nbsp;: <a href="https://www.fredericgilles.net/">Frédéric Gilles</a>. Il a dévelop­pé une série d’ex­ten­sions per­me­t­tant de migr­er des sites d’autres ges­tion­naires de con­tenu vers Word­Press. Après un test de la ver­sion gra­tu­ite (qui m’a per­mis de con­stater que 4800 arti­cles, ça prend deux heures à charg­er, même avec de la fibre d’un bout à l’autre) et le développe­ment rapi­de d’un pre­mier squelette (qui m’a enfin per­mis de trou­ver un intérêt à l’<a href="https://blog.h26.me/2019/02/06/un-mois-avec-gutenberg/">édi­teur de blocs</a>&nbsp;: pour la mise en page des sites, il est vrai­ment pra­tique), j’ai présen­té ça à Eul Fred, on a dis­cuté, on a dit “on prend la ver­sion pro comme ça on récupère les auteurs et les mots-clefs”, et ain­si fut&nbsp;fait.</p>
<p>Évidem­ment, il restait pas mal de retouch­es à faire. Cer­tains liens n’avaient pas été cor­rigés, on avait une caté­gorie de mots-clefs qui fai­sait planter des trucs (Word­Press n’aime pas <span class="caps">DU</span> <span class="caps">TOUT</span> qu’un truc imprévu s’ap­pelle “themes”), des pétouilles du genre. Soit dit en pas­sant, Frédéric Gilles s’est avéré excel­lent côté sup­port tech­nique&nbsp;: chaque bug sig­nalé a été cor­rigé dans les 48 heures. Si tous les édi­teurs logi­ciels étaient aus­si effi­caces et réac­t­ifs, le monde de l’in­for­ma­tique serait totale­ment différent.</p>
<p>Et puis, tant qu’à faire, on a réor­gan­isé cer­tains trucs, trans­for­mé des vieilles rubriques en mots-clefs ou inverse­ment pour avoir un classe­ment plus cohérent, mis à jour le mail­lage entre les arti­cles, les édi­teurs, les mots-clefs, les rédac­teurs, etc.</p>
<p>Bref, après deux semaines de boulot, on avait une Aéro­bib­lio­thèque fonc­tion­nelle sous Word­Press, avec une quan­tité raisonnable de liens cassés et de mis­es en pages pétées. Comme on était début sep­tem­bre, on a trou­vé que la lancer le 12 sep­tem­bre, ce serait pas mal, vu que c’est l’an­niver­saire de Philippe.</p>
<p>Et donc, ce matin, j’ai sup­primé l’his­torique redi­rec­tion de aerobiblio.com vers aerostories.org/~aerobiblio, activé une redi­rec­tion toute neuve dans l’autre sens, mod­i­fié celle-ci vite fait pour exclure les images qui étaient chargées directe­ment sur les Aéro­fo­rums et qui se retrou­vaient toutes pétées<sup><a href="#footnote_1_12832" id="identifier_1_12832" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Si c'est le seul imprévu, je m'en tire bien&nbsp;!">1</a></sup>, et voilà, joyeux anniver­saire vieille crapule&nbsp;!</p>
<p></p><figure id="attachment_12834" aria-describedby="caption-attachment-12834" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.aerobiblio.com/"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12834" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/Aerobiblio_v3_PC_mobile.jpg?resize=622%2C299&#038;ssl=1" alt="Aérobibliothèque sur PC et sur mobile" width="622" height="299" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/Aerobiblio_v3_PC_mobile.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/Aerobiblio_v3_PC_mobile.jpg?resize=300%2C144&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/09/Aerobiblio_v3_PC_mobile.jpg?resize=620%2C299&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></a><figcaption id="caption-attachment-12834" class="wp-caption-text">La ver­sion 3 de l’Aéro­bib­lio­thèque, sur <span class="caps">PC</span> (à gauche) et sur mobile (à droite)</figcaption></figure>
<p>Voici donc la nou­velle <a href="https://www.aerobiblio.com/">Aéro­bib­lio­thèque</a>. Elle a désor­mais son pro­pre domaine, elle est acces­si­ble en <span class="caps">HTTPS</span>, elle a un flux <span class="caps">RSS</span><sup><a href="#footnote_2_12832" id="identifier_2_12832" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ce qui peut vous éviter de vous demander pourquoi Facebook ne vous montre qu'une publication sur 20.">2</a></sup>, elle s’adapte aux dif­férents nav­i­ga­teurs et notam­ment aux télé­phones porta­bles, la nav­i­ga­tion est (je l’e­spère) plus claire.</p>
<p>Et en soute, le nou­veau moteur devrait être plus sta­ble, avec moins de mes­sages abscons, et l’in­ter­face est plus acces­si­ble. Ça devrait donc aus­si beau­coup sim­pli­fi­er la vie des rédacteurs.</p>
<p>En pas­sant, j’ai beau­coup appris sur Word­Press, qui a décidé­ment plein de trucs très bien fou­tus (et quelques frus­tra­tions agaçantes, comme le fait qu’on puisse pas exclure une caté­gorie d’une boucle de requête stan­dard). Je dirais bien qu’il faut main­tenant s’at­ten­dre à quelques change­ments ici aus­si, mais en vrai, vu que le boulot revient en force, qu’il est plus que temps de finir la for­ma­tion et que France Tra­vail sem­ble décidée à me faire boss­er à plein temps sur un dossier juridique, ça va sans doute finir comme les autres pro­jets per­so<sup><a href="#footnote_3_12832" id="identifier_3_12832" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En vrac&nbsp;: prendre une vraie semaine de vacances pour me refaire une vraie rando, faire des plans et lancer un appel d'offres pour isoler ma maison, trier quelques milliers de photos sur le NAS, faire des tirages pour décorer mon chez-moi, étudier la recréation de la salle de bains…">3</a></sup>&nbsp;: reporté sine&nbsp;die.</p>
<p>Enfin, voilà une bonne chose de&nbsp;faite.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_1_12832" class="footnote">Si c’est le seul imprévu, je m’en tire bien&nbsp;!<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_1_12832" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_2_12832" class="footnote">Ce qui peut vous éviter de vous deman­der pourquoi Face­book ne vous mon­tre qu’une pub­li­ca­tion sur 20.<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_2_12832" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li><li id="footnote_3_12832" class="footnote">En vrac&nbsp;: pren­dre une vraie semaine de vacances pour me refaire une vraie ran­do, faire des plans et lancer un appel d’of­fres pour isol­er ma mai­son, tri­er quelques mil­liers de pho­tos sur le <span class="caps">NAS</span>, faire des tirages pour décor­er mon chez-moi, étudi­er la recréa­tion de la salle de bains…<span class="footnote-back-link-wrapper"> [<a href="#identifier_3_12832" class="footnote-link footnote-back-link"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></a>]</span></li></ol>]]></content:encoded>
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						<title>Canadair et France 3 Occitanie</title>
						<link>https://blog.h26.me/2024/08/18/canadair-et-france-3-occitanie/</link>
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						<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 09:42:33 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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							<media:title type="html">Franck</media:title>
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								<category><![CDATA[Air du temps]]></category>
		<category><![CDATA[Confrères et cons frères]]></category>
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								<title>Vue d&#039;artiste du De Havilland Canada DHC-515</title>
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												<description><![CDATA[Vous le savez, les bom­bardiers d’eau, c’est mon dada. Or, France 3 Occ­i­tanie a pub­lié un arti­cle sur le sujet. Celui-ci est truf­fé d’er­reurs, cer­taines sont des con­ner­ies mon­u­men­tales qui je pense pour­raient leur val­oir des pour­suites si les per­son­nes con­cernées n’avaient pas autre chose à faire en cette sai­son, mais apparem­ment France 3 Occ­i­tanie [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Vous le savez, les bom­bardiers d’eau, c’est mon dada. Or, France 3 Occ­i­tanie a pub­lié <a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/en-images-nos-canadairs-sont-de-vieux-coucous-deux-nouveaux-appareils-commandes-des-avions-en-construction-qu-il-faudra-attendre-3017555.html?utm_medium=Social&amp;utm_source=Facebook#Echobox=1723790416-1">un arti­cle sur le sujet</a>. Celui-ci est truf­fé d’er­reurs, cer­taines sont des con­ner­ies mon­u­men­tales qui je pense pour­raient leur val­oir des pour­suites si les per­son­nes con­cernées n’avaient pas autre chose à faire en cette sai­son, mais apparem­ment <span class="xv78j7m" spellcheck="false">France 3 Occ­i­tanie</span> ne veut pas le cor­riger (et a sup­primé mon pre­mier com­men­taire sur Face­book). Voici donc les erreurs et prob­lèmes que j’ai relevés en lisant en diagonale&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Canadair est une mar­que, donc invari­able. Si on veut jouer l’antono­mase, ça devient des canadairs sans majus­cule (comme des poubelles), mais c’est une pente glis­sante qui finit par faire appli­quer le terme à n’im­porte quoi donc on évite dans un arti­cle d’information.</li>
<li>Les 12 Canadair français ne sont pas “12 vieux avions”. Le plus âgé a 30 ans&nbsp;; les plus anciens Canadair en ser­vice ont plus de 50 ans – et c’est au Cana­da, pas un pays sous-dévelop­pé qui n’au­rait pas d’autre choix.</li>
<li>Pas une erreur mais un sous-enten­du trompeur&nbsp;: <span class="caps">TOUS</span> les avions exi­gent “entre­tien et répa­ra­tions”. Tous. Dès leur sor­tie d’u­sine. Surtout des hydravions écopeurs, qui sont amenés à pren­dre des coups quinze sec­on­des toutes les dix min­utes tout au long de leur&nbsp;vie.</li>
<li>Pareil, affir­ma­tion trompeuse&nbsp;: larguer très bas et faire des virages ser­rés, ce n’est pas être mal­mené. Chaque avion a un domaine de vol, et les pilotes de Canadair n’en sor­tent pas. Des avions mal­menés (autrement dit des dépasse­ments non acci­den­tels du domaine de vol), ça a existé, mais les acci­dents de 2005 et en par­ti­c­uli­er la rup­ture de Péli­can 36 ont fait bru­tale­ment évoluer les men­tal­ités. En out­re, c’est bien plus à l’é­co­page (surtout en mer) qu’en vol qu’ils souf­frent. Imag­inez qu’on dise qu’une Jeep est mal­menée parce que son con­duc­teur la fait rouler hors des routes bitumées&nbsp;: c’est exacte­ment le même niveau.</li>
<li><span class="dquo">“</span>Vingt ans pour les plus jeunes, trente ans pour les plus âgés”, c’est dans la force de l’âge. Un Canadair, ça peut tra­vailler au moins 50 ans si c’est entretenu comme il&nbsp;faut.</li>
<li>La com­mande de deux nou­veaux appareils n’est pas due à l’âge des appareils, mais au ren­force­ment du dis­posi­tif d’en­traide européen, RescEU. C’est pour cela que la Com­mis­sion européenne finance l’achat de 12 Canadair, répar­tis entre les six pays util­isa­teurs (donc deux pour la France).</li>
<li>Les 22 appareils ne sont pas tous financés par l’U­nion européenne. Pour la défense de la jour­nal­iste, le <a href="https://x.com/GDarmanin/status/1549399661223596048">tweet de Dar­manin</a> est extrême­ment trompeur&nbsp;: l’Eu­rope finance 100% des avions achetés pour le ren­fort de RescEU, soit 12 appareils. Elle ne finance pas (ou du moins pas entière­ment, elle sub­ven­tionne peut-être, je n’ai pas le détail des con­trats) les dix appareils com­mandés par l’Es­pagne et la Grèce pour leurs pro­pres flottes.</li>
<li>Vrai mais présen­té comme bizarre alors que c’est par­faite­ment nor­mal&nbsp;: une seule entre­prise con­stru­it cet avion. C’est le cas pour qua­si­ment tous les avions. Per­son­ne n’au­rait l’idée saugrenue de dire “une seule entre­prise fab­rique l’A350, Air­bus” ou “une seule entre­prise fab­rique la Mégane, Renault”.</li>
</ul>
<p></p><figure id="attachment_12827" aria-describedby="caption-attachment-12827" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12827 size-full" title="Et avec un peu de bol, il sera pas jaune." src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/08/DHC-515.jpg?resize=622%2C311&#038;ssl=1" alt="Vue d'artiste du De Havilland Canada DHC-515" width="622" height="311" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/08/DHC-515.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/08/DHC-515.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/08/DHC-515.jpg?resize=620%2C311&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12827" class="wp-caption-text">Con­traire­ment au <span class="caps">CL-415</span>, le <span class="caps">DHC-515</span> ne portera pas la mar­que “Canadair”. Sauf peut-être sur cer­tains doc­u­ments admin­is­trat­ifs. — pho­to De Hav­il­land Air­craft of Cana­da&nbsp;Ltd</figcaption></figure>
<ul>
<li>Impré­cis&nbsp;: “Canadair <span class="caps">DHC-515</span>”. Ce n’est pas un Canadair, vous ne trou­verez la mar­que “Canadair” nulle part sur le site de <span class="caps">DHC</span>. Pour une rai­son sim­ple&nbsp;: si <span class="caps">DHC</span> a acheté les cer­ti­fi­cats de type, la pro­priété intel­lectuelle, l’outil­lage et tous les droits sur le <span class="caps">CL-215</span> et ses dérivés, la mar­que Canadair appar­tient tou­jours à Bom­bardier. Ce sera donc un De Hav­il­land Cana­da <span class="caps">DHC-515</span> (même s’il est pos­si­ble qu’il soit tou­jours mar­qué Canadair <span class="caps">CL-215</span>–<span class="caps">6B11</span> sur son cer­ti­fi­cat de navigabilité).</li>
<li><span class="dquo">“</span>Sans aucun équiv­a­lent au monde”&nbsp;: très dis­cutable. Les bom­bardiers d’eau écopeurs sont rares, mais il y en a d’autres. Le Beriev Be-200 est le plus con­nu, mais un pro­to­type de l’Av­ic <span class="caps">AG600</span> a fait la démon­stra­tion de ses capac­ités dans ce domaine. Après, le terme “équiv­a­lent” est flou, donc cette phrase n’est pas fausse dans l’ab­solu&nbsp;: si on par­le de bitur­bo­propulseur, par exem­ple, le <span class="caps">CL-215T</span>/415/<span class="caps">DHC-515</span> est unique.</li>
<li><span class="dquo">“</span>Une seule pièce d’o­rig­ine&nbsp;: leur plaque d’im­ma­tric­u­la­tion”&nbsp;: c’est juste faux. La total­ité des <span class="caps">CL-415</span> français a encore l’in­té­gral­ité de sa cel­lule (fuse­lage, ailes et dérives) d’o­rig­ine&nbsp;: même Péli­can 42 n’a pas eu besoin d’une nou­velle aile après sa rup­ture de train d’at­ter­ris­sage. On a bien refait une tôle ici ou là, notam­ment quand 33 a per­cuté un mât d’une péniche, mais aucun n’a jamais été recon­stru­it à par­tir de sa plaque d’im­ma­tric­u­la­tion. Cette affir­ma­tion pou­vant porter atteinte à la répu­ta­tion de l’avion­neur, de la société de main­te­nance et de la Sécu­rité civile, c’est claire­ment la plus prob­lé­ma­tique de l’ar­ti­cle&nbsp;: on entre dans le cadre de la diffama­tion publique envers un corps con­sti­tué, une des infrac­tions les plus graves en droit de la presse.</li>
<li><span class="dquo">“</span>Un avion peut se retrou­ver sol” et un lecteur peut se retrou­ver la, et un pois­son peut se retrou­ver si, ou ré ou tout sim­ple­ment do. (Désolé pour les jeux de mots lapointesques, mais à ce stade on se détend comme on&nbsp;peut.)</li>
<li><span class="dquo">“</span>Un avion peut se retrou­ver <span class="caps">AU</span> sol plusieurs jours” (ça va mieux avec la pré­po­si­tion), oui, c’est le principe de la main­te­nance. De nom­breuses opéra­tions ne se font pas dans la journée, c’est nor­mal. Péli­can 42 est resté au hangar plusieurs mois le temps de véri­fi­er et répar­er son aile, son train, de réin­staller un bal­lon­net neuf, etc. La ques­tion n’est pas qu’un avion reste au sol plusieurs jours, mais de savoir si les délais de répa­ra­tion sont nor­maux (et là, claire­ment, ils le sont pas toujours).</li>
<li><span class="dquo">“</span>Nos avions ont la même panne huit fois de suite”, présen­té comme ça, on dirait que c’est habituel. Si Benoît Quen­nepoix a cité ce chiffre, c’est sans aucun doute juste­ment parce qu’il est excep­tion­nel. En out­re, des pannes récur­rentes, sur l’avion­ique (les instru­ments de bord), c’est hélas assez courant et ça fait s’ar­racher les cheveux à plus d’un ingénieur&nbsp;: elles ne peu­vent pas tou­jours être repro­duites au sol, et bien sou­vent ça se finit par “on voit pas d’où ça vient donc on va chang­er l’in­stru­ment”. Le prob­lème, c’est que cer­tains instru­ments du <span class="caps">CL-415</span> sont en rup­ture de&nbsp;stock.</li>
<li><span class="dquo">“</span>Dans quelques années, le ter­ri­toire d’in­ter­ven­tion s’é­ten­dra prob­a­ble­ment bien au-delà du sud”&nbsp;: c’est évidem­ment déjà le cas. Les Canadair ont des secteurs d’é­co­page recon­nus jusqu’en Île-de-France, les Dash sont déjà inter­venus de la Bre­tagne aux Vos­ges. Il y a des décen­nies que les opéra­tions ne sont pas lim­itées au “Sud”. Oh, et en fait, nos Canadair ont déjà servi… en&nbsp;Suède&nbsp;!</li>
</ul>
<p>Voilà voilà, ça fait beau­coup pour un seul arti­cle, on aimerait que <span class="xv78j7m" spellcheck="false">France 3 Occ­i­tanie</span> mette rapi­de­ment l’ar­ti­cle à jour après l’avoir fait retra­vailler par des per­son­nes qui con­nais­sent le&nbsp;sujet.</p>
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						<title>Petit test de gros machin</title>
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						<pubDate>Fri, 16 Aug 2024 22:01:43 +0000</pubDate>
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								<title>Jupiter au Sigma 300-800mm à f/9</title>
								<link>https://photo.h26.me/2024/08/16/petit-test-de-gros-machin/</link>
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												<description><![CDATA[Après deux jours où les nuages empêchaient de prof­iter du rap­proche­ment entre Mars et Jupiter, j’ai enfin trou­vé un ciel dégagé ce matin vers 6 h. Donc, j’en ai prof­ité pour shoot­er Jupiter. Il faut dire que Jupiter est un bon sujet pour… tester des objec­tifs. Et j’ai un nou­v­el objec­tif à tester. Enfin, nou­v­el… [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Après deux jours où les nuages empêchaient de prof­iter du rap­proche­ment entre Mars et Jupiter, j’ai enfin trou­vé un ciel dégagé ce matin vers 6 h. Donc, j’en ai prof­ité pour shoot­er Jupiter.</p>
<p>Il faut dire que Jupiter est un bon sujet pour… tester des objec­tifs. Et j’ai un nou­v­el objec­tif à tester. Enfin, nou­v­el… Il a une bonne dizaine d’an­nées, mais quand je l’ai vu appa­raître sur un site d’an­nonces, j’ai réfléchi qua­tre sec­on­des et demie, j’ai relu l’an­nonce pour être sûr de ce que je lisais, et j’ai con­tac­té le vendeur. Après des années d’u­til­i­sa­tion du Big­ma, j’ai donc déniché son grand frère, le Sig­mon­ster — petit surnom du Sig­ma <span class="caps">APO</span> 300–800mm <span class="caps">F5</span>.6 <span class="caps">EX</span> <span class="caps">DG</span> <span class="caps">HSM</span>. Un exem­plaire qua­si neuf <span id="easy-footnote-1-8938" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://photo.h26.me/2024/08/16/petit-test-de-gros-machin/#easy-footnote-bottom-1-8938" title="Son propriétaire l'avait acheté pour un safari animalier, annulé ledit voyage, gardé l'objectif en se disant qu'un jour peut-être il finirait par aller au Kenya, puis arrivé à la septantaine a fini par se dire qu'il allait pas porter un objo de six kilos et qu'autant le revendre."><sup>1</sup></a></span> dont je me suis dit en gros&nbsp;: “au pire, je pour­rai te reven­dre au même prix ou te garder pour le jour où j’ou­vri­rai mon musée des machins rares, mou­tons à cinq pattes et autres pentaxeries”.</p>
<p>Et donc, je me suis dit que j’al­lais prof­iter d’une nuit rel­a­tive­ment fraîche où Jupiter était haut dans le ciel (donc peu de per­tur­ba­tions atmo­sphériques) pour voir ce qu’il donnait.</p>
<p>Comme il fai­sait pas chaud, j’ai fait qu’une pho­to par ouver­ture, à 800 mm. Notez d’en­trée qu’avec un coup de loupe dans le viseur, on voit lit­térale­ment la planète se déplac­er&nbsp;: il ne lui faut qu’une poignée de sec­on­des pour tra­vers­er l’aperçu. Donc pour peaufin­er votre mise au point manuelle, pensez à jouer du joy­stick pour suiv­re le mou­ve­ment… Entre ça et la petite brise noc­turne, j’ai blo­qué la vitesse à 1/400 s pour être sûr que rien ne bouge. Avec le recul, j’au­rais sans doute pu&nbsp; et même dû descen­dre plus bas, mais bon, eh,&nbsp;voilà.</p>
<p></p><div id="metaslider-id-8939" style="width: 100%; margin: 0 auto;" class="ml-slider-3-107-0 metaslider metaslider-nivo metaslider-8939 ml-slider ms-theme-default" role="region" aria-label="Jupiter Sigma" data-height="391" data-width="622">
    <div id="metaslider_container_8939">
        <div class="slider-wrapper theme-default"><div class="ribbon"></div><div id="metaslider_8939" class="nivoSlider"><img loading="lazy" decoding="async" width="622" height="391" src="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F5.6.jpg?fit=622%2C391&amp;ssl=1" class="slider-8939 slide-8942 msDefaultImage" alt="Jupiter au Sigma 300-800mm à f/5,6" data-caption="<div>800mm f/5,6 1/400s 200 ISO</div>" data-thumb title="Jupiter_Sigma_300-800mm_F5.6" rel srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F5.6.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F5.6.jpg?resize=300%2C189&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><img loading="lazy" decoding="async" width="622" height="391" src="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F6.3.jpg?fit=622%2C391&amp;ssl=1" class="slider-8939 slide-8945 msDefaultImage" alt="Jupiter au Sigma 300-800mm à f/6.3" data-caption="<div>800mm f/6,3 1/400s 250 ISO</div>" data-thumb title="Jupiter_Sigma_300-800mm_F6.3" rel srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F6.3.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F6.3.jpg?resize=300%2C189&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><img loading="lazy" decoding="async" width="622" height="391" src="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F7.1.jpg?fit=622%2C391&amp;ssl=1" class="slider-8939 slide-8947 msDefaultImage" alt="Jupiter au Sigma 300-800mm à f/7.1" data-caption="<div>800mm f/7,1 1/400s 320 ISO</div>" data-thumb title="Jupiter_Sigma_300-800mm_F7.1" rel srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sigma_300-800mm_F7.1.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, 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    </div>
</div>
<p>En résumé&nbsp;: c’est pas trop&nbsp;mal.</p>
<p>À f/5,6, l’im­age est un peu floue (là, c’est recadré à 100% sur un cap­teur de 60 Mpx<span id="easy-footnote-2-8938" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://photo.h26.me/2024/08/16/petit-test-de-gros-machin/#easy-footnote-bottom-2-8938" title="Non, le Sigmonster n'est jamais sorti en monture Sony. Non, personne d'autre que Sony ne fait de 60 Mpx. Mais y'a des gens chez Metabones qui s'occupent de <a href=&quot;https://www.metabones.com/products/details/MB-EF-E-BT5&quot;>faire discuter des objectifs en monture Canon et des boîtiers en monture Sony</a>. Faites-moi penser à leur dire d'ajouter le Sigmonster sur la liste des objectifs testés avec succès."><sup>2</sup></a></span>), mais on voit déjà pas mal de détails — il n’y a pas de doute&nbsp;: c’est bien Jupiter, avec ses ban­des car­ac­téris­tiques. À f/6,3, l’e­spèce de brume se réduit, à f/7,1 elle dis­paraît presque totale­ment, Ganymède se dis­tingue bien du bruit numérique et Cal­lis­to devient vis­i­ble. Notez qu’à cette heure-là, Europe est dans l’om­bre et Io est extrême­ment proche de sa planète (elle sera devant 10 min plus tard), ce qui ne per­met pas de les&nbsp;voir.</p>
<p>Ensuite ça reste très très bon jusqu’à f/14 (bon okay, y’a du bruit qui appa­raît, désolé, on arrive à 1000 <span class="caps">ISO</span>). À cette ouver­ture, le piqué dimin­ue un poil, ce qui est atten­du (ça cor­re­spond à la lim­ite de dif­frac­tion sur ce capteur).</p>
<p>Si on com­pare à ce que j’ai vu d’autre, ça donne&nbsp;quoi&nbsp;?</p>
<p></p><figure id="attachment_8962" aria-describedby="caption-attachment-8962" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-8962" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sony_200-600mm_doubleur_F16.jpg?resize=622%2C439&#038;ssl=1" alt="Jupiter au Sony 200-600mm + doubleur" width="622" height="439" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sony_200-600mm_doubleur_F16.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sony_200-600mm_doubleur_F16.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Jupiter_Sony_200-600mm_doubleur_F16.jpg?resize=140%2C100&amp;ssl=1 140w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-8962" class="wp-caption-text">1200 mm f/16 1/60 s 200&nbsp;<span class="caps">ISO</span></figcaption></figure>
<p>Voici une pho­to d’août 2022, dans des con­di­tions atmo­sphériques assez sim­i­laires (un poil plus chaud tout de même). Là, ce sont Europe et Io qui sont vis­i­bles. C’est l’al­liance d’un <span class="caps">A7R</span> <span class="caps">IV</span>, du Sony 200–600 mm et de son dou­bleur. La focale réelle est donc de 1200 mm, 50 % plus longue. L’ou­ver­ture max­i­male est à f/13, mais c’est à f/16 que c’est le mieux. L’im­age est plus grande, mais moins nette qu’avec le Sig­ma à f/16, et donc évidem­ment moins bonne qu’avec le Sig­ma à f/9–10&nbsp;: les ban­des sont à peine vis­i­bles et les lunes sont des tach­es plutôt que des points.</p>
<p>J’ai aus­si du Sig­ma 50–500 mm et du Tam­ron 50–400 mm, mais inutile de les pub­li­er&nbsp;: on voit même pas les ban­des. Faut dire que le vieux Big­ma a une réso­lu­tion net­te­ment plus faible que ses héri­tiers 60–600 mm à sa focale max et que le Tam­ron qui me sert tous les jours, aus­si bon soit son rap­port qualité/prix, bah il pla­fonne à 400 mm et il a été conçu pour être léger, quoi.</p>
<p>Main­tenant, si mon­sieur Sig­ma veut me prêter un 200–500mm et son dou­bleur, je suis curieux de comparer.</p>
<p></p><figure id="attachment_8964" aria-describedby="caption-attachment-8964" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-8964" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Lune_Sigma_300-800mm.jpg?resize=622%2C400&#038;ssl=1" alt width="622" height="400" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Lune_Sigma_300-800mm.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Lune_Sigma_300-800mm.jpg?resize=300%2C193&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-8964" class="wp-caption-text">800 mm f/8 1/50 s 1250&nbsp;<span class="caps">ISO</span></figcaption></figure>
<p>En bonus, je vous mets une lune faite same­di lors d’une ren­con­tre de l’As­tro­club charentais. Le ciel était légère­ment voilé mais j’ai pu me gliss­er entre les nuages avant que le rafraîchisse­ment noc­turne les épais­sisse&nbsp;trop.</p>
<p></p><figure id="attachment_8965" aria-describedby="caption-attachment-8965" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-8965" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Saturne_Sigma_300-800mm.jpg?resize=622%2C289&#038;ssl=1" alt="Saturne au Sigma 300-800mm" width="622" height="289" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Saturne_Sigma_300-800mm.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Saturne_Sigma_300-800mm.jpg?resize=300%2C139&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Saturne_Sigma_300-800mm.jpg?resize=620%2C289&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-8965" class="wp-caption-text">800 mm f/8 1/2 s 400&nbsp;<span class="caps">ISO</span></figcaption></figure>
<p>Et une de Sat­urne le même soir. C’est la pre­mière fois que je teste un objec­tif qui per­met de dis­tinguer les anneaux, mais on est claire­ment à la lim­ite du possible.</p>
<p></p><figure id="attachment_8967" aria-describedby="caption-attachment-8967" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-8967" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Mars_Sigma_300-800mm.jpg?resize=622%2C282&#038;ssl=1" alt="Mars au Sigma 300-800mm" width="622" height="282" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Mars_Sigma_300-800mm.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Mars_Sigma_300-800mm.jpg?resize=300%2C136&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Mars_Sigma_300-800mm.jpg?resize=620%2C282&amp;ssl=1 620w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-8967" class="wp-caption-text">800 mm f/9 1/200 s 400&nbsp;<span class="caps">ISO</span></figcaption></figure>
<p><span class="dquo">“</span>Et Mars&nbsp;?”, dites-vous, car vous êtes taquin et vous avez noté que j’ai cité cette petite cachot­tière en ouver­ture<span id="easy-footnote-3-8938" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://photo.h26.me/2024/08/16/petit-test-de-gros-machin/#easy-footnote-bottom-3-8938" title="Et vous êtes friand d'épanadiploses."><sup>3</sup></a></span>. Et bien, Mars s’est bien éloignée de Jupiter, saleté de nuages, mer­ci. Du coup, en cen­trant sur Jupiter, elle m’a surtout con­fir­mé que le 300–800mm a un peu de coma en périphérie, rien de méchant ni de sur­prenant, mais un peu. Et en cen­trant sur Mars, voici la meilleure pho­to du lot. On voit bien la dom­i­nante rouge, mais c’est&nbsp;tout.</p>
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						<title>Joyeux anniversaire</title>
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						<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 20:05:36 +0000</pubDate>
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								<title>Un AS350 B3 Écureuil hélitreuillant un Cessna 337 à côté de l&#039;aéroport d&#039;Angoulême</title>
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												<description><![CDATA[Il était mignon. Pas trop gros, pas trop petit, avec un joli nez arron­di, une taille fine et un arrière-train léger. Un vrai physique de ciné­ma. D’ailleurs, on mur­mure qu’il avait bouf­fé une sirène Dis­ney. Et, sans sur­prise, il fit une superbe car­rière au sep­tième art, volant par­fois la vedette aux autres acteurs. Il faut [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Il était mignon. Pas trop gros, pas trop petit, avec un joli nez arron­di, une taille fine et un arrière-train léger. Un vrai physique de ciné­ma. D’ailleurs, on mur­mure qu’il avait bouf­fé une sirène Dis­ney. Et, sans sur­prise, il fit une superbe car­rière au sep­tième art, volant par­fois la vedette aux autres acteurs. Il faut dire qu’il jouait beau­coup mieux que cer­tains… et, plus sérieuse­ment, qu’il était moins con­noté que ses cama­rades autochtones des États-Unis&nbsp;: il était assez pop­u­laire sur place pour jouer le gen­til améri­cain, mais assez orig­i­nal pour incar­n­er un per­son­nage européen, sud-améri­cain ou même chi­nois. Car, dans la vraie vie, il avait surtout fait preuve d’une poly­va­lence excep­tion­nelle et d’un goût pronon­cé pour les langues étrangères&nbsp;: il pou­vait tout aus­si bien de faire le chauf­feur de stars à New York que le livreur de caiss­es louch­es au Mex­ique ou l’haltérophile en Char­ente – et, bien sûr, le sec­ouriste ou le pom­pi­er un peu partout. Il s’est même offert des records d’alpin­isme, lais­sant notam­ment sa trace à côté de celles de Nor­gay et Hillary.</p>
<p></p><figure id="attachment_12819" aria-describedby="caption-attachment-12819" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-12819 size-full" title="Avez-vous déjà vu un Écureuil plus costaud qu'un shetland&nbsp;?" src="https://i0.wp.com/blog.h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/06/ecureuil_skymaster.jpg?resize=622%2C932&#038;ssl=1" alt="Un AS350 B3 Écureuil hélitreuillant un Cessna 337 à côté de l'aéroport d'Angoulême" width="622" height="932" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/06/ecureuil_skymaster.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/4/2024/06/ecureuil_skymaster.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"><figcaption id="caption-attachment-12819" class="wp-caption-text">Hein&nbsp;? Porter le machin che­lou là&nbsp;? Il pèse quoi&nbsp;? À peine plus lourd que moi&nbsp;? Bah à l’aise alors&nbsp;!</figcaption></figure>
<p>Joyeux anniver­saire, Aérospa­tiale Écureuil.</p>
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						<title>Achetez mon livre : Noir et&#160;blanc</title>
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						<pubDate>Sun, 24 Mar 2024 10:00:42 +0000</pubDate>
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												<description><![CDATA[Oui, j’ai un peu de retard, j’ai été occupé. Donc, si vous n’êtes pas passé par le ray­on pho­to de votre librairie préférée depuis le 15 févri­er, sachez qu’il est temps d’y retourn­er&#160;: la qua­trième “mas­ter­class” de Free­man,&#160;Noir &#38; Blanc, y est arrivée. Qua­trième et, a pri­ori, dernier opus de la série (après la com­po­si­tion, [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, j’ai un peu de retard, j’ai été occupé. Donc, si vous n’êtes pas passé par le ray­on pho­to de votre librairie préférée depuis le 15 févri­er, sachez qu’il est temps d’y retourn­er&nbsp;: la qua­trième “mas­ter­class” de Free­man,&nbsp;<a href="https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782416012297/noir-blanc"><em>Noir <span class="amp">&amp;</span> Blanc</em></a>, y est arrivée.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782416012297/noir-blanc"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-8932" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/03/Freeman_noir_et_blanc.jpg?resize=412%2C500&#038;ssl=1" alt width="412" height="500" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/03/Freeman_noir_et_blanc.jpg?w=412&amp;ssl=1 412w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2024/03/Freeman_noir_et_blanc.jpg?resize=247%2C300&amp;ssl=1 247w" sizes="auto, (max-width: 412px) 100vw, 412px"></a></p>
<p>Qua­trième et, a pri­ori, dernier opus de la série (après la <a href="https://photo.h26.me/2022/06/24/achetez-mon-livre-la-composition/">com­po­si­tion</a>, les <a href="https://photo.h26.me/2022/11/20/achetez-mon-livre-ombres-et-lumieres/">ombres et la lumière</a> et la <a href="https://photo.h26.me/2023/10/03/achetez-mon-livre-couleurs-et-ambiances/">couleur</a>), <em>Noir et Blanc</em> est, comme son nom l’indique, con­sacré au gain de fol­low­ers sur Insta­gram. Non, je plaisante.</p>
<p>Il fait le tour des réflex­ions que Michael Free­man s’est faites au fil de 50 ans de pho­to, sur le noir et blanc, son intérêt his­torique, esthé­tique et artis­tique, son rap­port à la couleur… Il évoque égale­ment l’évo­lu­tion de ce rap­port&nbsp;: dans la jeunesse de l’au­teur, le noir et blanc était la norme, la couleur un truc cher et rel­a­tive­ment com­pliqué pour le grand pub­lic. Il a donc vu la couleur devenir acces­si­ble et exci­tante, puis devenir la norme plus ou moins claquante de la masse des instan­ta­nés, tan­dis que le noir et blanc, pra­tique nor­male des gens aux bud­gets nor­maux, deve­nait au con­traire une manière de se dis­tinguer et un véri­ta­ble choix du photographe.</p>
<p>Notez que si, pour les précé­dents vol­umes, Free­man avait beau­coup par­lé du sys­tème visuel humain, celui-ci est cette fois un peu lais­sé de côté. D’un côté, c’est dom­mage&nbsp;: la légitim­ité du noir et blanc vient aus­si du fait que notre cerveau sépare les infor­ma­tions de lumi­nosité et de teinte – sans doute du fait que les pre­mières sont tou­jours disponibles, tan­dis que les sec­on­des néces­si­tent assez de lumière pour activ­er les cônes. Notre per­cep­tion mono­chrome est aus­si beau­coup plus rapi­de que notre per­cep­tion col­orée (c’est elle qui détec­tait les mou­ve­ments des pré­da­teurs), et c’est peut-être pour cela que nous trou­vons l’im­age en noir et blanc aus­si adap­tée pour l’in­stant, l’ac­tion, le dan­ger, et donc le reportage et la pho­to de&nbsp;rue.</p>
<p>Mais d’un autre côté, cela libère de la place pour par­ler d’autres choses impor­tantes en noir et blanc. Free­man con­sacre ain­si un quart de l’ou­vrage aux tirages et aux films argen­tiques, ce qui en fait une mine d’in­for­ma­tions impor­tante pour les nou­veaux adeptes de la pho­to chim­ique — ceux qui n’ont pas gran­di avec les labos des années 90 mais avec les appareils numériques, et qui redé­cou­vrent aujour­d’hui le tra­vail “à l’an­ci­enne”. Cela lim­ite égale­ment les répéti­tions pour les lecteurs de <a href="https://photo.h26.me/2017/09/08/achetez-mon-livre-lart-du-noir-et-blanc/"><em>L’art du noir et blanc</em></a>, que Free­man a écrit il y a quelques années, qui détaille pour sa part longue­ment la con­ver­sion d’une image numérique en couleurs et les dif­férents réglages logi­ciels dédiés – même si les deux livres ont évidem­ment des élé­ments communs.</p>
<p>Bien enten­du, pour un ouvrage con­sacré au noir et blanc, l’im­pres­sion est encore plus impor­tante&nbsp;: la moin­dre dom­i­nante du papi­er, le moin­dre décalage dans l’é­talon­nage des encres se traduit immé­di­ate­ment par un ren­du assez moche. Ce n’est pas le cas ici, Eyrolles ayant à son habi­tude soigné l’im­pres­sion&nbsp;: les gris sont par­faite­ment neu­tres, les traces de couleurs des images “naturelle­ment noir et blanc” (p.49 notam­ment) sont très bien préservées, le papi­er sat­iné est agréable­ment opaque. Les esprits cha­grins pour­ront regret­ter la cou­ver­ture sou­ple et le dos col­lé, mais si j’ai le choix entre un livre sen­si­ble­ment plus cher<span id="easy-footnote-4-8931" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://photo.h26.me/2024/03/24/achetez-mon-livre-noir-et-blanc/#easy-footnote-bottom-4-8931" title="Les <a href=&quot;https://photo.h26.me/tag/david-duchemin/&quot;>duChemin</a>, avec leur couverture rigide et leur format comparable, coûtent par exemple trois euros de plus, ce qui n'est pas négligeable sur une série de quatre volumes…"><sup>4</sup></a></span>, un livre avec une cou­ver­ture flat­teuse et un papi­er trop fin ou jaunâtre, et un livre avec un con­tenu nick­el et une cou­ver­ture sou­ple, je prends le dernier sans hésiter.</p>
<p>Fans de noir et blanc ou curieux qui veu­lent s’y essay­er, voici en tout cas un ouvrage qui donne un aperçu raisonnable­ment détail­lé de l’ensem­ble du sujet, en numérique comme en argen­tique, aujour­d’hui comme&nbsp;hier.</p>
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						<title>Achetez mon livre : Couleurs et ambiances</title>
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						<pubDate>Tue, 03 Oct 2023 14:25:26 +0000</pubDate>
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												<description><![CDATA[Si vous ne savez pas quoi faire avant le salon de la pho­to, passez donc voir votre libraire favorite. Elle doit pou­voir vous fournir le troisième vol­ume des “mas­ter­class” de Michael Free­man, inti­t­ulé Couleurs &#38; ambiances dans sa ver­sion française – tombée de mon clavier il y a quelques mois. Vous con­nais­sez le topo&#160;: cette [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous ne savez pas quoi faire avant le salon de la pho­to<span id="easy-footnote-5-8923" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://photo.h26.me/2023/10/03/achetez-mon-livre-couleurs-et-ambiances/#easy-footnote-bottom-5-8923" title="Ou à la place du salon, selon les tarifs que la SNCF vous aura proposés…"><sup>5</sup></a></span>, passez donc voir votre libraire favorite. Elle doit pou­voir vous fournir le troisième vol­ume des “mas­ter­class” de Michael Free­man, inti­t­ulé <a href="https://www.eyrolles.com/Audiovisuel/Livre/couleurs-et-ambiances-les-masterclass-de-michael-freeman-9782416012181/"><em>Couleurs <span class="amp">&amp;</span></em> ambiances</a> dans sa ver­sion française – tombée de mon clavier il y a quelques mois.</p>
<p><a href="https://www.eyrolles.com/Audiovisuel/Livre/couleurs-et-ambiances-les-masterclass-de-michael-freeman-9782416012181/"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-8924" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/10/Freeman_couleurs_ambiances.jpg?resize=403%2C500&#038;ssl=1" alt width="403" height="500" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/10/Freeman_couleurs_ambiances.jpg?w=403&amp;ssl=1 403w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/10/Freeman_couleurs_ambiances.jpg?resize=242%2C300&amp;ssl=1 242w" sizes="auto, (max-width: 403px) 100vw, 403px"></a>Vous con­nais­sez le topo&nbsp;: cette série a pour but de syn­thé­tis­er quar­ante ans de pra­tique et de réflex­ions de Michael Free­man. Après avoir par­lé de <a href="https://photo.h26.me/2022/06/24/achetez-mon-livre-la-composition/">com­po­si­tion</a> et de <a href="https://photo.h26.me/2022/11/20/achetez-mon-livre-ombres-et-lumieres/">lumière</a> (ou d’ab­sence de lumière), il décom­pose celle-ci pour se plonger dans la couleur. Il évoque bien enten­du la psy­cholo­gie, avec l’im­pact de la couleur sur notre per­cep­tion d’une image – com­ment le rouge excite, com­ment les tons sat­urés don­nent de l’én­ergie, com­ment le terne apaise… Mais il par­le aus­si longue­ment de physique et de biolo­gie&nbsp;: à quoi cor­re­spon­dent les longueurs d’onde, com­ment elles sont traitées par la rétine (avec les trois cônes que pos­sè­dent env­i­ron 90 % des gens et dont la répar­ti­tion n’est pas du tout homogène), puis com­ment elles sont inter­prétées par le cerveau (qui traite à part la lumi­nosité et la teinte, et décom­pose celle-ci en oppo­si­tions rouge-vert et orange-bleu). La com­para­i­son entre sys­tème visuel humain, mécan­ismes de cap­ture d’un appareil et mod­èles col­orimétriques est pas­sion­nante&nbsp;; elle per­met de com­pren­dre beau­coup plus fine­ment pourquoi un appareil ne peut bien sou­vent pas repro­duire spon­tané­ment les couleurs que nous voyons.</p>
<p>Bien enten­du, Free­man traite aus­si en pro­fondeur les sujets plus clas­siques, comme l’u­til­i­sa­tion des couleurs d’une scène pour faire ressor­tir un sujet, les har­monies et les teintes qui jurent, le traite­ment d’im­age et les dif­férentes manières de con­stru­ire un style et une com­po­si­tion à l’aide des couleurs.</p>
<p>L’ensem­ble est donc très var­ié, du plus pra­tique (au stu­dio, dans la nature ou sur l’or­di­na­teur) au plus théorique. Il reste assez clair et abor­d­able, même si j’ai dû faire quelques recherch­es çà et là pour trou­ver les ver­sions français­es adéquates. Vous aviez déjà remar­qué que les teintes ocre, brun, choco­lat et mar­ron typ­iques sont décalées par rap­port aux ochre, brown, choco­late et mar­roon typ­iques en anglais&nbsp;? Quand vous traduisez un livre sur la couleur, ça peut vous don­ner quelques cheveux blancs… Free­man con­sacre d’ailleurs quelques pages au vocab­u­laire et à ses vari­a­tions d’un pays à l’autre, avec le fameux exem­ple du céladon dont la teinte et la lumi­nosité vari­ent spec­tac­u­laire­ment sans que la couleur change de&nbsp;nom.</p>
<p>C’est donc une somme d’ex­pli­ca­tions et de con­seils très var­iés que Free­man nous pro­pose, et je ne suis pas loin de penser que ce vol­ume est celui des qua­tre traduits à ce jour<span id="easy-footnote-6-8923" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://photo.h26.me/2023/10/03/achetez-mon-livre-couleurs-et-ambiances/#easy-footnote-bottom-6-8923" title="Oui je tease déjà le prochain."><sup>6</sup></a></span> qui a le plus de chances de vous appren­dre des choses sur votre per­cep­tion et sur ses appli­ca­tions en photographie.</p>
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					<item>
						<title>Achetez mon livre : Photo au smartphone — 52&#160;défis</title>
						<link>https://photo.h26.me/2023/09/20/achetez-mon-livre-photo-au-smartphone-52-defis/</link>
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						<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 11:12:09 +0000</pubDate>
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								<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[52 défis]]></category>
		<category><![CDATA[Eyrolles]]></category>

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								<title>Photo au smartphone - 52 défis, par Jack Hollingsworth</title>
								<link>https://photo.h26.me/2023/09/20/achetez-mon-livre-photo-au-smartphone-52-defis/</link>
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												<description><![CDATA[Oui, je sais, je suis à la bourre. La ren­trée a été agitée, que voulez-vous. Votre libraire a donc reçu et mis en ray­on il y a deux semaines un nou­veau 52 défis, comme les précé­dents traduit sur mon clavier&#160;: Pho­to au smart­phone — 52 défis, de Jack Hollingsworth. Vous con­nais­sez main­tenant bien la série [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, je sais, je suis à la bourre. La ren­trée a été agitée, que voulez-vous. Votre libraire a donc reçu et mis en ray­on il y a deux semaines un nou­veau <em>52 défis</em>, comme les précé­dents traduit sur mon clavier&nbsp;: <a href="https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782416012976/photo-au-smartphone-52-defis"><em>Pho­to au smart­phone — 52 défis</em></a>, de Jack Hollingsworth.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782416012976/photo-au-smartphone-52-defis"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-8919 size-full" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/09/52_defis_photo_au_smartphone.jpg?resize=332%2C500&#038;ssl=1" alt="Photo au smartphone - 52 défis, par Jack Hollingsworth" width="332" height="500" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/09/52_defis_photo_au_smartphone.jpg?w=332&amp;ssl=1 332w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/09/52_defis_photo_au_smartphone.jpg?resize=199%2C300&amp;ssl=1 199w" sizes="auto, (max-width: 332px) 100vw, 332px"></a></p>
<p>Vous con­nais­sez main­tenant bien la série <a href="https://photo.h26.me/tag/52-defis/"><em>52 défis</em></a>&nbsp;: celui-ci est le dix­ième. Comme son titre l’indique, il se con­cen­tre sur la prise de vue à l’aide d’un smart­phone. L’au­teur utilise un iPhone (d’ailleurs, son ouvrage s’ap­pelle car­ré­ment <em>52 assign­ments — iPhone pho­tog­ra­phy</em> out­re-Atlan­tique)&nbsp;; mais Eyrolles a souhaité que la ver­sion française vise un peu plus large, ce qui m’arrange vu que mes appareils mobiles sont sous Android. Il n’é­tait évidem­ment pas ques­tion de pass­er sous silence l’équipement de l’au­teur, qui est indiqué dès le tout pre­mier défi, mais juste de véri­fi­er si les actions et les astuces don­nées mar­chaient chez Huawei, Leno­vo ou Sam­sung – pour rester sur ce que je con­nais­sais – et si les appli­ca­tions con­seil­lées exis­taient sous Android, afin de ren­dre le texte plus générique lorsque c’é­tait possible.</p>
<p>Vous pour­riez penser que la pho­to au smart­phone est plus restric­tive qu’avec un vrai appareil, et que ce vol­ume doit être un peu redon­dant avec <a href="https://photo.h26.me/2020/07/04/achetez-mon-livre-photo-instagram-52-defis/"><em>Pho­to Insta­gram — 52 défis</em></a>. Il n’en est rien. C’est en fait l’un des ouvrages les plus touche-à-tout de la série, Hollingsworth util­isant son télé­phone pour n’im­porte quel type de pho­to – paysage, voy­age, vie quo­ti­di­enne, pho­to culi­naire, abstrac­tion graphique, mais aus­si por­trait, action, rue, archi­tec­ture, etc. Il touche la couleur, le noir et blanc, le high-key, le low-key, et même les fauss­es couleurs façon infrarouge. Du coup, il par­le de pho­to au-delà des smart­phones, et cer­tains pas­sages pour­raient tout à fait revenir vous inspir­er un jour où vous vous promènerez avec un hybride plein for­mat et une bat­terie d’objectifs.</p>
<p>Comme les précé­dents, ce dix­ième vol­ume peut donc intéress­er tout un cha­cun. Plus impor­tant, il peut aus­si déco­in­cer ceux qui pensent encore que la pho­to sérieuse (aus­si amu­sante soit-elle) néces­site un appareil pho­to. Le for­mat est tou­jours idéal pour traîn­er au fond d’un sac et se laiss­er picor­er au hasard, et l’im­pres­sion plutôt soignée per­met de voir des nuances assez sub­tiles, mal­gré une trame un poil vis­i­ble dans les tons clairs.</p>
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						<title>Achetez mon livre : Ateliers de street photo</title>
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						<pubDate>Fri, 14 Jul 2023 08:48:06 +0000</pubDate>
						<category><![CDATA[H26]]></category>
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								<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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								<title>Ateliers de street photo, par Brian Lloyd Duckett</title>
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												<description><![CDATA[Si vous avez eu le temps de pass­er en librairie ces cinq dernières semaines, vous êtes peut-être déjà tombé sur Ate­liers de street pho­to, de Bri­an Lloyd Duck­ett. La ver­sion française étant tombée de mon clavier entre deux Free­man et quinze autres boulots, ça fait un moment que je cherche le temps de vous en [&#8230;]]]></description>

																												<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous avez eu le temps de pass­er en librairie ces cinq dernières semaines<span id="easy-footnote-7-8913" class="easy-footnote-margin-adjust"></span><span class="easy-footnote"><a href="https://photo.h26.me/2023/07/14/achetez-mon-livre-ateliers-de-street-photo/#easy-footnote-bottom-7-8913" title="Moi pas, faut que j'aille voir s'il est bien en rayon."><sup>7</sup></a></span>, vous êtes peut-être déjà tombé sur <a href="https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782416012204/ateliers-de-street-photo"><em>Ate­liers de street pho­to</em></a>, de Bri­an Lloyd Duck­ett. La ver­sion française étant tombée de mon clavier entre deux Free­man et quinze autres boulots, ça fait un moment que je cherche le temps de vous en parler.</p>
<p><a href="https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782416012204/ateliers-de-street-photo"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-8914 size-full" title="Ateliers de street photo, par Brian Lloyd Duckett" src="https://i0.wp.com/photo.h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/07/ateliers_street_photo.jpg?resize=622%2C666&#038;ssl=1" alt="Ateliers de street photo, par Brian Lloyd Duckett" width="622" height="666" srcset="https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/07/ateliers_street_photo.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/h26.me/wp-content/uploads/sites/2/2023/07/ateliers_street_photo.jpg?resize=280%2C300&amp;ssl=1 280w" sizes="auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px"></a></p>
<p>Comme son nom l’indique (pour les anglo­phones), cet ouvrage par­le de pho­togra­phie de rue. C’est en fait un peu le grand frère de <a href="https://photo.h26.me/2019/03/07/achetez-mon-livre-street-photo-52-defis/"><em>Street pho­to — 52 défis</em></a>, paru il y a qua­tre ans et déjà écrit par Bri­an. Moins “la tête dans le guidon”, moins “une page, un sujet”, il a cette fois pu prof­iter de plus d’e­space pour pren­dre du recul et traiter son sujet plus glob­ale­ment. Il com­mence ain­si par deux chapitres essen­tiels, qui man­quaient (for­cé­ment) au <a href="https://photo.h26.me/tag/52-defis/"><em>52 défis</em></a>&nbsp;: une réflex­ion sur la nature de la pho­togra­phie de rue, son his­toire, ses évo­lu­tions, ses styles.</p>
<p>Con­traire­ment à ce que son titre pour­rait laiss­er crain­dre, il ne se lim­ite donc pas à des ate­liers pra­tiques. Ceux-ci sont cepen­dant présents&nbsp;: vous serez ain­si invité au fil des pages à créer un pro­jet – une série soigneuse­ment triée et traitée pour for­mer un ensem­ble cohérent –, à dépass­er votre peur des réac­tions des gens, à tra­vailler dif­férents styles et dif­férentes tech­niques, etc.</p>
<p>Sans être révo­lu­tion­naire, Duck­ett pro­pose donc ici un aperçu assez com­plet et équili­bré de la pho­to de rue, mal­gré un texte par­fois un poil dense. Si vous vous intéressez à celle-ci, ou si vous êtes plutôt con­cen­tré sur d’autres gen­res et envis­agez d’es­say­er de shoot­er la ville, c’est donc un bon out­il, assez var­ié, qui pour­ra nour­rir votre réflexion.</p>
<p>La réal­i­sa­tion est con­forme aux stan­dards actuels d’Ey­rolles&nbsp;: les huit cahiers sont col­lés sur une cou­ver­ture sou­ple, le papi­er sat­iné est agréable, les pho­tos sont générale­ment bien ren­dues mal­gré une trame légère­ment vis­i­ble sur cer­tains tons clairs. Les fans de noir et blanc regret­teront peut-être une den­sité max­i­male per­fectible sur les clichés mono­chromes, mais je suis peut-être hyper­sen­si­ble là-dessus vu que je viens de me faire 170 pages de bouquin dédié au noir et blanc. (Oui, ça c’est du teas­ing. Sor­tie en fin d’an­née ou début&nbsp;2024.)</p>
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